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TABLEAUX DICHOTOMIQUES DES PRINCIPAUX GENRES

et DES PRINCIPALES ESPÈCES DE TUNICIERS

Que l'on peut rencontrer sur les côtes de France.

Cystodites, Drasche 1883.

(Ban Che MESA URL ER AE

Couleur de la colonie : jaune brunâtre..

VLOLEC EGP ANNEE ANS

Cretaceus Dr.

Durus Dr.

Delle Chiajæ D. V.

Distoma, Gærtner 1774

\ lisses. Rangées de trémas à Parois stomacales {

- Colonies noirâtres, non sablonneuses......

à Cotes \ sablonneuses.......

{ trois.

| à plus de trois......... 2 réticulées. — 24 rangées de trémas..

cannelées. — 12 rangées de trémas..

d'unAbrUuNL LE SIN EUR AM EPS SRE

Adriaticum Dr.

Cristallinum Ren.

Mucosum Dr.

Plumbeum D. V.

Costæ D. V.

Rubrum Sav.

Distaplia, Della Valle 1881.

symétrique à colonie formant une croûte.....

SAND ANOISAIISS € SERRES Estomac | asymétrique I s s

5e Famille

a par0is rétiCulées OC EME ACC

Lubrica Dr.

Rosea D. V.

Magnilarva D. V.

: Polyclinidæ, Giard 1872.

AR COUDELLSS ES RE AA CAE RAD PAP ANR ECTS CO EE ASE { Estomac à parois NON NS SES EMA le RURN sent A AE AUS 2 { Papilles/{branchial ess tn Rene MR Rs AA PAR TN ES RAR PR Glossophorum 2 Mtntes NEtO TUE 0 MEUANE AN LIRE AE RER AE RCE Rte AN NU Polyciinum | Pas de papes IMntestinmonitordue eMMPPeRRANE MAR DTA BITES Aplidiopsis | plus court que le corps. — £stomac Cannele APN UE AR UE CN Aplidium. | étries { 6 lobes buccau\...... ..... Amaroucium 2 cannelé, | ï 8 lobes bucaux....... ss S. G. Parascidium Stolon plus long. / Cœnobies } TR ARR RONONES MUC AUX ANR Circinalium généralement | Estomac | nulles ou isolées Globes bucaux PROS S. G. Morchelliopsis = aréolé } $ lobes buccaux. Canobies simples... Synoïcum

1 8 lobes buccaux. Canobies composées. ...... S. G. Morchellium

Glossophorum, Lahille .1886.

Colonres ellipsoïdales =#32 filets tentaculaires. "Te Sabulosum Giard. Crustacées=mMobtletsitentaculaires EPA P MERE SEEN Humile Lah. Polyclinum, Savigny 1816.

Colonies d’un vert olive, ni sablonneuses, ni gélatineuses,............................ lFicus Say. Aplidiopsis, Lahille 1887.

Lrémas bien développés Bstomac globulaire CRE R PRA CR ON ME OCR .... Vitreus Lah.

Aplidium, Savigny 1816.

À Gronlore IMÉMANNONIEURS 0 600be0 deu doocosscno de ado actu ene 1 OrificercloacalANlanEU ttes ARR ANNEE ANNEE ALES UN LT EE re ete A 2 Es (ON TON TER a NES EE PE A ER PS 3 ; n ablonneuses... Griseum Lal Éeaaneluree on OMESADLONNEUSE SÉPARER SPP EPP PRE l ah. 1 Colonies SaDJONNEUSE SA PAPER EEE AR ES NS Gibbulosum Sav. - DTSM EN IEC RARE TA ARE nt ERA Cœæruleum Lah 10 cannelures ou davantage. Branchie ? PÈRE £ à : ss CU Minonipiementee PEACE EEP ER PERTE EEE EN Zostericola Giard. Æcannelures-Apas{dertachesipigmentaites dorsale ee PE e CE CCR Lobatum Saw. ” | 40 cannelures incomplètes.....,..... AD GUETTA RDS el or Fallax John. 3 coloniesisablonneuses #BranchieMnon pismentée EMTEC LR EN E ER ENT Asperum Dr. colonies non sablonneuses. Branchie pigmentée.............4..........1..1..... Pellucidum Dr.

Amaroucium, Milne-Edwards 1816.

{ simples, REUÈRS, & peu initie oo scodoescoocccarerdacoobensetone Nordmani M.-Edw. Qrnotes | irrégulières, à nombreux individus. Estomac cu LA AE CAL EN US à took Codlenr Denon ae eee Do Albicans M.-Edw. à S'ÉROUGE LUBES EE CEE PE REIN > T.-Edw 1. non Hhlonnisos Jaunes, rougeàtres D à Proliferum M.-Edw. Languette / simple ROSE ro ons ooaodseosso tee sboedepese ao Roseum D. V. daale Connie DRUMCIANMOUMONANTÉ ESA PAEEMEREPERE Aureum M.-Edw. sablonneuses TA E SAME AA AT AR A RAENe LUE IES ete Densum Giard. î PRUMMOUSEISONbrE RE ANNEE PEER RUN Fuscum Dr. o HOMÉRAENES neo a de na seépoecocceséoboosobeosaduo une Cristallinum Ren. Colomes Hblanchesopaques eereEECEEE EPP EEE PRE RPC CEE PERTE ER CEC EEE CE Lacteum Dr. HTOUreS Oran e Ces VI Eee Re ANT EN ANA NET 090000000000 DD Conicum Oliv.

Parascidium, Milue-Edwards 1842.

( cannelé — 12-13 R. T.................. SOS Elegans Giard. Points pigmentés absents Bsiomes | pseudo-aréolé 18-20 R. T...................... Areolatum D. Ch. présents. Cormus rosé, jaune pâle ou incolore..................... Flavum M.-Edw. Circinalium, Gaiard 1892 (— Sidnyam Sav.).

Individus isolés ou en cœnobies sim ples et isolés.......................... 06080060 0 . Concrescens Giard. Morchelliopsis, Lahille 1890.

Colonies très longuement pédiculés, transparentes. Viscères jaunes. ............... .... Pleyberianus Lah. Morchellium, Giard 1892.

Colonies pédiculées, parfois flabelliformes, parfois sessiles.......... Const SE Re Argus M.-Edw. 2e Sous-ordre : PHLEBOBRANCHIATA Are Famille : Gionidæ, LAHILLE 1887.

réunis sur une Masse COMMUNE. ................ nt one on Tee AU Diazona Individus | jibres | COS non ÉtAmAlée couv dcoaucceccoocoboeocobpodacebse-pe eee Giona corps fortement ‘étranglé DE LR A ES A NT AE IET LINE ÉMIS D ÉIEIDtR Rhopalona

Diazona, Savigny 1816.

Il n'existe qu’une seule espèce : D. Violacea et deux. variétés qu'on peut distinguer ainsi : Intacta Lah.

ts TON DAMES, coococaobobboocosborococdoopbpesoceoe-deebeocHeuoerone ta Individus u t (Mpas detcercleslautourndesitubes "PC E EE CREREER CR Hebridica F. et G. pigmentés | cercles blanes autour des tubes............................ Violacea Say. Rhopalana, Philippi 1842.

: Robes tOrticercloacal AIG ER ER EEE EEE EECE EE EE CEE Neopolitana Phil. Onifeeuccalià Gloss Ones concile 198 0e shot ateo tee duesadobebbooraooc Cerberiana Lah. Ciona, Fleming 1828 Côtes { absentes. Tunique lisse............................................ Roulii Lah. intermédiaires : Lors 1 RON T0 02 0; 07Emillime tres ÉCRAN EE EURE Savignyi Herd. de 2° ordre | PER EESS LOMME GI GOTÉE 008 02 MTIInre PES EPPÉE RES ERRE ES Intestinalis Lin.

La deuxième espèce présente quatre variétés suivant que l'individu se trouve fixé par : ) MouteCO es auChEAUICORPS PRE PESTE EPP EEE PETER ELEC EECCECAE TETE TE CLE ET CECE Edwardsi Roub. Fascicularis Hanc.

Des stolons postérieurs. ....... Ha Goo ba HA nee po NADINE CE do 00b DEMO EAPHIE DetcouriesUIIos té SAR NO PT CE SL CC DC CCICLLOEE ET CCC 6 Fe Aa VASE ESS RENE UN 2 A DIR DATA ASS acrosiphonica Roul. { un üers de la longueur totale... siphonic 1. poneneur tube ‘ un cinquième à UN SiXIÈME...............-................. Intestinalis Lin. DURE CEE | un Septemee ere REC CECILE teste Canina O. F. M.

48 LE NATURALISTE 2 Famille : Ascididæ, LAHILLE 1887.

(SR AE A HACAUE e : A eu non ADR ARRAOIE © 2 00 cc te Perophora Individus | "ÉUnIS par des stolons, fort petite taille AGIR LT: Ne à Perophoropsis isolés grande taille..... SAR 1 nue NE Ne PREND ve En 1 Opercule/recouvranteles once sep PME EC AREA EURE RER ea dt bel Rhodosoma 1 {pas d'opercule. | droite. Organe pleuralet ganglion DRICEneS HAN NT RARE Fneus è DÉS a dt MANONEUER EE Er Sembes | TECOUTDEC ASS A IDASE ENS mens it AMAR SERRES en AA PR Sn ES Phallusia Perophora, Wiegman, 1835.

“batlanguettestsimples etlarrondies ee PP CRM ERNRENNAENNRANs Listeri Wieg. Branche ere longitudinaux souvent rudimentaires......................... .... Banyulensis Lah.

Perophoropsis, Lahille 1886.

Orifice buccal à 12 lobes, orifice cloacal à 6..............

Herdmanni Lah.

Rhodosoma, Ehrenberg 1828.

Une seule espèce dans la Méditerranée... :

UnerseuleNespece RU ERREUR

(munie defpapilles, FEES RTL NU Benne | sans papilles. Corps cylindrique ou ellipsoïdal { fixé par une petite surface postérieure. ..............

| fixé par une large surface du côté gauche... ...........

Callense Lac. Duth.

Mamillata Cuv.

Venosa O. F, M.

Aspersa O. F. M.

Scabra O. F. M.

Ascidia, Linné 1767.

entièrement recouverte de sable. Tubes très longs................ ........ Involuta Hell. Tuni GA , ; : i A6 | non entièrement sablonneuse. Branchie | 0" eau cn SEINENQNS Ve

1 | légèrement. Orifices

gaufrée { au centre de la surface supérieure......... IMsunHe cote tdorsa lee RERAEeS fortement. Sinus présentant des papilles. ..::........

Aspera Hell.

Muricata Hell.

Mentula O. F. M.

Pour la détermination des autres ascidies, des Cynthies et des Molgules, on consultera avec fruit les mémoires

d'Herdmann, Transtadt et de Lacaze-Duthiers.

(4 suivre.)

F. LAHILLE, Docteur ès sciences naturelles.

IDENTIFICATION DE QUELQUES OISEAUX REPRÉSENTÉS SUR LES MONUMENTS PHARAONIQUES

LE PLUVIER DE MONGOLIE. — Charadrius Mongolicus. Pallas. — Sa longueur totale est de 29 centimètres. Les Égyptiens du Moyen-Embpire l’ont, sous le nomde daguit, représenté à Beni-Hassan (fig. 1). C’est une espèce de Asie centrale, dont l'aire de dispersion s'étend sur l'Inde, le Thibet, la Mongolie, le nord de la Chine, les Philippines, les îles de la Sonde et l’Australie (1). D'après Tristram (2) on le rencontre,pendant l’hiver,en Palestine, sur le rivage de la mer Rouge et le long des côtes de l'Afrique orientale, Sa présence a également été signalée dans le Kordofan.’ En été, cet échassier a toute la partie supérieure brune à reflets légèrement verdâtres, le des-sous du corps est d’un blanc pur, ainsi que le front et le dessus de l’œil ; un large plastron de plumes rougeâtres entoure sa poitrine, le bec est noir, l'iris brun, les pattes d’un brun olivâtre.

L'aile pliée égale presque la longueur de la queue.

(1) Tu. vox Heuerix. Ornithologie Nordost-Afrikas, II° vol, : p. 1023. —Temunex, Manuel d’Ornithologie, IVe partie, p. 355; Pluvier à plastron roux, Charadrius pyrrhothorax. — Gourr. The Birds of Europe, vol. IV, pl. 229. Charadrius pyrrhothorax; The Birds of Australia, vol. VI, pl. 19. Hialiculainornata.

(2) Tristan. The launa and Flora of Palestine, p. 129.

Si l’on tient compte des conventions admises chez les peintres égyptiens, leur image du daguit rappellera fort bien le Pluvier de Mongolie; ils ont traité en vert, couleur du reflet, les ailes et les pieds; en blanc, toute la partie inférieure; la large bande rouge et les autres détails sont aussi facilement reconnaissables. La seule anomalie qu’on y puisse relever est la présence d'un pouce, assez développé, qui n'existe pas dans l'oiseau vivant.

I1 faut donc, je crois, dans cette figure, reconnaitre une interprétation, stylisée, du Pluvier de Mongolie en parure d'été, puisqu’en hiver les teintes sont plus pâles et que le collier rouge n'existe pas ; mais, alors, n’est-on pas autorisé à croire que, dans l’antiquité pharaonique, cet oiseau fréquentait, accidentellement, l'Égypte durant la saison chaude?

L'auteur de cette peinture, pleine d'élégance et très harmonieuse, semble le donner à entendre, puisque,pour attirer sur son sujet une attention plus soutenue, il a écrit au dessus : « Daguit-ran-ef » (1). Insistance inutile,

(4) Daguit est son nom. On trouve quelquefois la même formule à la suite du nom d’un chien sur lequel on veut, plus spécialement, attirer l'attention. (Voir CnampozrtoN, Monuments, etc., t. IV, pl. 426, fig. 4).

si ce pluvier avait été commun dans le pays et connu de tous.

Peut-être pourrait-on aussi voir dans le daguit une reproduction du Guignard asiatique, Charadrius asiaticus

polyte-Boussac del

Fig. 1. — Le Pluvier de Mongolie.

Pallas, assez semblable au mongolicus et fréquentant les mêmes régions à l’ouest de l'Asie; mais cette espèce change également de parure suivant les saisons (1).

La CORNEILLE À SCAPULAIRE BLANC. Corvus scapulalus, Daud. — Cet oiseau d'Afrique a la tête, le manteau, la queue et l'abdomen d’un noir lustré, à reflets bleuâtres. Des plumes blanches entourent le cou d’un large collier et se développent en plastron sur la poitrine. Les yeux sont d’un brun noisette, les jambes verdâtres, le bec et es ongles noirs. L’aile pliée égale presque la longueur de la queue (2).

Les Égyptiens connaissaient ce corocirostre sous le nom de Bedou. Ils en ont laissé, à Beni-Hassan, une esquisse habilement enlevée au trait, sur fond blanc (fig. 2). Le pouce manque et le cellier est représenté par un ruban rouge, couleur des lignes qui délimitent le contour. En dehors de cette singularité, les autres détails de cette figure sont conformes aux parties correspon- ‘dantes de l'oiseau vivant. Si une cause ignorée de nous a empêché le peintre pharaonique de pousser plus loin son étude, celle-ci est, dans tous les cas, suffisamment caractérisée pour qu’on puisse en établir l'identification.

Buffon a décrit cet individu sous le nom de Corneille du Sénégal, mais l'image dont il accompagne son texte (3), assez juste comme couleur, offre, peut-être, dans sa forme, moins de fidélité que l’esquisse égyptienne.

La Corneille à scapulaire blanc mesure 30 centimètres de longueur totale. Elle est très répandue au Sénégal, en Abyssinie et dans toute l'Afrique équatoriale. On la rencontre également dans quelques contrées de l’Asie,

(4) Pour la figure de cet oïseau voir: Harrwc. The Ibis, vol. VI, 1870, p. 202. pl. V. — Dresser. À History of the Birds of Europe, vol. VII, p. 480, pl. 522.

(2) Levarcranr. Hist. nat. des oiseaux d'Afrique. t. II, pl. 53.

(3) Hist. nal. des oiseaux. PI. enlum. IIT, n° 327.

telles que la Chine, la Daourie, la Mongolie (1). C’est l’espèce la plus abondamment multipliée depuis la’ baie de Falso jusque chez les Grands-Namakois, d’un côté, et les Caffres de l’autre. Il n’y a pas une habitation, pas une horde sauvage où elle n'ait établi domicile, vivant presque à l'état de domesticité. Fréquemment mêlée à des vols de corbeaux, elle vient dévorer les charognes jusqu'aux portes des boucheries de la ville,

Perchés sur le dos des grands animaux et du bétail,

Fippolyte-Boussec del

Fig. 2. — La Corneille à scapulaire blanc,

ces corvidés les débarrassent des parasites de toute orte qui s’attachent à leur pelage. Aussi sont-ils forts révérés des Hottentots et des colons du Cap, pour les services qu'ils rendent à leurs troupeaux.

Dans ses voyages, Levaillant dut, plus d’une fois, la conservation de ses attelages à ces bandes de Corneilles qui donnaient la chasse aux poux de bois dont ses bœufs étaient couverts ; sans leur secours, il les aurait, en mainte occasion, tous perdus infailliblement.

Ces oiseaux construisent leur nid dans les arbres ou dans les buissons les plus feuillus; la ponte est de cinq ou six œufs d’un vert pâle tacheté de brun (2).

P. HIPPOLYTE BOUSSAC

LA SAPERDA PRAEUSTA

Dans la liste assez longue des coléoptères nuisibles aux cerisiers, pêchers, pruniers et abricotiers, on voit figurer la Saperda praeusta ou Polyopsia praeusta connue également sous les noms de Tetrops praeusta et de Leptura praeusta.

Voici la description de la larve, de la nymphe et de l'insecte parfait, puis ses mœurs et moyens de destruction.

La larve de la Saperda praeusta mesure généralement de 3 à6 millimètres de longueur. De coloration blanche, elle est médiocrement renflée en avant, revêtue de poils fins et blanchâtres et complètement apode.

Sa tête et les organes de sa bouche, dit Perris, sont comme ceux de la larve d'Anaesthetis, avec cette diffé-

(1) Vrerzror. Nouveau dictionnaire d'Hist. nat., t. VIII,

(2) Levarcranr. Jisl. nal. des oiseaux d'Afrique,

2) texte

ln 6e IT, p 12°

rence que le bord antérieur est visiblement et largement !

échancré et que les angles sont plus arrondis.

Ses antennes sont très courtes, formées de quatre articles, plus un très petit article supplémentaire.

Prothorax s’élargissant sensiblement d'avant en arrière et très finement striolé sur la plaque métaprothoracique.

Abdomen de neuf segments, plus le mamelon anal, les sept premiers pourvus, tant sur le dos que sur la face ventrale, d’une ampoule ambulatoire, ornée de deux séries transversales de tubercules disposées sur des lignes un peu différemment arquées ; ces tubercules sont moins saillants et, sur la face ventrale de l’abdomen, la série antérieure de chaque ampoule est beaucoup moins apparente et souvent obsolète.

La nymphe de la Saperda praeusta présente les caractères suivants : sur chacune de ses mandibules on distingue deux soies roussâtres très fines, six sur l’épistome deux groupes sur le front, un groupe transversal arqué sur le prothorax, deux autres très séparés sur le mésothorax et le métathorax. Enfin sur le dos six premiers segments abdominaux onen voit six très distinctes et dirigées en arrière ; toutes ces soies sont bulbeuses à la base.

Au bord postérieur du septième segment, sont placées deux à deux, sur deux mamelons, quatre épines verticales et subcornées.

À l'état d'insecte parfait la Saperda praeusta est longue de 3 à 5 millimètres. Sa tête est noire, couverte de poils cendrés ; au dessous de celle-ci on aperçoit des cils rares et courts.

Son corselet est court, avec une ligne longitudinale et un sillon transversal bien marqués ; élytres ponctuées d’un jaune livide et noires à leur extrémité.

Le dessus du corps est noir et luisant. Les pattes testacées avec les cuisses postérieures plus ou moins noires.

Ce petit coléoptère fait son apparition dès les premiers jours du printemps.

Quoique assez répandu dans toute la France, dit M. Géhin, je ne l'ai rencontré qu’une fois, en 1854, sur un poirier.

La larve, selon Mulsant, doit vivre dans les jeunes pousses de plusieurs arbres et notamment dans celles du chêne, du charme et du poirier,

Perris dit qu’il ne l’a observée que dans le pommier, l’aubépine et le rosier et qu’il ne l’a trouvée que dans le menu bois.

Les dégâts de cet insecte ne m'ont pas encore, quant à présent, été signalés comme étant très graves, mais on peut cependant le considérer comme nuisible et par conséquent on devra le détruire.

Nous avons vu plus haut qu'il fait son apparition au printemps: la taille des arbres, à cette époque, ne pourra être que tres préjudiciable à sa multiplication, mais je recommanderai de ne pas faire, comme malheureusement on le fait trop souvent, des fagots avec les bran ches coupées que l’on conserve ainsi plus ou moins longtemp ce qui n'empêche pas les métamorphoses de l'insecte ; on devra au contraire brüler, avec le plus grand soin et immédiatement après la taille, toutes les branches qu’on aura coupées.

PAUL NoEL.

ACADÉMIE DES SCIENCES

Sur les débuts du développement de la plante vivace comparés à ceux de la plante annuelle. Note de M. G. Anoré, présentée par M. ARrmanD GAUTIER.

L'évolution d’une plante vivace, dans la première année de sa végétation, présente quelques particularités remarquables tant au point de vue du rapport existant entre le poids de ses divers organes comparés à ceux de la plante annuelle qu’au point de vue de la distribution des matières salines contenues, dans ces organes. L'auteur a pris comme type de plantes vivaces le noyer, à racine pivotante, et le marronnier d'Inde dont la racine est fasciculée.

Chez la plante annuelle, le poids de la matière sèche de la racine dans le jeune âge est relativement élevé; il représente souvent le dixième de celui de la plante totale. Ce poids diminue dans la suite: à la fin de la végétation, le poids sec de cette racine ne représente plus que 5 et même 3 % du poids de la plante totale sèche. La prédominance du poids de la racine dans les premiers mois du développement de la plante vivace est incomparablement plus accusé que chez la plante annuelle.

La distribution de la matière minérale est très différente chez les deux végétaux précédents et chez les plantes annuelles : alors que chez celles-ci le rapport entre le poids des cendres de la racine et celui des organes aériens est, au début de la végétation et avant floraison, compris entre 1/16 et 1/15e en général, on a dans le cas du noyer et du marronnier, aux époques précédemment indiquées, les rapports beaucoup plus élevés variant entre 13 et 1/2.

En ce qui regarde l’acide phosphorique en particulier, on trouve toujours dans la racine des poids élevés de cette substance à tous les moments de la végétation.

Cette teneur élevée est comparable à la teneur en acide phosphorique de la graine elle-même qui, chez le marronnier, atteint 28,63 % du poids des cendres.

L’acide phosphorique, pris aux cotylédons d’abord, au sol ensuite, s'emmagasine donc en quantités considérables dans la racine et dans la tige dès la première année de la végétation.

Si l’acide phosphorique continue à monter du sol dans la racine, puis dans la tige, jusqu’à la fin de la période active de la végétation, une partie de celui que les feuilles ontemmagasiné émigre, dans la tige, avant leur chute. Cette migration a toujours lieu en fin de végétation chez la plante annuelle.

Cet emmagasinement des substances. salines est une conséquence de la prépondérance du poids de la racine et de la tige aux débuts de l’existence de ces plantes vivaces.

Une plante vivace se ‘comporte donc, dans la première et la deuxième année de sa végétation, comme une plante annuelle qui n’a pas atteint le début de sa floraison. Mais le poids absolu de la racine de la plante vivace est beaucoup plus considérable. Les réserves minérales sont très notables, surtout pour la racine; cela tient à la non-utilisation actuelle de ces réserves, l'acide phosphorique étant, parmi les éléments minéraux, celui qui émigre le plus abondamment dans les périodes ultérieures de la végétation.

Sur la présence de l'urée chez quelques champignons supérieurs. Note de MM. A. Gonis et M. Maseré, présentée par M. Guicnann.

Sans aller jusqu'à affirmer l'existence normale de l’urée chez certains champignons, il a été possible d’en constater la présence d’une façon très nette chez le Psalliola campestris et de l’isoler de ces végétaux. Ce produit a pu résulter dans l'individu vivant du jeu normal des phénomènes de nutrition, où bien se former pendant les manipulations des recherches. De nouvelles expériences sont necessaires pour trancher cette question. Quoi qu'il en soit, le fait est intéressant dans l’une comme dans l’autre hypothèse. Il permet, dans les deux cas, de supposer qu’il existe, ch quelques champignons, une substance azotée capable de donner de l’urée parmi ses produits de décomposition.

Définition stratigraphique de l'étage sicilien. Note de M. Maurice GiGNoux.

L'étage sicilien était, jusqu’à présent, caractérisé seulement au point de vue paléontologique par l'apparition d'espèces septentrionales dites Immigrés du Nord. L'auteur s’est proposé dans

cette note de rechercher si cet étage pouvait, indépendamment de sa faune, être caractérisé au point de vue stratigraphique. Le type du Sicilien ayant été pris à Palerme, c'est là que l'auteur est allé létudier :

Les formations de Palerme appartiennent à un cycle sédimentaire distinct de celui du Pliocène et méritent à ce titre d’ètre gardées comme type d’un éfage sicilien bien caractérisé.

Par ce fait même, il est naturel de rattacher l'étage sicilien au quaternaire, dont il marquerait la phase initiale, ou premier cycle sédimentaire élémentaire.

A Palerme et sur la côte nord de la Sicile, la plaine côtière du Sicilien se retrouve à une altitude constante de 80 à 100 mètres.

Découverte d'un squelette humain moustérien à la Chapelle-aux-Saints (Corrèze) Note de MM. A. et J. Bouyssonis et L. Banpou, présentée par M. Enmonp PERRIER.

Dans un précédent numéro, nous avons déjà relaté à nos lecteurs la communication à l’Académie des Sciences faite par M. Boule sur les restes d’un squelette humain du Pléistocène moyen. Dans cette note les auteurs résument dans quelles circonstances cette découverte a été faite :

C'est dans une bouffia (nom patois de grotte), située sur la commune de La Chappelle-aux-Saints (Corrèze), dans la vallée d’un petit affluent de la Dordogne. Cette grotte est un couloir très bas et sinueux qui s'enfonce dans un calcaire liasique cargneuliforme,. Elle contenait un gisement archéologique moustérien, découvert en 1905, et que les auteurs ont entièrement fouillé, qui s’étalait largement sur le talus précédant l'ouverture, et pénétrait à près de 6 mètres à l’intérieur. La, recouverte de terre meuble et de débris modernes, la couche s’étendait directement sur le sol de la grotte vierge de tout remaniement. Elle était épaisse en général de 30 à 40 centimètres, mais atteignait près du double sur l'emplacement d'une fosse.

Une fosse était creusée. en effet, dans le -sol, à 3 mètres environ de l’entrée, vers le milieu du couloir. De forme à peu près rectangulaire, elle avait comme dimensions 1 m. 40 sur 0 m. 85 environ, avec 0 m. 30 de profondeur.

C’est là que gisait le squelette humain, étendu sur le des, orienté E.-O., la tête à l'Ouest relevée contre le bord de la fosse et calée par quelques pierres, le bras droit replié de manière à ramener la main vers la figure, le bras gauche à peu près étendu, les jambes repliées ; au-dessus de la tête il y avait plusieurs grands fragments d’os posés à plat, et au voisinage, l'extrémité d’une patte postérieure d’un grand Bovidé avec plusieurs os en connexion.

Au-dessus et autour, le gisement archéologique était riche en os brisés, ainsi qu’en outils de silex jaspoïdes et de quartz.

Il n'y avait pas de foyers proprement dits.

L'outillage est du beau et pur Moustérien, caractérisé par des racloirs abondants, des pointes en nombre moindre et d’autres outils variés. L’absence presque totale de pièces amygdaloïdes (coups de poing), la présence de formes aurignaciennes naissantes indiquent un Moustérien supérieur. Il n’y avait pas un seul os utilisé (comme ceux de la Quina ou de Petit-Puymoyen, en Charente).

La faune qui accompagnait l'outillage comprenait le Renne, Cervus larandus, très abondant ; un grand Bovidé, abondant; le cheval, Equus caballus, rare; quelques débris de blaireau, renard, ovidé, ou capridé, oiseaux.

Une anfractuosité de rocher, voisine de la Bouffiä, a donné quelques débris, parmi lesquels M. Harlé à reconnu Hyœna spælea (canines). :

Ainsi se trouve bien établie la contemporanéité du squelette avec une faune froide. ?

En résume’ :

io L'homme de la Bouffia Ce La Chapelle-aux-Saints est incontestablement de l’époque moustérienne.

20 Il à été intentionnellement enseveli.

30 On peut vraisemblablement croire que la Bouffia était non un lieu d'habitation, mais un tombeau où se sont donnés d'assez nombreux repas funéraires.

4° Cette découverte, s’ajoutant à celle plus récente de M. Hauser, au Moustier même, donne de précieuses indications sur la race humaine qui habitait notre région du Centre-Sud-Ouest à l’époque moustérienne,

FAN ERESRARRRRERRRE EEE

NOS CHAMPIGNONS

Marasme brülant (Marasmius urens), suspect.

— d'Oreade (Marasmius oreades), comest.

— poireau (Marasmius prasiosmus), comest.

Menotte (Clavarius flava), comest; (Clavaria formosa), comest.; (Clavaria cinerea), comest.

Mérigoule (Morchella esculenta), comest.

Meunier (Clitopilus prunulus), comest.

Michotte (Bolelus edulis), comest.

Miquemot (Boletus edulis), comest.

Mirgoule (Morchella esculenta), comest.

Misseron (Tricholoma Georgii), comest.; (Psalliota campestris), comest.

Missie (Amanita rubescens), comest.

Missol (Boletus edulis), comest.

Moissin roux (Hydnum repandum), comest.

Mol (Boletus edulis), comest.

Morchelon (Morchella esculenta), comest.

Morille aiguë (Morchella acuminata), comest.

— à pied ridé (Morchella rimosipes), comest.

— comestible (Morchella esculenta), comest.

Mort de Red (Lepiota procera), comest.

Morton (Lactarius torminosus), suspect.

Mouceron (Clitopilus prunulus), comest.

Mouiliet (Boletus edulis), comest.

Mourille (Morchella esculenta), comest.

Mourillo (Morcella esculenta). comest.

Moussairigo (Tricholoma Georgii), comest.

Moussairosa (Tricholoma Georgii), comest.

Moussairou (Tricholoma Georgii), comest.

Moussar (Lepiota procera), comest.; (Boletus edulis), comest.

Mousseline ([antharellus cibarius), comest.

Mousseron (Clitocybe geotropa), comest.; (Tricholoma Georgii), comest. ; (Clifopilus prunulus), comest.

Mousseron blanc (Tricholoma Georgü), comest.

— d’Armas (Marasmius oreades), comest.

— d'automne (Marasmius oreades), comest;

(Clopitilus prunulus), comest.

Mousseron de Dieppe (Marasmius oreades), comest.

— des haies (Entoloma clypeatum\, comest.

— . de Provence (Tricholoma Georgü), comest.

— godaille (Marasmius oreades), comest.

— pied dur (Marasmius oreades), comest.

— vrai (Tricholoma Georgii), comest.

Mouton (Lactarius torminosus), suspect; (Hydnum repandum), comest.

Mouton zoné (Lactarius torminosus). suspect.

Mujols (Amanita cϾsarea), comest.

Musseron (Hygrophorus pudorinus), comest,.

Mycène à casque (Mycena galericulata), comest.

— denticulé (Mycena denticulata), suspect.

— pur (Mycena pura), suspect.

— strié (Mycena polygramma), suspect.

Myulo blanco (Amanita ovoideu), comest. 5 Naucorie semi orbiculaire (Naucoria semi orbicularis)? Nébuleux (Clitocybe nebularis), comest.

Négret (Pleurotus ostreatus), comest.

Nez de chat (Lepiota procera), comest.

Nissoulous (Boletus edulis), comest.

Nogret (Pleurotus ostreutus), comest. Noiret (Pleurotus ostreatus), comest.

Nolanèée mamelonnée (Nolanea mammosa) ?

Nonnette (Boletus granulatus), comest.

Nouret (Pleurotus ostreatus), comest.

Nyctalis (Nyctalis asterophora)?

Oignon de loup (Boletus luridus), comest.

Ombrella (Lepiota procera), comest.

Orange (Lactarius deliciosus), comest.

Orangé (Lartarius deliciosus), comest.

Oreille (Peziza acetabalum), comest.

— de chardon (Plurotus Eryngü), comest.

— de lièvre (Cantharellus cibarius), comest.

— d’orme (Pleurotus ostreatus), comest.

— de nouret (Pleurotus ostreatus), comest.

— de noyer (Pleurotus ostreatus), comest.

— d’olivier (Pleurotus olearius), vénén.

Oreillette (Pleurotus Eryngü), comest.; (Peziza acela-

bulum), comest.

Oriol (Amanila cæsarea), comest.

— cougoumèle (Amaniti ovoidea), comest.

— fol (Amanila muscarin), comest.

Oronge (Amanila cæsarea) comest.

— blanche (Amanita ovoidra), comest.

— ciguë blanche (Amanita verna), vénén.

— ciguë verte (Amanita phalloides), vénén.

— citrine (Amañita cilrina), vénén.

— printanière (Amanila verna), vénén.

Oulouméro (Pholiota ægerita), comest.

Oumbrello (Lepiota procera), comest.

Ounegal (Amanita cœsarea), comest.

Ourangeada (Amanita cæsarea), comest.

Ourinerados (Pleurotus ulmurius), comest.

Padré (Lepiota procera), comest.

Palombette (Russula virescens), comest.

Palomet (Russula virescens), comest.

Paloumé (Russula virescens), comest.

Paloumetto (Russula virescens), comest.

Pane stiptique (Panus stipticus), suspect.

Panicaut (Pleurotus Eryngtü), comest.

Panichaou (Pleurotus Eryngii), comest.

Panicot (Pleurotus Eryngü), comest.; (Pleurotus ostrealus), comest.

Parasol (Lepiota procera), comest.

Parfumé Clitocybe suaveolens:, comest

Paturon (Psalliota campestris), comest.

Paumelle (Lepiota procera), comest.

Paxille velouté noir (Paxillus atrotomentosus), comest.

— émoulé (Paxillus involutus), comest.

Pebré (Lactarius piperatus). comest.

Pebretta (Lactarius piperutus), comest.

Peboulado (Collybia fusipes), comest.

Penchenilia (Hydnum erinaceum), comest.

Penchenille (Hydnum repandum), comest.

Penchenilio Hydnum imbricatum), comest.

Penchiuado (Lepiota procera), comest.

Perpignan (Armillaria mellea), comest.

Petit gris (Clitocybe nebulu is\, suspect.

— d'automne (Tricholoma portentosum), comest. Petit pied bleu (Tricholoma nudum), comest.

Peullarg (Amanita citrina), vénén.

Peuplière (Tricholoma striatum), comest.

Pezize à gros pied (Peziza macropus), comest.

— bai brun (Peziza budia), comest.

— blanc noir (Peziza leucomelas)?

— cochenille (Peziza aurantia), comest.

— en coupe (Peziza ucetabulum), comest.

— hémisphértque (Peziza hemispherica)?

— léporine (Peziza leporina), comest.

— en limaçon (Peziza cochleata), comest.

— orangée (Peziza aurantia), comest.

— oreille d'âne (Peziza onotica), comest.

— veinée (Peziza venosa), comest.

— vésiculeux (Peziza vesiculosa), comest,

(A suivre.)

VICTOR DE CLÈVES

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Bibliographie

Tous les ouvrages et mémoires ci-après indiqués peuvent être consultés à la bibliothèque du Muséum d'Histoire naturelle, à Paris.

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