‹ Le NaturalisteChapitre 38 sur 304 · DIMINUTION | DIMINUTION · texte numérisé non relu

DIMINUTION | DIMINUTION

ALTITUDE. | Ex AB Ans) |LEN 51 ANS

L es | a Les Échelets.......... 1.920m {im 54m Montanvertene tenter 1.843m 13%,4 55m Mauvais-Pas ......... 1.705m 192,8 49m Chapeau ere 1.550% 29m5 Tam

On remarque, dans ce tableau, que l’ablation augmente avec l'altitude et que, si l’on veut faire une moyenne, on voit qu'entre les Échelets et le Montanvert l’ablation est de 50 mètres en cinquante ans, sans que, dans cette période, il se soit produit aucun phéomène météorologique important.

Si nous examinons à présent la hauteur que devait avoir le glacier de la Mer de Glace à l’époque glaciaire, nous voyons qu'il devait être de 400 mètres plus haut qu’à l’époque actuelle.

Si nous considérons la diminution de hautcur du glacier de 50 mètres durant la durée d’une vie humaine et cette hauteur de 400 mètres, on se demande si tout ce qui a été dit sur la longueur de l'époque glaciaire n’a pas considérablement été exagéré, et s'il n'y aurait pas lieu de la ramener à de plus justes proportions.

E. MAssaT.

LA MACHOIRE POSSILE DE HELDBLBERG

Il vient d’être fait, aux environs de Heidelberg, une découverte susceptible de modifier nos idées sur l’antiquité de l'espèce humaine et sur ses caractères morphologiques. Nous empruntons les détails suivants à la monographie que M. O. Schætensack a consacré à cette trouvaille, (Der Unterkiefer des Homo heidelbergensis, Leipzig, Engelmann, 1908, in-4°, 67 p., 13 pl.)

Le village de Mauer est situé à 10 kilomètres au sudest de Heidelberg. On y exploite des sables fluviatiles connus depuis longtemps des géologues, à cause de leur richesse en restes fossiles. La succession des couches est la suivante : læss récent 5 m. 74,lœæss ancien 5 m.18, sables de Mauer 14 mètres. C’est près de la base de ce dépôt, soit à 24 m. 10 au-dessous du niveau du sol qu'a été découverte la mâchoire humaine que nous aurons à décrire tout à l'heure.

La faune des sables de Mauer comprend des mollusques terrestres et d’eau douce qui indiquent un régime plus continental que le climat actuel. Parmi les mammifères il convient de citer : Felis leo fossilis, Felis catus, Canis Neschersensis, Ursus arvernensis, Ursus Deningeri, Sus scrofa var. priscus, Cervus latifrons, Cervus elaphus, Cervus capreolus, Bison. Ce dernier se rapproche plutôt de Bison europœus que de Bison priscus. Un cheval conduit par des transitions insensibles de Equus Stenonis, Cocchi, au cheval de Taubach. Rhinoceros etruscus est commun dans les sables de Mauer, comme dans ceux de Mosbach. C’est une forme nettement pliocène. Elephas antiquus a donné des restes abondants. On trouve enfin des os de Castor.

La faune mammalogique de Mauer a les liens les plus étroits avec celle de Mosbach. Toutes deux se rattachent aux forest-beds préglaciaires du Norfolk et au pliocène du sud de l’Europe. C’est surtout Rhinoceros etruscus et le cheval qui sont caractéristiques à ce point de vue. Les autres mammifères appartiennent pour la plupart au début du quaternaire.

Quoi qu'il en soit, le maxillaire de Mauer est le débris humain le plus ancien qu'on ait trouvé jusqu’à ce jour et dont la position stratigraphique ait pu être établie avec précision. M. Schætensack a pris soin de faire marquer sus le terrain, au moyen d’une borne de pierre portant une inscription, l'endroit précis où a été faite cette trouvaille si remarquable.

Les alluvions de Mauer sont constitués par les apports d’un ancien cours du Neckar, qui a déposé tantôt des sables, tantôt des cailloutis où du limon. On ne peut donc $’attendre à y trouver de station préhistorique. Les os y ont été apportés par les eaux et se trouvent dispersés sans ordre. Cependant ils ne proviennent pas de bien loin; car ils né sont pas roulés et il est possible qu'on finisse par mettre à jour une station sur les anciennes rives du cours d’eau. |

La mâchoire humaine a été ‘trouvée à l’occasion des travaux d'exploitation de la sablière, et M. Schætensack en a été prévenu aussitôt et a pu prendre les mesures de préservation nécessaires. Elle se trouvait dans une couche de petits caillous roulés, légèrement soudés par du carbonate de chaux. À son niveau et au-dessus d’elle on à mis à jour des restes des mammifères cités plus

La mâchoire humaine ossile de Heidelberg

baut, et notamment les mâchoires de deux Elephas antiquus.

Déjà remarquable par ses conditions de gisement, ce maxillaire l’est peut-être encore davantage par ses caractères morphologiques. Si on l'avait trouvé dépourvu de dents, on n'aurait pas hésité à le prendre pour une mandibule d'anthropoide. En effet, il n’a pas de menton, son corps est épais et ses branches montantes ont une largeur tout à fait anormale. Cependant c’est bien un maxillaire humain, car les canines ne dépassent pas du tout le niveau des autres dents, et celles-ci ne sont pas plus grandes que les dents de certaines races inférieures actuelles.

Ii y a donc un véritable défaut d'harmonie dans cette pièce : c'est, si l’on veut, une mandibule simienne por-

-tant des dents humaines. Celles-ci sont trop petites pour la mâchoire. Il en est surtout ainsi de la troisième molaire, quoique, à son niveau,la mandibwe présente une épaisseur (0 m. 023) qu'on n’a jamais observée sur une mâchoire humaine.

Quoique les molaires soient très usées, on reconnait cependant qu’elles présentent le type primitif à cinq tubercules. Parmi les races actuelles, ce sont les Australiens qui se rapprochent le plus de ce type. Comme certaines des dents de la mandibule de Mauer sont brisées, on a pu constater que leur cavité pulpaire est grande et ses parois relativement minces. On se serait attendu au contraire d’après la forme massive de l'os.

Ce qui frappe tout d’abord sur cette mandibule, c’est l'absence complète de menton. D'autre part, si on la place sur un plan horizontal, on remarque que les parties latérales du corps de los reposent seules sur ce plan, tandis que le milieu est surélevé de 5 millimètres, Klaatsch a observé cette disposition sur des mâchoires d’Australiens et lui a donnéle nom d’incisure sous-mentale. Le corps de l’os se relie à la branche ascendante par une ligne courbe.

L'échancrure semi-lunaire est à peine marquée, absolument comme chez le cynocéphale. L’apophyse coronoide est obtuse, le condyle présente une surface articulaire très étendue,

Ce qui donne un cachet tout particulier à cette mandibule, c’est, outre l'épaisseur du corps de l'os, la largeur de ses branches ascendantes, qui atteint jusqu’à 0 m. 060 tandis que la moyenne chez les Européens actuels n’est que de 0 m. 037. La hauteur de la branche ascendante. à partir du condyle, est de Om. 066. L'’angle de son bord postérieur avec le bord inférieur du corps de l'os est de 1070. On ne trouve des branches d'une aussi grande largeur relative que chez les Lémuriens fossiles.

La mâchoire de Mauer se rapproche de celle des anthropoïdes par certains de ses caractères, et notamment par la grande largeur de sa branche montante. Cependant les maxillaires des anthropoïdes sont plus longs et plus étroits. Parmi les mâchoires préhistoriques, celles de La Naulette et de Spy ont certains caractères communs avec la mandibule de Mauer. Mais aucune n'a une forme aussi massive.

Au niveau de la symphyse, l'épaisseur de l'os est de 15 millimètres sur la mâchoire de Spy, 17 millimètres sur celle de Mauer. Au niveau du trou mentonnier, on trouve 13 millimètres contre 18, et en arrière des molaires 16 millimètres contre 23,5. L'incisure sous-mentale existe dans les deux mandibules.

0 mo

Par l'ensemble de ses caractères, la mâchoire de Mauer représente un stade ancestral de celle de Spy, et la race à laquelle elle appartient peut être caractérisée comme prénéanderthaloïide. Comme d’autre part elle offre des particularités qu’on ne rencontre pas au même degré chez les singes anthropoides, on peut la considérer comme voisine de la souche commune des anthropoides et de l’homme.

Plusieurs des maxillaires trouvés à Krapina se rapprochent de celui de Mauer par leurs grandes dimensions, leur aspect massif, l'existence d'une fosse sous-mentale et l’absence de menton.

Mais le fossile de Heidelberg dépasse toutes les mâchoires préhistoriques actuellement connues par la combinaison de tous ses caractères. Il représente le stade le plus primitif qu’on ait encore rencontré dans l’évolution de l'espèce humaine. Car il s’en faudrait de peu qu'on ne soit amené à l’attribuer à un anthropoide, et certains de ses caractères lui sont même communs avec les singes inférieurs. Comme nous le disions en commencant cette étude, ce fossile complète de la façon la plus heureuse nos connaissances sur les origines de l'humanité, tant par la haute antiquité de son gisement que par ses caractères nettement pithécoides.

Dr L. LALOY.

NOTES BIOLOGIQUES SUR LES LÉPIDOPTÈRES

DE BISKRA ET DESCRIPTION D'ESPÈCES NOUVELLES

Acidalia scabraria, n. sp. — Envergure 6,5 — 8,5 millimètres. Ailes supérieures prolongées à l’angle apical; côte arrondie vers l’apex; bordexterne trèsoblique ; ocracé jaunâtre, plus ou moins fortement saupoudrées d’écailles brunes et traversées de lignes ou bandelettes brunes plus ou moins bien définies, avec la teinte rosàtre en reflet, si habituelle aux papillons de Biskra; extrabasilaire très oblique, de la côte (au 1/4) à la médiane, où elle forme un angle aigu, puis gagnant le bord interne dans une direction presque parallèle au bord externe; coudée épaisse, mal limitée, fondue dans le bas, sinueuse dans son parcours et subparallèle au bord externe ; ombre médiane à peine plus large que la coudée,sinueuse; espace subterminal traversé par une ligne claire ondulée; bord de l’aile également ocracé jaunâtre clair; point disco-cellulaire plus ou moins gros et distinct, tantôt contigu à la coudée, tantôt disjoint d'elle. Franges gris rosâtre, entrecoupé ou mélangé de brun. Dessous gris clair, avec les lignes du dessus plus ou moins nettes, parfois toutes obsolètes ; parfois et le plus souvent chez les ® © , avec l’ombre médiane et la coudée très bien indiquées et mieux limitées que sur le dessus.

Ailes inférieures assez courtes, arrondies à l'angle interne, très peu émarginées sous la nervure 6, présentant des lignes ou bandelettes brunes faisant suite à celles des ailes supérieures, l’extrabasilaire souvent obsolète; points disccidaux aussi peu distincts qu'aux supérieures et situés tantôt avant, tantôt après l'ombre médiane. Franges comme celles des ailes supérieures.

Tête noire,en avant; vertex ocracé jaunâtre; antennes

du o? pectinées, de la © filiformes, ocracé jaunâtre, finement annelées de brunâtre ; corps ccracé jaunâtre; pattes ocracé jaunâtre lavé de brunâtre ; tibias des postérieures paraissant inermes, ayant seulement en dessus des poils-écailles quiles dépassent; peut-être sont-ce de vraies épines, alors très fines et placées de chaque côté de l'extrémité du tibia.

Plusieurs oo” et ® © pris en mai.

L'œuf est un ellipsoïde court, large, un peu comprimé sur les côtés ; surface présentant de petites dépressions

elliptiques, disposées en lignes et formant canaelures

assez profondes avec côtes épaisses, une vingtaine à la périphérie; couleur blanchâtre.

La petite chenille éclôt une dizaine de jours après la ponte.

Elle est médiocrement allongée, atténuée en avant, à segments en forme de trapèze assez prononcée; gris verdâtre, rayé longitudinalement de brun, les lignes de la dorsale mieux marquées, presque noires ; tête noire; écusson et premier segment brun foncé; poils blonds.

Adulte, elle rappelle la forme de l’Acid. aquitanaria ; courte, épaisse, atténuée en avant, à partir du 7° segment, carénée sur les côtés; incisions segmentaires peu profondes; peau plissée transversalement, rugueuse et granulée ; granulations les plus saïllantes paraissant disposées en lignes longitudinales dorsale et sous-dorsales. Sa couleur, immédiatement après la dernière mue, est d’un ocracé rougeâtre, avec des taches noirâtres disposées ‘en bandes transverses près des divisions des segments.

Plus tard, cette teinte s’éclaircit et devient grisâtre plus ou moins foncé sur le dos, avec la région stigmatale blanchâtre, légèrement teinté de carné, ainsi que le 8e segment. Dorsale géminée, noirâtre, bien visible seulement sur les derniers segments; sous-dorsales plus larges, sinuées ou brisées, se rapprochant de la dorsale dans les incisions, s’en éloignant au milieu des segments et formant ainsi des losanges plus ou moins distincts, assez nets sur les segments médians et ultimes; une large tache brun noiïrâtre,en forme de cul-de-lampe, se voit sur le dos au milieu des segments 5, 6 et 7; carène appuyée sur une bande brune géminée; ventrale géminée également et dessinant des losanges allongés; verruqueux saillants, portant un poil blanchâtre très court, claviforme; tête brun ocracé rosâtre, couverte de petites taches noirâtres, punctiformes, très nettes, sauf au sommet et au bord antérieur des calottes; ocelles noirs; organes buccaux noirs ; écusson ocracé foncé, teinté faiblement de rosâtre ainsi que tout le segment; clapet gris ocracé: pattes écailleuses gris légèrement rosé; membraneuses de la couleur du fond.

Nourrie de feuilles flétries et pourries de plantes basses, elle était à toute sa taille en juillet; mais n’est pas arrivée à donner de papillon.

Cependant, il est très problable que l'espèce a au moins deux générations.

Elle peut se placer dans le voisinage de la Fathmaria.

Acidalia remotata, Gn. — Une ©, prise au commencement de juin, a pondu quelques œufs; j'ai pu faire l'éducation des chenilles, éducation qui a été rapide, puisque six semaines après l’éclosion de la seconde génération avait lieu.

L'œuf a la forme d'un ellipsoïide un peu allongé, étroit, subcylindrique au sommet, un peu comprimé sur

les côtés, vers la base; surface présentant des dépressions polygonales assez grandes, elliptiques, disposées en lignes formant cannelures, avec côtes un peu épaisses, au nombre de 16 environ à la périphérie; couleur blan-

châtre. Œuf relativement petit.

Chenille assez allongée, subcylindrique, légèrement atténuée en avant, à partir du 4e segment, très peu carénée et en bourrelet à la région stigmatale; peau finement plissée transversalement sur le dos; incisions segmentaires à peine indiquées; segments non trapézoides; couleur argileux maculé de roussâtre, plus ou moins foncé et un peu verdâtre, plus clair sur les derniers segments et devenant légèrement rosâtre quand la chenille est adulte; très fine ligne dorsale géminée brune; traits obliques bruns, partant de la carène stigmatale et aboutissant à une petite tache noirâtre entre la dorsale et les trapézoïdaux, simulant ainsi des chevrons, à angle dirigé en arrière, au nombre de deux sur chaque segment, peu apparents sur les premiers segments, assez nets sur les autres, particulièrement sur le 8e segment, où les trapézoïidaux postérieurs sont entourés d’une grosse tache noirâtre; verruqueux très petits, presque indistincts, surmontés d’un poil très fin, court, blond; tête un peu aplatie en avant, à lobes un peu coniques, d’un argileux jaunâtre ou taché de rose; pièce triangulaire et épistome argileux clair; ocelles petits, noirs; organes buccaux légèrement roux ; stigmates petits, noirs. Ù

Nourrie de feuilles flétries de plantes basses, elle se transforme parmi les détritus dans un très léger cocon.

Chrysalide médiocrement allongée, cylindrique antérieurement, très atténuée postérieurement; brun jaunâtre clair ; surface chagrinée, ponctuée sur le dos et les segments abdominaux, lisse sur les piérothèques, avec nervures faiblement saillantes; stigmates petits, elliptiques, à peine saillants, brun foncé ou rougeâtre ; mucron brun rougeâtre, à base en bourrelet, terminé par un bec conique portant six soies à crochets, plus ou moins convergentes.

Acidalia bucephalaria, n. sp. — Envergure, 7 millimètres. Ailes supérieures étroites, prolongées à l'angle apical; côte un peu arrondie vers l’apex; bord externe très oblique; couleur blanc jaunâtre ou ocracé très pâle, parsemée de rares écailles brunes, sauf l’espace basilaire qui en est chargé; ligne extrabasilaire large, sinuée et dentée sur les bords, presque droite, brune; coudée très fine, à peine indiquée, punctiforme, subparallèle au bord externe; ombre médiane nulle; point discocellulaire strigiforme, petit, net, très près de la coudée, noir; subterminale indistincte; franges concolores.

Ailes inférieures arrondies à l'angle etau bord externes, non émarginées; .angle interne obtus ; de même couleur que les ailes supérieures; espace basilaire entièrement couvert d’écailles brunes; point discocellulaire très distinct; franges concolores.

Dessous des ailes blanc jaunâtre, avec les points disco celullaires très petits, noirs.

Tête forte, brun noirâtre; vertex ocracé jaunâtre; antennes finement pectinées, brun jaunâtre; corps ocracé jaunâtre ainsi que les pattes; tibias des postérieures paraissant inermes.

©’ capturé à la fin de mai.

La nouvelle espèce ressemble à une petite Acid. filicata

décolorée ou variée; mais elle en est fort différente et s'en distingue de suite par la grésseur de sa tête.

Acidalia flaccata Star. — Cette belle spèce est une des rares Acidalies dont la chenille ne soit pas polyphage et paraisse ne vivre que sur un seul végétal. J'en ai trouvé la chenille en mars, uniquement sur l'Atriplex halimus L. etJj'ai fait ensuite une seconde éducation ab ovo en avril et mai.

L'espèce a donc au moins deux générations mière en avril; la deuxième en juin.

L'œuf a la forme d’un ellipsoide un peu allongé, faiblement comprimé sur les côtés; surface présentant

4-16 cannelures avec côtes fines saillantes, formées de dépressions elliptiques assez étroites; couleur blanche.

La petite chenille éclôt une dizaine de jours après la ponte ; elle est très allongée, fine comme un fil; blanche, avec une bande dorsale brune; poils très courts, mutiques ; tête anlatie ; ocelles bruns; organes buccaux brun

: la pre-

ferrugineux.

Adulte, elle mesure 28-32 millimètres; allongée, mince, subcylindrique, très peu atténuée en avant, épaisse aux derniers segments; incisions segmentaires à peine indiquées ; segments non trapézoides; non carénée; couleur argileux blanchâtre, sans autre marque qu'une dorsale brunâtre, souvent obsolète; verruqueux excessivement petits, noirs, entourés de clair, les latéraux un peu tuberculés; poils bruns; tête presque égale au premier segment, aplatie en avant, à lobes plus ou moins sail-

lants et arrondis au sommet, argileux blanchâtre, avec uue vague bande brunâtre sur les lobes; ocelles noirs, les supérieurs roux; organes buccaux bordés de ferrugireux à leur base; écusson étroit, concolore, ainsi que le clapet et les pattes; stigmates petits, très distincts, roux.

Elle vit sur Atriplex halimus, dont elle ronge les feuilles fraiches, mangeant principalement la nuit et se tenant le jour suspendue aux rameaux, la tête en bas et rigide. Elle se métamorphose parmi les feuilles, sous les branches trainant à terre, dans un cocon blanc jaunâtre, fait d’un tissu assez serré, quoique un peu ajouré.

Chrysalide brun jaunâtre, plutôt courte, en comparaison de la longueur de la chenille ; surface chagrinée, sauf les ptérothèques, qui sont lisses et dont les nervures sont faiblement indiquées ; stigmates très distincts, assez grauds, noirs; tubercules de l’antépénultième segment saillants, larges et granuleux au sommet; mucron brun rougeâtre très foncé, en bourrelet à la base, longuement rétréci et terminé en bec arrondi, ayant une petite saillie latérale, quelques soies à crochets et deux épines assez longues, divergentes à leur sommet.

Voici les dates des éclosions et des mues :

Œuf pondu le 13 avril; chenille éclose le 24; première mue le 1er mai, deuxième le 7, troisième le 14, quatrième le 19, cinquième le 28 ; cocon le 7 juin, deuxième génération du papillon, 20 juin.

(A suivre.) P. CHRÉTIEN.

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