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TABLEAUX DICHOTOMIQUES DES PRINCIPAUX GENRES

et DES PRINCIPALES ESPÈCES DE TUNICIERS

Que l'on peut rencontrer sur les côtes de France.

3e Sous-ordre :

STOLIDOBRANCHIATA

4re Famille : Botryllidæ, LAHILLE 1890.

CϾnobies pour la plupart

1 Epaisseur de la colonie

2 Epaisseur de la colonie

moins de à millimètres.....

S. G: Botryllus

S. G. Polycyclus

S. G. Botrylloïdes

S. G. Sarcobotrylloïdes

Violaceus M.-Edw.

Tdi dus VENTE ES ERP ECC ECRCERLEE ECC CEE ECERREETE PEER ECC SRE PCORerRE Smaragdus M.-Edw. SJ AUTE OTAN DE SN EUR DA RENE ANNE ANNE RNA VAUT ACER RAA ER R SA RER Schlosseri Sav. TOUSE) OU RU DE NA NE ONTARIO ER GUN ENTER Q A ARE REES Rubens Ald. et Hanc. Polycyclus, Lamarck 1816.

{ 3 millimètres ou plus. Colonies aplaties.................... Renierii Lam.

Longueur des individus

| 4 millimètres ou plus. Colonies ellipsoïdes..................

Vallii Lah.

P. Vallii présente toutes les variétés de couleur que l'on rencontre chez les Botryllus et les Botrylloïdes.

Sarcobotrylloides, Von Drasche 1883.

Tunique blanc opaque — 8 filets tentaculaires....,.....

Superbum V. D.

Botruiloides, Milne-Edwards 1842.

Individus 4 jaune orangé.................

rOUSe OU VDrRUN LAN

entièrement transparents......

Purpureum Dr.

Morioniformis D V.

Rotifera M.-Edw.

Rubrum M.-Edw.

Clavelina Giard.

LE NATURALISTE 59 2e Famille : Gynthidæ, DE LACAZE-DUTHIERS, 1877. ÉlSS b 0006000006 doubs onoonsuenasetsdé ces ebPboMpdObo sons Styelidæ 1 Tentacules composées. Corps sessile ou presque.:.................................. Cynthidæ 2 Dia Soul roi manie ue Mon b0 nee codcccbacoototeconveo bb dodo Styelopsis 1 , -(Nanimaux rÉUNIS en, CrOUTE MINCE. MCE ER CE 0 Synstiela Plus d'un repli | amimauxusolés itRéMasUNOI SE PEER ENTER EE EEE SA TS 3 organes allongés, tubulaires, peu nombreux....... ................ .... Styela reproducteurs pairs | petits, nombreux (polycarpes).................................. Polycarpa À avecpapilles A de MISERERE RARE NE RP PEER CR ECC LC EEE EE LEL EE Cynthia 2 Côte dorsale | sans papilles de Lister.............. DE ED D CROIRE DRE ENS Microcosmus Styelopsis, Transtedt 1882.

Unelseule (eSpeCe EEE RE UC EAP CR ARE REREE Hobabo Led ostbsaoapPan tease al Grossularia V. Ben. Synstiela, Giard 1874.

Couleur jaunâtre avec taches rouges.............................. IC CE EE AREA RE EE Variegata Ald. Styela, Mac-Leay 1824.

re (Pravéetdelblanc PAPER EEE RS D DEEE TA NE Plicata Las. Individus À 2576865. tee | rouge non rayée......... D UD EE) A GEL AR Aggregata O. F. M. isolés. Couleur rouge, côtes intermédiaires. .................:............. Canopoides Hell. Polycarpa, Heller 1877, Trois replis méridiens à droite et deux à sausne dB0sdb bo o ne RE ON ee PER A ARS AS Glomerata Ald. 5 RAR ICE CAT AINE MO ossosocdgdonsodbbotbenecbo ve Rustica Lin. Quatre replis de chaque côté. Corps } s6n GvindrqueRbEUn ePPAE PE CCE PRE EE TEST Varians Hell. Cynthia, Savigny 1816.

Orifices munis de soies, 25-30 tentacules.....,..-.................. Gocascusco nee Papillosa Lin, etc. Microcosmus, Heller 1877.

OURS non AU EU do dB to bn eS SRE UD de Nero EE D AURA nd ODE PES GE CDR PES CHIC Polymorphus Hell. Sept replis DAMÉS ado ooddooooobadeponeodooseDvoueodpopvecobooc Vulgaris Hell. ROUE SRE DA OA AE CL A PU RARE OT Sabatieri Roul. Neutamdumreplisimeéndiens een ele CLP AC ECC LC CLR EEE E CE ELEC EC MCE ee Variegatus Hell. 3 Famille : Molgulidæ, DE LACAZE-DUTHIERS. Branchie sans replis. Organes reproducteurs impairs..............,.................. Eugyra. Er : LABMÉS ocodcdbodoooscsbseccsoocnitscoobacsoooececoaeonedanano du Ctenicella Six à sept replis $ É NE a ET NA CAT : ë à DAITS EAN Adele lee ae te chorale lee lele Eugyriopsis orifices: non Organes reproducteurs AD AUES EEE PEN RAR CAM RE ent Molgula Eugyra, Alder et Hancock 1870.

Organes reproducteurs localisés dans l’anse intestinale................................ Adriatica Dr. Organe reproducteur non localisé corps non entièrement sablonneux................ Glutinans Moll. dans l’anse corps entièrement sablonneux................... Globosa Hanc. Ctenicella, De Lacaze-Duthiers 1871.

NL O ED EN CUP AE LR LE RE A A A ES Lanceplaini L. Duth. Pavillon transverse à l'extérieur longitudinal du corps............... Morgata L. Duth. vibratile | en forme d’S llale tentacules peu ramifiées/-... 22e UE UC Appendiculata Hell. Ê tentacules très) ramifiées!. "#04" 0 un Korotneffii L. Durt. Eugyriopsis, Roul. 1885.

Une Soule ÈS. cadoccdosoncepcostetédaatantobbobpnncetobeonsbe bee nnbb onto .. Lacazei Roul, Molgula, Forbes 1853.

too am Éd soc duc oeodrodtadedabeeeoobee ones Echinosiphonica L. Dut, Sept replis méridiens { tube brachial sans points | libre A A D SC AE sono Du tn que) PERS en NN ES Ho ..:. Roscovita L. Duth.

F. LAHILLE.

Docteur ès sciences naturelles.

MŒURS & MÉTAMORPHOSES des Coléoptères

de la tribu des CHRYSOMÉLIENS.

En raison de la grande différence qui existe entre les larves des divers groupes composant l’ensemble de la famille des Chrysomélides, ainsi que de la divergence de leurs mœurs, de leur genre de vie, nous ne donnerons pas de caractères généraux sur leur ensemble : nous les diviserons par sections en prenant pour guide de la classification leurs mœurs d’abord,leur genre de vie ensuite, sans négliger les ressources que pourraient nous offrir les adultes.

Nous commencerons par les larves vivant immergées au collet des plantes aquatiques, en divisant notre travail de la manière suivante : ce

Premier groupe. — Larves nues vivant au collet des plantes aquatiques.

Genres. — Hæmonia, Donacia.

2e Groupe, — Larves couvertes de leurs excréments.

Genres. — Crioceris, Lema, Cassida.

3e Groupe. — Larves vivant dans un fourreau portatif.

Genres. — Clytra, Cryptocephalus. »

4e Groupe. — Larves mineuses.de feuilles...

Genres. — Hispa, À ltica.

5e Groupe. — Larves vivant à découvert sur les plantes.

Genres. — Eumolpus, Chrysomela, Galeruca.

Nous terminerons notre étude par un apercu détaillé sur les mœurs et sur les métamorphoses de la grande tribu des Chrysoméliens ; — la coupe des larves et desnymphes étant réglée et réléguée en tête de chaque groupe.

Premier groupe: — Donacides.

Larves allongées, subcylindriques, blanchâtres, glabres ou à peu près, vivant au collet des plantes aquatiques.

Nymphes allongées, blanchâtres, glabres, renfermées dans une coque fixée à la tige ou aux racines des DIRRUE nourricières. Ù

Régime. — Essentiellement aquatiques, les espèces composant les genres Hæmonia et Donacia vivent, à l'état de larves, des racines et des feuilles des plantes immergées dans les mares, dans les étangs, dans les ruisseaux dont le courant est peu rapide et les berges limoneuses ; — à l’état adulte, celles du genre Donacia seules viennent à la surface, au-dessus de l'élément liquide, respirer l’air en nature, se prélasser sur les feuilles, pendant que les rayons solaires inondent la nappe des eaux: — elles font parade de leurs belles couleurs bleues ou vertes que rehaussent des bandes, des stries rouges ou cuivreuses ; — dès que la température s’est élevée, elles prennent leur vol, les deux sexes cherchant dès lors à entrer en relations intimes.

Accouplement. — Le rapprochement a lieu chez les espèces du genre Donacia de jour, sur les feuilles de la plante nourricière, au printemps d’abord, puis au fur et à mesure des éclosions successives : — aux premiers chauds rayons de l’astre solaire, les deux sexes gagnent le dessus des feuilles,se recherchent; le mâle plus petit, plus actif, a bientôt fait de trouver la compagne, objet de ses désirs; aussitôt commencent les préludes ; quelques attouchements des antennes se succèdent avec rapidité, puis il prend aussitôt position sur le corps de la

femelle, sy cramponne avec tant d’adhérence, à J’aide de ses quatre pattes antérieures, les postérieures restant allongées, qu'il est aussi difficile de détacher le mâle de la femelle que celle-ci de la feuille, et c’est à cette fin que servent les crochets bi-onguiculés dont leurs tarses sont pourvus; — la copulation commence aussitôt, elle dure toute la journée et, avant que les ombres crépusculaires commencent à tomber, le couple gagne le dessous de la feuille, puis après se désunit; — de ce fait, la femelle est fécondée ; du lendemain de la disjonction, elle procède au dépôt de sa ponte, abandonnant à son triste sort le régénérateur de l'espèce qui va au loin terminer ses jours ou expire sur place, restant accroché sur la tige même : son rôle dans la scène de la vie est achevé; il a rendu au créateur de qui il tenait la vie le germe d'une génération nouvelle, et c’est ainsi que toutes les espèces du monde entomologique reprennent leur place spécifique par succession ininterrompue.

Du lendemain de la disjonction, la femelle de l’'Hæmonia, avant de procéder au dépôt de sa ponte, choisit la partie de la racine où le chevelu est abondant, ÿ dépose un par un ses œufs, lesquels éclosent en mai ou en juin de l’année suivante.

Œuf.— Chez les espèces du genre Donacia :

Longueur 4 mill. 5 à 2 millimètres, diamètre 4 millimètre.

Petit, ovalaire, blanchâtre ou jaunâtre, lisse, à pôles arrondis, à coquille consistante.

Chez les espèces du genre Hæmonia :

Longueur 1 millimètre, diamètre 0 mill. 5.

Subcylindrique, blanc de nacre, à pôles arrondis, à coquille résistante.

Les œufs des Donacia sont déposés un par un, au

‘nombre de trente à quarante, sur les parties immergées

des plantes aquatiques dont se nourrira la larve à son éclosion et fixés au moyen d’une couche aggluunative ; ceux déposés en mai ainsi qu'en juin éclosent quinze à vingt jours après, donnant naissance à un jeune ver dont la préoccupation premiere sera d’absorber à son profit la matière nutritive si bien mise à sa portée; son évolution est peu rapide en raison du milieu toujours frais et humide dans lequel se passe son existence, aussi son cycle larvaire dure-t-il trois à quatre mois : — les pontes-sont successives et non simultanées, c’est ce qui Gps les différences de taille des larves depuis lété jusqu’à fin automne.

La jeune larve s’attaque aux radicelles les plus ténues des plantes, pour les espèces du genre Hæmonia, puis pour les autres, au fur et à mesure des mues; — leur développement aidant, elles rongent l'écorce de la racine; leurs dégâts sont si peu sensibles que la plante n’en éprouve aucun dommage; aussi se nourrissent-elles lentement, sans à-coup et par degrés; elles cheminent très lentement aussi en portant en avant leurs segments terminaux armés de leurs deux crochets dont elles savent se servir pour ces cas de déplacement; — en août, après avoir effectué plusieurs mues, parvenues à leur entier développement, elles remontent ie long de la plante, s'arrêtent un peu au-dessus du collet, toujours dans la partie submergée, s'y cramponnent et aussitôt procèdent à la formation de leur coque ; celle-ci une fois construite, elles y prennent position, arquent un peu leur corps et aussitôt a lieu la transformation nymphale.

LE NATURALISTE ; 6l

‘Avant d'aller plus loin, donnons la description de la larve.

Caractères généraux des larves des Donacides.

Longueur 10 à 12 millimètres ; largeur 3 à 4 millimètres.

Corps allongé, mais un peu arqué, charnu, blanchâtre, cylindrique, couvert de quelques légers poils et de très courtes spinules roussâtres, convexe en dessus, un peu moins en dessous, atténué vers les deux extrémités, un peu moins vers la postérieure qui est bi-épineuse.

Tête petite, cornée, arrondie, jaunâtre, finement pointillée, ridée, ligne médiane flave, avec trait noirâtre, bifurquée au vertex en deux traits aboutissant à la base antennaire; lisière frontale ferrugineuse, échancrée ; points caractéristiques noirâtres en arrière de la lisière; épistome large, transverse, labre translucide à milieu échancré, frangé de très courtes soïes; mandibules courtes, triangulaires, transversalement incisées, à base rougeñtre, à pointe noire, bidentée; mâchoires à tige forte, renflée, jaunâtres, avec trait sutural noirâtre et deux cils noirs, Iobe petit, arrondi, spatulé, frangé de deux courtes soies, palpes jaunâtres, à suture rougeñtre, de dbux courts articles, le basilaire plus allongé que le terminal qui est grêle; menton gros, charnu, renflé, quadricilié; lèvre inférieure peu accusée, faiblement bilobée avec trait sutural semi-arqué, rougeâtre ; palpes labiaux de deux très. courts articles ; languette très réduité, faiblement frangée ; antennes courtes de quatre articles, le premier gros, tuberculiforme, deuxième moniliforme, troisième petit, à bout cilié et très court article supplémentaire à la base du quatrième qui est très réduit; ocelles au nombre de cinq petits points noirs arrondis disposés sur deux rangées transverses, la première de trois, la deuxième de deux.

Seÿments thoraciques au nombre de trois, grands, bien développés, fortement convexes, blanchâtres, finement pointillés, s’élargissant d’avant en arrière, le premier rectangulaire, un peu plus large que la tête, couvert d’une plaque jaunâtre, biexcavée, courtement spinuleuse et transversalement ridée, deuxième et troisième de plus en plus développés, à angles arrondis, à milieu bi-transversalement incisé, par suite paraissant formé de quatre bourrelets, un premier médian, deux latéraux, un postérieur entier, tous garnis de très courtes spinules roussâtres transversalement disposées et dirigées en arrière.

Segments abdominaux au nombre de huit, fortement convexes, forme et pointillé des deux précédents, les sept premiers tri-transversalement incisés, formés de bourrelets de plus en plus larges et moins accentués et de plus en plus spinosulés vers l'extrémité qui est arquée en dedans ; huitième court, arrondi, quadrilobé, chaque lobe rembruni et couvert de courtes spinules mêlées à quelques poils; deux griffes cornées, parallèles, en forme de crampon émergent de la base de ce segment; ces griffes aident la larve à se maintenir aux tiges des plantes lorsque les eaux sont agitées; en temps ordinaire, les pattes seules lui suffisent ; elles servent aussi de points d'appui à la larve lorsqu’est arrivé le moment de sa transformation.

Dessous moins convexe qu'en dessus, les segments thoraciques dilatés et couverts de courtes spinules noirâtres, les segments abdominaux semi-elliptiquement incisés avec très courtes spinules; segment anal prolongé

par un court pseudopode fendu en long : une légère dila tation parcourt les flancs.

Pattes courtes, coniques, dirigées en arrière, hanches fortement dE es à base ciliée, avec trait sutural noirâtre ou jaunâtre et membrane intérieure, trochanters très réduits, jaunâtres, ainsi que les cuisses et les jambes, ces dernières spinuleuses avec un court crochet tarsal noirâtre.

Stigmates très petits, orbiculaires, flaves, à péritrème noirâtre, la première paire sur la dilatation latérale du deuxième segment thoracique, les suivantes au-dessus de cette dilatation et au tiers antérieur des sept premiers segments abdominaux, la huitième à la base carénée des pinces du huitième et dernier segment ; cette dernière : n’a pas d'ouverture et peut être considérée comme un ostiole stigmatiforme fermé par une membrane : la larve respire dans l’eau.

Les larves du genre Hæmonia diffèrent peu de celles du genre Donacia auxquelles il y a lieu de se référer; les unes et les autres ont un aspect de certains vers de Diptères du genre Syrphus, mais leur facies les rapproche de celles des Chrysomèles: — elles sont très lentes dans leurs mouvements; quoique pourvues de pattes, elles marchent par reptation, en avançant d’abord les derniers arceaux, puis successivement les autres jusqu’au premier, lequel arrive à la fin du mouvement à couvrir la tête ; l’adhérence de ces larves sur les objets sur lesquels elles sont fixées est telle que, même sur un verre plat etrenversé, elles tiennent au plan de position et y cheminent ; leurs crochets terminaux sont, à l’état normal, toujours appliqués contre le segment anal.

Les larves des Donacides essentiellement aquatiques vivent entre les feuilles immergées des plantes auxquelles elles sont inféodées, ainsi qu'au collet de leurs racines ; leurs dégâts sont peu sensibles, elles s’alimentent de la pulpe charnue dont la partie extravasée couvre leur corps comme d'un mucilage ; après avoir troué ou creusé les feuilles ou les tiges au moyen de leurs mandibules, elles engagent leur tête dans l'ouverture et en absorbent le contenu : — la larve acquiert ainsi son complet développement dans l’espace de quatre à cinq MOIS ; parvenue dès lors à son entière expansion, elle se fixe soit sur les racines, au collet de la plante, soit sur le bas des tiges; là elle prend position, son corps se rétracte et aussitôt commence un travail particulier en vertu duquel son corps se couvre en entier d’un revêtement de forme oblongue où elle se trouve ainsi renfermée :cette coque, produit d’une sécrétion particulière, constitue sa sauvegarde durant le cours de la période nymphale : l'examen microscopique du résidu de cette coque donne lieu de remarquer que le contenu est formé d'une membrane uniforme résultant de la coagulation d’une substance primitivement liquide comme celle des Coléoptères des genres Cionus, Phytonomus et autres; — précaution digne d'admiration pour la protection d'un être impuissant par lui-même à se défendre.

Une fois la coque devenue consistante, par suite imperméable, la larve qui y est contenue arque son Corps; dans cette position cesse tout mouvement et aussitôt commence cette phase préparatoire par laquelle des contractions succèdent à des dilatations plus ou moins énergiques jusqu'au moment où la peau crève suivant la ligne médiane et est refoulée par mouvements successifs jusqu'à l'extrémité postérieure, laissant à nu, à découvert sous son enveloppe, un protée ne ressemblant

= Re EE — — —— — 2 ——— ——

enrien à ce qu'il était précédemment comme larve; c'est la nymphe dont la transmutation a demandé une quinzaine de jours, et c'est dans le courant de juin que s’accomplissent la plupart des transformations nymphales.

Les larves qui seraient trop jeunes ou qui auraient été retardées dans leur évolution passent l'hiver cachées au collet des racines, puis se transfigurent au printemps suivant.

Les coques de forme elliptique sont d’un jaunâtre brillant, eur longueur est de 5 millim. 5, leur diamètre de 3 millimètres, parcheminées assez clairement pour laisser voir à travers sa faible opacité la larve, la nymphe ou l'adulte, toujours canaliculée à l'emplacement où elle est encastrée dans la racine ou dans la tige ; sur les tiges, elles sont réunies par groupes de huit ou de dix, sans cependant se toucher ; elles sont quelquefois isolées.

(A suivre.) Capitaine XAMBEU.

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