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LE BOMBYX QUERCUS

Un voisin du Laboratoire m'a apporté l’autre jour une boite pleine de chenilles du Bombyx Quercus, une des rares chenilles qui passent l'hiver au dehors sans se chrysalider.

La chenille est noïirâtre, marquée de quelques taches blanches et revêtue de poils roux ; mais ces poils ne commencent à se montrer qu'à la deuxième ou troisième mue.

La chrysalide se blottit dans une coque soyeuse en forme de gland, consistante et imperméable, recouverte des mêmes poils qui ornent le corps de la chenille.

L'insecte parfait présente cette particularité que le mâle est absolument dissemblable de la femelle.

Il est, en effet, brun ferrugineux ; ses ailes supérieures sont traversées par une bandelette jaune qui se prolonge sur les inférieures ; elles sont marquées d’un point blanc cerclé de noir.

La femelle, au contraire, est jaune paille avec la même bande et le même point blanc que le mâle; les antennes sont filiformes; elle mesure 55 millimètres d'envergure sur 22 millimètres de longueur.

Chez le mâle comme chez la femelle, le corps a toujours la couleur des ailes.

Cette dissemblance entre le mâle et la femelle s'étend jusqu'entre les individus du même sexe, si bien que cette espèce compte des quantités de variétés parmi lesquelles je citerai :

Callunie, Sicula, Spartüi, Alpina, Catalaunica, Roboris, etc.

Malgré son nom de Quercus (chêne), ce lépidoptère n’a jamais, que je sache, vécu sur cet arbre.

La femelle pond, au mois d’août, sur les haies d’épine, quelquefois, mais rarement, sur les ormes, les lilas, les groseilliers et les genèts, des œufs qui éclosent ordinairement à l'automne et dont les chenilles passent l’hiver après avoir subi trois ou quatre mues.

Aux premiers jours du printemps, elles recommencent à se nourrir et croissent rapidement jusqu'en juin.

Elles se chrysalident alors dans la coque ovoide que j'ai décrite au commencement de cet article.

Le Bombyx Quercus apparaît à l’état parfait dans les chaudes journées d’août.

Dépourvu de trompe, et, par conséquent, ne pouvant manger, le mâle recherche immédiatement une compagne. Il fait preuve dans ses recherches d’une intelligence et d’un sens de l’odorat fort développé. En effet, il suffit de dissimuler au fond d’une pièce, dont on laisse la fenétre ouverte, une femelle de Bombyx Quercus, les mâles la découvriront, fût-elle cachée dans l'endroit le plus retiré.

Mieux, j'avais eu cette année dans une salle d'élevage plusieurs femelles de ce lépidoptère. Tout était bien fermé, seul un carreau félé laissait un jour de deux à trois centimètres carrés.

Les Bombyx ont trouvé ce trou, sont entrés, et, incapables de ressortir, se sont laissé capturer au nombre de six.

Ce développement extraordinaire de l’odorat et de l'intelligence se remarque du reste chez presque tous les bombycides.

Après l’accouplement, le mâle, si vigoureux auparavant que, dans son vol fou, il se brisait les aïles sur les murs, n’est plus capable du plus petit mouvement et meurt. La femelle ne tarde pas à pondre et meurt à son tour.

Cet insecte n’est pas précisément nuisible.

Je conseillerai cependant à ceux qui voudraient s’en débarrasser de battre les haies dans un drap, une bâche ou un parapluie, aux époques où il est à l’état de chenille ; ils en feront facilement une ample récolte qu'ils détruiront en même temps que nombre d’autres insectes qu'il esttoujours bon d’exterminer.

PAuL NOEL.

EXCURSION GÉOLOGIQUE à BREUILLET, ARPENTY, LA FOLLEVILLE (1)

Le dimanche 24 mai 1908, une excursion géologique publique, sous la direction de M. le professeur Stanislas Meunier, conduisait les auditeurs de son cours du Muséum à Breuillet, Arpenty et la Folleville afin d'étudier les assises si intéressantes de la craie, de l’argile plastique et de l’arkose de Breuillet.

Parti par le train de midi 20 à la gare d’Orléans- Austerlitz, nous arrivons vers deux heures à Breuillet, station située entre Brétigny et Dourdan. A la sortie de la gare, nous nous trouvons de suite en contact avec la formation connue sous le nom d’arkose de Breuillet.

11 suffit, en effet, au sortir de la gare, de tourner à gauche, de traverser sur un pont la ligne du chemin de fer et au bout d'une centaine de mètres on voit sur la gauche une carrière montrant les assises qui nous intéressent.

On se trouve en présence d’un escarpement d'environ 5 à 6 mètres formé d'une roche ayant les apparences d’un sable granitique, mais le mica et le feldspath ont été transformés, il n’y a que le quartz qui est bien visible et qui peut être isolé facilement ; il se présente en grains arrondis, quelques-uns de la grosseur d’un petit pois. En cet endroit, on pourrait donner à la formation le nom d’arène, bien que ce nom soit aussi impropre que celui d'arkose. Car une véritable arkose est le produit de la démolition du granit qui est recimenté pour former une nouvelle roche; telle n’est pas l’origine de l'arkose de Breuillet dont on a donné plusieurs explications.

Des auteurs y ont vu des sables provenant de la démolition des assises granitiques du Plateau Central de la France, amenées par des courants violents, mais cette hypothèse est inadmissible, vu la longueur du trajet et l'absence de triage mécanique des éléments, qui sont mélangés comme grosseur dans toute l'étendue de la formation. D’autres auteurs y voient une arrivée de sables granitiques de la profondeur analogues aux cheminées diamantifères de l'Afrique du Sud, bien que jusqu'ici on n'ait pas vu les cheminées d'arrivée. Cette formation toute spéciale à cette région des environs de Paris s'étend sur une longueur de 10 kilomètres, depuis Perray-Vaucluse jusqu'à Saint-Maurice ; elle est visible

ne ——

(1) Carte de l'Etat-Major au 1/80.000. Feuille 65, Melun, S.-0.

à Bruyères, Saint-Maurice, Val-Saint-Germain, Angervilliers, jusqu'à Dourdan, Rochefort et Bourrelles. L’arkose de Breuilletest exploitée dans la région comme sable à mortier.

Après la visite à cette carrière si intéressante, nous continuons notre première route en suivant la vallée de l'Orge, arrivons jusqu'à un château, puis prenons la route à droite menant à Dourdan et la route de Rambouillet que nous trouvons bientôt. En suivant cette route, sur notre droite, nous trouvons bientôt près du village d’Arpenty une carrière de craie blanche. Cette partie du terrain crétacé est visible grâce à l’anticlinal du Roumers, se présente sous forme d’un escarpement d'une dizaine de mètres où l’on voit à différentes hauteurs les rognons de silex disposés par lits.

Nous sommes ici dans la craie à Ananchytes gibba dont plusieurs échantillons ont été trouvés par nos compagnons. On a fait bien des hypothèses, sur la formation de cette craie, l'opinion à laquelle nous nous rapportons est que la craie représente la boue à globigerines qui se dépose! à l’époque actuelle au fond des océans et est composée d’environ 1/3 de silice formée par la carapace de ces organismes microscopiques qui sontles radiolaires et les diatomées. Mais depuis que la masse s’est déposée au fond de la mer crétacée elle n’est pas restée à l’état latent et le travail moléculaire lui'a donné une face nouvelle. La silice s’est groupé autour d’un noyau qui est souvent un fossile : oursin, débris de spongiaire, et a formé les silex de la craie tels que nous les voyons aujourd’hui. En faisant l’analyse chimique de cette craie et en ajoutant la proportion de silice représentée par les galets, on arrive à une composition identique à la boue à radiolaire actuelle, ce qui montre l’analogie de ces deux formations.

La station suivante eut lieu en face de Saint-Maurice, sur la droite de la route de Rambouillet ; cette exploitation ne brillait pas par son ampleur, car elle ne consistait qu'en un simple trou ouvert pour l'exploitation du silex, mais était bien intéressante par la formation de ce dépôt.

En effet, nous sommes là devant un phénomène qui a joué un grand rôle en géologie, le phénomène pluviaire; les galets que nous voyons en cet endroit devant nous représenter le rendu du lavage de la craie. Le calcaire a été dissous complètement par l'eau chargée d'acide carbonique et il n’est resté comme résidu que la silice de la craie, et une couche de ces résidus haute de 10° représente au moins 15 à 20 mètres de craie : on voit, par l'épaisseur du résidu, la hauteur de la craie qu'il représente.

Ensuite, nous traversons la vallée de l’Orge et remontons sur le plateau de Follanville pour examiner l'argile plastique surmontée par l’arkose de Breuillet, Là, dans une carrière de vastes dimensions exploitée pour la fabrication des tuiles, nous voyons la superposition des deux formations. En bas, sur une hauteur d'environ trente mètres, la masse de l'argile plastique, de couleur grise,onctueuse au toucher, imperméable à l’eau et audessus l’arkose de Breuillet, toujours sous forme de roche peu cohérente, sur une épaisseur de 410 mètres, le tout surmonté par la terre végétale, L’ argile plastique que nous trouvonsici est identique à celle qui se rencontre à Vaugirard, près de Paris, qui a été si souvent visitée par les excursions du Muséum.

En se rapprochant de la station terminus de notre

excursion, Breuillet, village, près du cimetière nous rencontrons l’arkose de Breuillet alors à l’état compact et exploitée comme pierre à bâtir. Notons la différence de consistance de la même roche aux divers points ou nous l'avons examinée.

Cette excursion fort intéressante a pu être exécutée durant l’après-midi et les naturalistes excursionnistes rentrèrent à Paris-Austerlitz un peu avant sept heures et demie.

E. MAssAT.

ACADÉMIE DES SCIENCES

la fécondation de la fleur de Pavot. Note de M. PAur Becouerez, présentée par M. Gasron Boxnrer.

Les expériences de M. Paul Becquerel ont été faites sur le Mephisto à croix noire et le Danebrog à croix blanche ; il a pu constater que dans ces deux espèces la fécondation s'opère déjà à l'intérieur du bouton au moment où le pédoncule floral commence à se redresser. D’ailleurs en pratiquant des coupes dans l'ovaire, à ce stade de développement après les avoir colorées

Sur

. avec du bleu d’aniline, il est possible de voir au microscope de

nombreux tubes polliniques allant jusqu'aux ovules. Cette autofécondation se fait de très bonne heure, puisqu'elle se fait bien avant l'épanouissement de la fleur, aussi a-t-elle pu échapper jusqu'ici aux nombreux observateurs qui se sont occupés de l'hybridation des diverses variétés de Pavots.

Sur la présènce de l'amylase dans les vieilles graines. Note de MM. Broco-Rousseu et Enmonn Gain, présentée IE M. Gasrox BonNiEr.

Des grains de blé âgés d’environ cinquante ans contiennent encore des diastases (dextrinase et amylase) capables de transformer l’amidon en sucre.

Les expériences effectuées à ce sujet ne permettent pas de dire si l’action diastasique a conservé, après cinquante ans, son intensité initiale. Elles confirment toutefois que la persistance de la faculté germinative des graines n'est pas liée exclusivement au maintien de certaines facultés diastasiques, puisque ces grains de blé ne germent plus.

Influence de Ia greffe sur quelques plantes annuelles ou vivaces par leurs rhizomes. Note de M. Lucien DamEL, présentée par M. Gaston Bonnie.

Il résulte d'expériences poursuivies pendanttreize années consécutives que, dans les diverses plantes vivaces à rhizomes creffées sur plantes annuelles, le sujet et le greffon réagissent l'un et l’autre en présence des conditions de vie anormale où les place leur symbiose. Le greffon, ne pouvant utiliser son sujet comme magasin de réserve, forme des tubercules aériens dans un grand nombre de cas. Le sujet, né pouvant servir de magasin de réserve, utilise en partie les matériaux nutritifs du greffon à la formation d’un tissu ligneux, anormal, rappelant ce qui se passe dans les plantes ligneuses vivaces. &

Cette suppléance, si remarquable entre la lignification et la tuberculisation accidentelle chez la Tomate et la Pomme de terre, est constante dans le Soleil annuel servant de sujet aux Helianthus à rhizomes (H. tuberosus, lactiflorus et multiflorus). On peut la considérer comme un fait définitivement acquis sous notre climat pour les greffes de ces Composées.

Sur l'existence de la houïlle à Gironcourt-sur-Vraine (Vosges). Note de M. RENÉ NrexLës, présentée par M. ZEILLER.

Il a déjà été rendu compte à l’Académie des Sciences, en 1905, des résultats obtenus dans les sondages de recherche du prolongement en Meurthe-et-Moselle du bassin houiller de Sarrebrück. Un nouveau sondage entrepris par le Syndicat vosgien de recherches minières sur l'initiative de MM. Jean Buffet et Victor Sepulchre, sondage situé, non plus sur le prolongement de l’anticlinal de Sarrebrück, mais sur le flanc sud du synclinal de Sarreguemines, a traversé à Gironcourt-sur- Vraine (Vosges), à 15 kilomètres à l’ouest de Mirecourt, deux couches de houille aux profondeurs de 700: mètres et 823 mètres. La prenuére constatation (8 décembre 1908) effectuée par

EE ——————…—…—— ——————]]—]]—]——]]]]—]—]———]] ————___——]—]—— ———————————————————

MM. Vaudeville et Guillaume, Ingénieurs au Corps des Mines à Nancy, à fait connaître l'existence d’une couche de houille de 0 m. 70 à la profondeur de 700 mètres. L'analyse de la houille extraite a donné 32 % de matières volatiles. Cette houille vient donc se classer parmi les charbons grâs; elle donne un coke dur à éclat métallique : il est permis d'espérer qu’elle pourrait être utilisée pour la fabrication du coke métallurgique. La deuxième constatation (23 janvier 1909) a révélé l'existence d’une couche composée de deux bancs de charbon de 0 m. 40 et 0 m. 20 séparés par un banc de schistes de 0 m. 40.

La coupe des morts-terrains traversés par le sondage est la suivante :

Sinémurien et Hettangien............ 20 mètres INDE AID à SULSER DE TA T ERA 30 — IMannesEiniS 6e SP RP AE NUE AU 144 — Muschelkalk calcaire ......... 120 — Muschelkalk marneux....... .. RS A DNS CCS IDE eo 0e Me MS 53 :— GLÉSIVOS TENTE PAPER PRES ee 108 — ER CLMTEN EN TARN PMR Ra a 162 —

Il est possible que les dernières assises traversées et attribuées ici à la base du Permien viennent un jour se placer dans le Houiller.

Au-dessous, le terrain houiller, traversé jusqu'à présent sur une épaisseur de 160 mètres, présente une analogie des plus grandes avec l’assise d'Ottweiler reconnue au sondage d'Abancourt près de Nomeny : on pourrait presque dire qu'il lui est identique d’aspect. Comme à Abancourt et à Mont-sur-Meurthe il est constitué par des schistes argileux tantôt rouge brun, tantôt gris noir; il présente, comme dans ces deux sondages, des intercalations importantes de grès feldspathiques gris clair ou même presque blancs.

Bien que la rareté et la mauvaise conservation des empreintes végétales ne permettent pas de fixer l’âge d’une façon positive, on peut cependant sans témérité considérer ces couches comme appartenant à l'étage d'Ottweiler.

La découverte de la houille à Gironcourt peut être grosse de conséquences au point de vue industriel, si, ce qui est encore nécessaire, de nouveaux sondages viennent révéler de nouvelles couches exploitables.

Sur la digestion gastrique des laïts de femme ef d'înesse. Note de M. Louis Gaucner, présentée par M. Guüinarn.

La traversée des laits de femme et d’ânesse dans l'estomac est plus rapide que celle du lait de vache et s'effectue environ deux fois plus vite. La caséine de ces laits, pas plus que celle du lait de vache, n’est peptonisée dans l'estomac. Leur grande digestibilité est due à ce que la caséine, coagulée en petits flocons (lait de femme) ou en un caillot peu consistant et facile*à désagréger (lait d'ânesse), peut évacuer l'estomac avec le minimum de travail mécanique.

NOS CHAMPIGNONS

Psalliote de Vaillant (Psalliota Vaillantii), comest. — des champs (Psalliota arvensis), comest.

— des près (Psalliota pratensis), comest.

— jaunissant (Psalliota flavescens), suspect. — sanguinolent (Psalliota hæmorrhoïdaria), comest.

— sylvicole (Psalliota silvatica) comest.

— sylvestre (Psalliota silvatica)?

Quioul d’ase (Lepiota procera), comest.

Raffouet (Lactarius torminosus), suspect.

Raffoult (Lactarius rufus), vénén.; (Lactarius torminosus), suspect.

Ragoule (Pleurotus Eryngii), comest.

Real (Amanita cæsarea), comest.

Real velenace (Amanita muscaria), vénén.

Richetta roussa st.

Rignoche (Hydnuwm repandum), comest.

Ringoule (Pleurotus Eryngüt), comest.

Roubellou (Cantharellus cibarius), comest.

Rouge (Amanita muscaria), vénén.; (Russula lepida), comest.

Rougeole à lait doux (Lactarius lactifluus), comest. Rougeotte (Russula sanguinea), suspect.

Rouget (Amanita cæsarea), comest.; (Russula alutacea), comest.; (Russula sanguinea), suspect.

Rougetto (Russula alutacea), comest.; Psalliota campestris), comest.

Rougillou (Lactarius deliciosus), comest.

Rougiou (Russula alutacea), comest,.

Roumanel (Amanita cæsarea), comest.

Roussette (Cantharellus cibarius), comest.; (Lactarius controversus), comest.

Rousile (Boletus scaber), comest.

Roussille (Boletus scaber), comest.

Roussillon (Lactarius deliciosus), comest.; (Lactarius zonatus), vénén. Roussin (Boletus scaber), comest.

Rousson (Russula alutacea), comest.

Roussonne (Cantharellus cibarius), comest.

Roussotte (Cuntharellus cibarius), comest.

Roussoun (Russula alutacea), comest.

Rouzillon (Lactarius deliciosus), comest.

Rouzillons (Lactarius deliciosus), comest.

Rouzilloun (Lactarius deliciosus), comest, Royal (Amanita cœsarea), comest.

Royal picotat (Amanila muscaria), vénén.

Russule alutacée (Russula alutacea), comest.

— blanc ocracé (Russula ochroleuca), suspect. — bleue jaune (Russula cyanoxæantha), comest. — brülée (Russula adusta), suspect.

— dorée (Russula aurata), suspect.

— émétique (Russula emetica), Vénén.

-— entière (Russula integra), suspect.

— fétide (Russula fœteus), vénén.

— feuille morte (Russula xerampelina, comest. — fourchue (Russula furcata), vénén.

— jolie (Russula lepida), comest.

— noircissante (Russulu nigricans), suspect. — ocracée (Russula ochracea), suspect.

— de Quélet (Russula Queleti), vénén.

— rouge (Russula rubra), vénén.

— sanguine (Russula sanguinea), suspect.

— sans lait (Russula delica), comest.

— striée (Russula pectinata), suspect.

— verdoyante (Russula virescens), comest.

Sabadelle (Lactarius piperatus), comest.

Safrané (Lactarius deliciosum), comest.

Sahuquère (Pholiota ægerita), comest.

Sahuquero (Pholiola ægerita), comest.

Saint Martin (Tricholomu terreum), comest.

Saint Martino (Lepiota procera), comest.

Saint Michel (Lepiota procera), comest.

Salero (Tricholoma striatum), comest.; (Boletus granulata), comest.

Salero raspignous (Tricholoma imbricatum), comest. Sanghin blanc (Lactarius vellereus), suspect.; (Lactarius piperatus), comest.; (Laclarius controversus), comest. Sanguin (Lactarius deliciosus), comest.

Saussenady (Armillaria mellea), comest.; (Collybia fusipes), comest.

Saussicon (Psalliota campestris), comest. Sauzenado (Pholiota ægerita) comest.

Scleroderme verruqueux (Scleroderma verrucosum), comest.

Scleroderme vulgaire (Scleroderma vulgare), comest. Secadou (Marasmius ovreades), comest.

Seixh de Pachera (Boletus edulis), comest.

Sequel (Boletus edulis), comest.

Soquarel (Armillaria mellea), comest.

Sorcier (Boletus cyanescens), suspect.

Souchette (Collybia fusipes), comest.

Sparanis crépu (Sparanis crispa), comest.

Sponga d’erpetta (Clavaria flava), comest.

Sterée hirsute (Stereum hersutum)?

— pourprée (Sfereum purpureum) ?

Stipticus pane (Panus stepticus), suspect.

Strophaire écailleux (Stropharia œruginosa), suspect. — vert de gris (Séropharia squamosa), suspect. Sulfurin puant (Tricholoma sulfureum), suspect. Tathyron (Lactarius piperatus), comest.

Temoulo (Boletus scaber), comest.

Terfez du lion (Terfeza leonis), comest.

Tête de méduse (Armillaria mellea), comest.

Tête de nègre (Boletus aereus), comest.

Teurre mouton {Psalliota arvensis), comest.

Théléphore terrestre (Telephora terrestris)?

Tournebous (Cantharellus cibarius), comest.

Tout-roum (Psalliota campestris), comest.

Tramète gibbeux (Trametes gibbosa)?

Trauco-turro (Amanita vaginata), comest.

Tremoulo (Boletus scaber), comest.

Trenoulie (Boletus scaber), comest,.

Tricholome acerbe (Tricholoma acerbum), suspect. — agrégé (Tricholoma agregatum), comest.

— améthyste (Tricholoma amethystinum), comest.

Tricholome à pied rayé (Tricholoma grammapodium), comest.

Tricholome à tête blanche (Tricholoma leucocephalum), comest. Tricholome blanc (Tricholoma album), vénén.

— blanc noir (Tricholoma melaleucum),comest.

— colombe (Tricholoma columbella), comest.

= colosse (Tricholoma colomum), comest.

= de la Saint-Georges (Tricholoma Georg), comest.

Tricholome émarginé (Tricholoma sejunctum), comest. = équestre (Tricholoma equestre), comest.

= fauve (Tricholoma flavum)?

— gris de souris (Tricholoma murinaceum), comest.

Tricholome imbriqué (Tricholoma imbricatum), comest. —= nu (Tricholoma nudum), comest.

— panéole (Tricholoma Panæolum), comest.

— pourpré (Tricholoma ionides), comest.

— prétentieux (Tricholoma portentosum), comest.

Tricholome roux (Tricholoma vaccinum)?

— russule (Tricholoma russula), comest.

— rutilant (Tricholoma rutilans), suspect.

— savonnier (Tricholoma saponaceum), suspect. — soufré (Tricholoma sulfureum), suspect.

— sordide (Tricholoma sordidum), comest.

— strié (Tricholoma striatum), comest.

— sulfureux (Tricholoma sulfureum), suspect.

= terreux (Tricholoma terreum), comest.

—= ventru (Tricholoma hordeum), vénén.

— vergeté (Tricholoma virgatum)?

Trifolia negra (Tuber melanosporum), comest.

Tripette (Clavaria flava), comest.

Trompette des morts (Cratarellus cornucopioïdes), comest.

Trufo (Tuber brumale), comest.

Trufo negro (Tuber melanosporum), comest.

Truffa (Tuber melanosporum), comest.

Truffe (Tuber divers), comest.

— à crochet (Tuber uncinatus), comest.

— à spores noires (Tuber melanosporum), comest. — blanche (Tuber æstivumi, comest.

— d'été (Tuber æstivum), comest.

— d'hiver (Tuber brumale), comest,.

— de la Soint-Jean de Bourgogne (Tuber æstivum), comest.

Truffe de la Saint-Jean de Poitou (Tuber æstivum), comest.

Truffe des gourmands (Tuber melanospora), comest. — du Périgord (Tuber brumale), comest.

— franche (Tuber melanospora), comest.

— gros grain (Tuber æstivum), comest.

— grosse ou petite fouine (Tuber mesentericum), COmest.

Truffe maïenque de Provence (Tuber æstivum), comest. — mésentérique (Tuber mesentericum), comest. — messingeonne du Dauphiné (Tuber æstivum), comest. l Truffe musquée (Tuber brumale), comest.

— noire (Tuber melanosporum), comest.

— petit grain (Tuber æstivum), comest.

— puante de Provence (Tuber brumale), comest. — samaroque des Condomois (Tuber mesentericum), comest.

Truffe vermaude de Poitou (Tuber brumale), comest,. Tubaire furfuracé (Tubaria furfuracea)?

Tue-mouches (Amanita muscaria), vénén.

Urchin (Hydnum repandum), comest.

Ursin (Hydnum repandum), comest.

Vache blanche (Laclarius piperatus), comest.; (Lactarius plumbeus), suspect.

Vache rouge (Lactarius deliciosus), comest.

Vachette (Lactarius lactifluus), comest.

Vachette (Lactarius lactifluus), comest.

Velo (Lactarius lactifluus), comest.

Velouté noir (Paxillus atro-tomentosus), comest. Verdette (Russula virescens), comest.

Verdoun (Russula virescens), comest.

Verpe en dé ({Verpa digitaliforme), comest.

Vert (Russula virescens), comest.

Vert bonnet (Russula virescens), comest.

Vert des dames (Russula virescens), comest.

Vertet (Lepiota procera), comest.

Vesse de loup (Lycoperdon gemmatum), comest.; (Lycoperdon giganteum), comest.

Vian (Lactarius lactifluus), comest.

Vineux (Psalliota campestris), comest.

Vinois (Psalliota campestris), comest. Volvaire gluante (Volvaria gloiocephala), vénén. Xylaire du bois (Xylaria hypoxæylon), indiff.

Comme vous le voyez, 1l y a en a beaucoup de comestibles. Ce serait vraiment dommage de les laisser perdre!

Mais le plus sûr pour avoir le nom d’une espèce est de s'adresser à un botaniste de profession, comme il y en a beaucoup en province, ou à de grands établissements d'enseignement supérieur, la Sorbonne, par exemple. Les hommes de science, quoi qu'on en pense, sont toujours disposés à mettre leur savoir au service de tout le monde.

Dans les cas où la qualité d’un champignon est absolument inconnue, — et c’est Ce qui arrive pour nombre d'espèces — voici comment l’on procède : on capture des rats, — ou à défaut des souris, — vivants et on les enferme dans une cage. On les laisse jeûner un jour ou deux,puis on leur donne à manger des champignons sur la bonté desquels on veut être renseigné. Si les rats deviennent malades, et à plus forte raison s’ils meurent, on doit considérer les champignons comme mauvais. Si, au contraire, les rats ne sont nullement indisposés, on fait manger les mêmes champignons par des chats ou des chiens. Il y a bien des chances que, si ces animaux, dont l’organisation est très voisine de la nôtre, résistent, les champignons donnés sont bons pour nous. On commence

par en manger quelques-uns, et dans le cas où l’on ne se sent nullement indisposé, on augmente la dose petit à petit. Ces observations sont fort intéressantes pour tout le monde : si vous voulez bien les faire, ne les gardez pas pour vous.

VICTOR DE CLÈVES

TROISIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL de BOTANIQUE

Sur la Bibliographie et la Documentation botaniques.

Si la Commission d'organisation du Ille Congrès International de Botanique, qui doit se réunir à Bruxelles en 1910, a décidé de créer au sein de ce Congrès une « Section de bibliographie et de documentation botaniniques », c’est qu'elle a compris toute l'importance de cette question pour l’avancement des études botaniques et l'intérêt qu'elle aurait à être traitée dans un Congrès international qui réunira un nombre considérable de compétences en cette matière.

Le travail à eflectuer en matière de documentation botanique est immense, et toutes les questions que font surgir les études s’y rapportant ne pourront être élucidées en un Congrès, mais le Comité a pensé que la réunion, à Bruxelles, d’un très grand nombre de botanistes était une occasion unique pour mettre en lumière les desiderata de tous.

La Section acceptera donc tous les rapports relatifs à ces questions,et,en vue de réunir spécialement des documents sur les Jardins, Instituts et Bibliothèques botaniques, elle a rédigé un questionnaire pour l’établissement d'une enquête internationale, auquel elle voudrait voir répondre le plus rapidement possible par tous les intéressés.

Peut-être la Section sera-t-elle en mesure de publier ces renseignements à l’occasion du Congrès.

Le Comité recevra en outre avec plaisir : des brochures sur les Instituts, des annuaires, des plans, des gravures, des photographies, des portraits, des catalogues de bibliothèques, en un mot tous les documents qui peuvent être utiles pour faire connaître en 1910 aux botanistes de tous les pays, attirés à Bruxelles par le Congrès et l'Exposition Universelle,le développement pris par les Jardins, Instituts et Bibliothèques botaniques.

LE BRUCHUS PALLIDICORNIS

Un maraicher de Mantes m'a expédié des lentilles rongées par une espèce de Bruche particulière, le Bruchius pallidicornis.

La longueur du Bruchus pallidicornis est de 3 millimètres. Elle est noire et tachetée de blanc. Ses antennes, un peu plus grosses vers la base, ont leurs cinq premiers articles jaunâtres ainsi que les deux derniers. La tête, le corselet, les élytres sont noirs. L'extrémité de l'abdomen est couverte d’un duvet blanchâtre avec deux grandes taches noires. Les jambes antérieures sont rougeûtres et les intermédiaires noires avec l’extrémité fauve, les postérieures sont noires avec les cuisses dentées.

La larve, pour arriver à son entier développement, consomme la moitié au moins de la substance farineuse du grain de lentille. Elle y reste pendant tout l'automne et l'hiver.

Au printemps elle se transforme en insecte parfait et se répand dans la campagne où, après l’accouplement, la femelle va pondre sur les jeunes pousses de lentilles.

Cet insecte se multiplie à tel point que, après certaines années, on a été obligé de suspendre pendant deux ou trois ans la culture de ce légume afin de laisser périr cet insecte faute de nourriture.

Pour éviter de semblables dommages, il est nécessaire de ne semer que des lentilles absolument saines. Mais, comme il est difficile de les distinguer à première vue, voici comment ou procède pour les trier.

On fait séjourner les graines dans l’eau pendant deux ou trois jours. Au bout de ce temps, tous les mauvais grains sont remontés à la surface, ceux qui sont au fond sont bons à servir à l'ensemencement.

Mais il faut surtout que les voisins, propriétaires de champs de lentilles, prennent tous ces mêmes précautions, car la multiplication de cet insecte est tellement grande que les insectes, nés dans un champ voisin, s’introduiraient dans les autres et rendraient tous les soins inutiles. -

Heureusement, il y a, pour modérer cette excessive multiplication, un ennemi naturel de la Bruche. C’est un petit parasite, dit M. Goureau, de la tribu des Chalcidites et du genre Pteromalus, dont le nom est Pteromalus varians. Il est d’une couleur bronzée obeure, ses antennes sont noires et ses pattes fauves. La femelle pond ses œufs dans les larves de la Bruche, un dans chaque larve, ce qui ne l'empêche pas de grandir, malgré le ver qu’elle nourrit dans son corps, mais, elle ne peut subir ses transformations et se trouve remplacée dans sa cellule par la chrvsalyde de ce parasite qui sort de la graine à l’état parfait dans le temps où aurait dû éclore la Bruche. ; RSA

LIVRES NOUVEAUX

BOTANIQUE, par MM. Henri CoupiIN et BOUDRET. — 41 vol. in-8 relié, de 412 pages et 481 gravures. En vente chez LES FILS pD’AMILE DEYROLLE : 3 francs. Franco : 3 fr. 50.

Pour faire suite à la belle Zoologie que nous avons annoncée dernièrement, MM. Coupin et Boudret viennent de publier une Botanique dont l'intérêt n’est pas moins grand. Luxueusement éditée, admirablement illustrée, rédigée d'une manière très attrayante, elle plaira certainement beaucoup à ceux de nos lecteurs qui veulent s'initier aux éléments de cette science, si agréable par elle-même et, cependant, traitée d’une manière si rébarbative par tant d'autres ouvrages.

La crise du transformisme, par Félix LE DANTEC, chargé du cours de biologie générale à la Sorbonne. — 1 vol. in-16. En vente chez LES FiLs D'EMILE DEY- ROLLE. 3 fr. 50; franco 3 fr. 85.

Le transformisme est le système qui explique l’apparition progressive et spontanée de mécanismes vivants merveilleusement coordonnés, comme celui de l’homme et des animaux supérieurs. ï

Personne n'ignore plus que la théorie transformiste

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est l'œuvre de Lamarck, qui passa inaperçue au commencement du xixe siècle, puis fut remise en lumière lors de l'apparition du livre de Darwin sur l’origine des espèces.

M. Le Dantec redoute qu'une atteinte soit portée à cet admirable système philosophique, si les naturalistes acceptent la théorie des mutations. et des variations brusques du professeur de Vries d'Amsterdam. Cette dernière est appuyée sur des expériences appliquées à des espèces végétales et dans lesquelles ce savant a obtenu des résultats tout à fait remarquables. Le but de M. Le Dantec a donc été de remettre chaque théorie à sa place et de prouver que les expériences de M. de Vries n'infirment en aucune facon les découvertes de Lamarck et les conséquences qu'il en a tirées.

C’est donc un nouvel exposé de la théorie transformiste et une défense des idées du célèbre naturaliste que les Français doivent conserver comme un patrimoine sacré.

Bibliographie

Tous les ouvrages et mémoires ci-après indiqués peuvent être consultés à la bibliothèque du Muséum d'Histoire naturelle, à Paris.

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Le Gérant : PAUL GROULT.

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Paris. — Imp. Levé, rue Cassette, 11.

Ces papillons sont présentés de façon à pouvoir être utilisés soit comme presse-papiers, soit comme curiosité de vitrine. En ajoutant de 5 à 20 francs aux prix marqués, ils peuvent être préparés avec encadrement et cordon d'accrochage, ce qui permet de les disposer le

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