Sagittariæ, Fab. Lacord. loc. cit. p
Larve. — Perris, Ann. Soc. ent. Fr. 1847, p. 33, pl. 2. No11.
Longueur 11 millimètres ; largeur 4 millimètres.
Corps en ovale allongé, blanchâtre, à téguments fermes, atténué {vers les deux extrémités, courtement spinuleux et éparsement cilié.
Quatre fossetles sur le disque céphalique.
Téte très petite, blanc mat, cornée, lisse et luisante, cils latéraux épars, ligne médiane obsolète, bifurquée, trois fossettes sur le disque, une quatrième au point de bifurcation des deux traits, lisière frontale sinueuse: épistome court, transverse, labre petit, courtement frangé; mandibules courtes; mâchoires fortes à lobe allongé, conique, peu frangé, palpes à article basilaire long avec cil extérieur au bout, lèvre bilobée à palpes réduits ; languette peu apparente biciliée; antennes à article basilaire massif, le deuxième plus étroit, le troisième plus court, quatrième petit avec article supplémentaire à bout cilié; ocelles en deux rangées de cinq petits points noirs.
Segments thoraciques convexes, le premier marqué de deux fossettes réunies à leur base par un sillon transvarse,les deuxièmejet troisième bitransversalement incisés.
Segments abdominaux transversalement incisés. segment anal réduit, arrondi, armé de deux crochets ferrugineux et cornés, parallèles etarqués en avant ; à la base de ces crochets est une fovéole roussâätre, à pourtour ferrugineux stigmatiforme.
Dessous subdéprimé avec incisions transverses.
Pattes courtes, roussâtres, coniques, à base massive, à onglet tarsal acéré et ferrugineux.
Stigmates petits, orbiculaires, à leur place normale.
La larve vit des feuilles et des tiges du Sparganium ramosum qu'elle ronge en vue de son alimentation : elle progresse lentement; lorsqu'elle est arrivée au terme de sa croissance, elle se fixe soit au bas de la tige, soit au collet de la racine, et se met à l'abri dans une coque elliptique solidement fixée contre le support; puis a lieu sa transformation après avoir subi la phase transitoire par laquelle passe tout insecte au moment de sa transmutation ; son corps une fois enfermé daus la coque se raccourcit, laissant ainsi un certain vide intérieur.
Nymphe. — Longueur 10 millimètres ; largeur 3 millimètres.
Corps mou, blanchâtre, glabre sans autres particularités dignes d'être signalées.
La phase nymphale a une durée plus ou moins longue, de vingt à vingt-cinq jours, puis l’adulte éclôt, gagne le haut de la tige qui émerge de l'élément liquide et s’envole.
Adulte. — Ceux qui éclosent durantle cours de la belle saison s’accouplent et meurent après avoir assuré le sort de la nouvelle génération, de l’immuable espèce, ceux qui viennent un peu plus tard passent leur quartier &hiver sous les détritus des bords des mares ou des étangs; quant à celles dont l’éclosion a lieu un peu plus tard, en automne, elles passent dans leur coque, sans en sortir, la saison des frimas.
L'espèce n'est pas rare.