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Dentipes, Fab. Lacord. Loc. cit., p

Quatre traits ferrugineux, en arrière de la lisière frontale.

Larve. — Xambeu, 1er Mémoire, 1893, p. 224.

Longueur 10 millimètres; largeur 3 mill. 5.

Corps blanc mat, à téguments résistants, hérissé de petites spinules roussâtres et parsemé de mouchetures prunes.

Téte petite, subcornée, jaunâtre, quatre traits ferrugineux en arrière de la lisière frontale, les deux extrémes obliques, mâchoires charnues, à lobe réduit, antennes coniques, blanchâtres, annelées de ferrugineux, ocelles au nombre de cinq points dont un détaché des quatre autres qui sont disposés en forme de losange.

Segments thoraciques blanchätres, fortement convexes, le premier à surface rugueuse, à cils très courts, mêlés à de très petites spinules avec deux plaques jaunâtres, les deuxième et troisième à milieu transversalement incisé, finement rugueux.

Segments abdominaux, forme et dimension des deux précédents, un peu arqués vers l’extrémité, segment anal armé de deux crochets ferrugineux, cornés, aigus, recourbés en forme de grappin, à leur base est une petite plaque cornée, triangulaire,

Dessous rugueux, subconvexe, sans incisions transverses, mais avec de très courts cils; le dernier segment arqué se prolonge par deux petits lobes entre lesquels est anus à cloaque saillant, à bout tronqué.

Pattes subferrugineuses, à base charnue et blanchâtre, hanches cylindriques, charnues, cuisses et jambes coniques, villeuses, tarses en forme de crochet noir, bifide à pointe recourbée en dedans.

Stigmates petits, orbiculaires, flaves, à péritrème plus foncé, à leur place normale, la neuvième paire peu distincte à fond testacé, à la base supérieure de chaque crochet terminal.

Provenant d'œufs pondus à l’arrière-saison, la larve hiverne en se fixant sur les racines de la plante nourricière le Sparganium simplexz, Huds.; c’est aux étangs du Canigou, à l'altitude de 2.200 mètres, que nous l’avons observée : au retour de la belle saison, elle attaque les tiges ainsi que les feuilles du Sparganium sur lesquelles se passe sa vie larvaire; arrivée au terme de son accroissement, ce qui à lieu en juillet, elle se façconne une coque ovoide, grise, papyracée, qu'elle encastre contre la tige de la fleur ou de la feuille, aussi contre les racines, et sous la protection de cet abri, elle se prépare à changer de forme: c'est dans l’élément liquide que s’est passée son existence larvaire, c’est dans ce même milieu qu’aura lieu son évolution nymphale.

Nymphe. — Longueur 8 millimètres ; largeur 5 millimètres.

Corps blanc mat, en ovale allongé, glabre, un peu ridé, convexe en dessus, un peu moins en dessous; une ligne médiane longe le corps, les deux derniers segments bruns, cornés, segment anal bifide et cilié; antennes arquées, reposant près des genoux des deux premières paires de pattes, puis arquées en dedans,

La phase nymphale a une durée de trois semaines à un mois environ, l'adulte alors formé rompt le dessus de la coque, se dégage du réduit, puis grimpe le long de la feuille ou de la tige jusqu’à ce qu'il arrive à fleur d’eau, alors seulement il se fixe sur le végétal, raffermit son corps en contact avec l’air extérieur, puis qu'un chaud rayon de soleil vienne à frapper la mare ou étang, il prendra aussitôt son vol sans toutefois quitter son domaine aquatique pour se poser soit sur l’eau, soit sur les plantes qui émergent à sa surface.

Adulte. Son apparition a lieu en juillet ainsi qu’en août et durant le mois de septembre, alors que les eaux très basses des étangs du Canigou permettent à l’extrémité des plantes de Sparganium d’apparaître hors de l’eau ; les éclosions sont successives et non simultanées; elles se continuent dans ces lieux élevés jusqu’en octobre, époque à partir de laquelle une légère couche de glace se forme sur l’étang :le cycle biologique de l’espèce se trouve ainsi achevé pour recommencer ensuite.

L’adulte n’est pas rare dans ces conditions et apparaît sous plusieurs variétés.

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