‹ Le Naturisme dans Paul CartonChapitre 7 sur 17 · Î LE · texte numérisé non relu

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successivement aquatique, aérienne en dore tte La —. création est achevée dans l’homme fait à à la ressemblance de Dieu puisque ei à comnre eu la faculté de

créer.

La Giène die par la Chute le mystérieux. pro-

blème de la connaissance du Bien et. du Mal. Nos cerveaux occidentaux, s s'ils ont de la peine à accepter 1 a

phcation, n’en auront sans doute aucune à accepter le fait même. C’eut été lui retirer d’ une, main ce. qu'il Jui donnait de l’autre, si Dieu, après avoir nanti l’homme du pouvoir de créer et de se connaître en tant qué per sonnalité autonome, ne lui avait donné le libre-arbitre. Ainsi pourvu de ces attributs, l’homme se serait élevé comme un élève dans les classes successives en extériorisant ses no s’il ne s'était trouvé en présence du Mal.

Comment ce problème se pose- n il? Les Orientaux, les Hindous en particulier, prétendent qu'il existe ‘une conscience dans la pierre comme il en existe une dans la plante et l’animal. Si l’on entend par conscience 1e

fait de percevoir certaines vibrations qui nous échape ,

pent, il est certain, et Axel Munthe en rapporte des . exemples, que les animaux perçoivent par exemple l’approche de la mort. Certainés peuplades primitives auraient aussi, en plus du pouvoir d’envoûtement, celui de communiquer à distance par la pensée. Point n’est d’ailleurs besoin d’aller chercher aussi loin des exemples de ces perceptions à distance: des faits de cet ordre sont aujourd’hui connus et ne relèvent pas du domaine de la supercherie. Par contre, ces pouvoirs relèvent

parfois de la magie noire, pratique diabolique puisque

ramenant l’homme à des étapes de-son évolution qu’il a franchies. L’homme n’a plus besoin de ses instincts

et

ment heal de e run Le sûreté ds injections des ” : be Er immobilise sa Pre :

pas ie l'abeille se. on si jé ne peu s sa ruche re que Je spex languedocien continue sottement à à fermer & son trou après que sous ses yeux on en a retiré des > Épes A + & £ La. -connaissance du Bien et du Mal et le Tibre héubre Séttisnt que l’homme, sur le plan physique ou psychi- que peut répondre d’un côté ou de l’autre aux sollici- tations que l’extérieur effectue et la matérialisation dans un domaine où dans l’autre des influences du mal constitue ce que les religions appellent le Péché. Il n’y a | rien d’extérieur d’ailleurs dans ces influences; comme le dit Hamlet, « there is nothing either good or bad, but thinking makes it so ». Les Orientaux prétendent aussi que l’homme a non seulement un corps physique mais. aussi un corps psychique; on peut d’ ailleurs, après des ‘expériences effectuées scientifiquement, non seulement le concevoir mais le démontrer. Ce’ne-sont pas les” influences extérieures qui‘altèrent ce corps physique ou psychique, mais la manifestation sous la forme négative 7 14 __ de ces influences. Le but de l’existence serait alors de = Je s’affranchir de ces influences pour progresser dans les

- domaines de l’intelligence ou plus élevés encore, et re-

joindre ainsi cette monade dont parlait Leibnitz, présence en nous de Dieu. Le corps serait une limitation à notre activité, mais une limitation nécessaire, fût-ce quand

ce corps est malade ou amputé, comme la limitation de

l’activité d’un savant est nécessaire quand il revêt un scaphandre pour explorer un fond marin (E. Arnaud). Le fait d’avoir un tempérament donné lymphatique par

exemple, n’impliquera pas plus que celui-ci aura des

catarrhes que le bilieux n’aura une vésicule biliaire

pleine de calculs; il indique seulement que ces tempé-

raments sont exposés à ces affections de même que le scaphandrier est exposé par la limitation de son enveloppe à des accidents particuliers.

Le lecteur nous en voudra à la fois de la longueur et de la rapidité de cette digression. Qu’ importe; il était nécessaire de‘montrér jusqu'où va cette question, mais il ne nous était pas possible de la développer. On verra seulement ainsi, que l’on peut être d’un tempérament ou d’un autre, mais que suivant le domaine où se manifeste l’individu ce tempérament aura une signification différente. l

De par sa limitation l’homme est-soumis à un déterminisme et à des lois qu’il ne peut enfreindre impunément. C’est là le sens de cette allégorie que l’on trouve dans un vieux texte de Lordat, professeur à Montpellier, qui montre une barque, à l’avant de laquelle est une jeune femme tenant une voile et tournant le dos à la direction du vaisseau; à l’arrière, un squelette avec sa faux tient la barre ; au milieu, un vieillard dirige la voile appuyé sur deux béquilles; la jeune femme est, dit Carton qui l’a interprété le premier, la force vitale exubérante et folle, la mort est notre corps matériel qui

© nous limite, Fr vieillard se ta esprit ppuyé sur Ja science et la religion. Ces lois, les naturistes ont cherché à les connaître parce que le médecin, s’il n’ignore pas le rôle du facteur moral, se doit de se limiter lui aussi

sent par la foi, mais ceux qui n’ont pas la foi?

au jugement, non seulement de son intelligence, mais de son cœur, et c’est à ce point de vue que la médecine contemporaine est le plus coupable. Nous avons vécu D une ère de limitation matérielle trop étroite où l’on a . attaqué la maladie à la seringue et au microscope ; nom- ‘2 breux sont ceux aujourd’hui qui « laissent, comme le Toit le professeur Giraud dans sa leçon inaugurale de clinique médicale, monter ces voix intérieures », notre refuge contre ce matérialisme. Grasset se réservait de « passer de son laboratoire à l’oratoire ».

Si Dieu est l’auteur du cosmos, il est à supposer que c’est lui qui le pense dans chaque systole de ce monde

hasard heureux. S’I1 veut que les hommes viennent à lui en tant que personnalités autonomes, Il veut aussi que la santé soit le résultat d’un effort personnel. La santé recouvrée par des hommes qui apparemment n’y avaient plus droit, comme Roux, Upton Sinclair, Carton, devient alors la source d’une vie autrement féconde et dont aucune minute n’est neutre. La vie est le résultat d une lutte constante, de victoires sur l’épreuve.

soit, sur ce quelque chose de plus vaste, de partout présent, que nous ne pouvons saisir sans que cela nous échappe, le médecin est comme un peintre sans inspira-

au domaine physique. Tant nlieux : s’il en est qui guéris- |

Toutefois, même dans cette limitation, le médecin se. doit de comprendre les lois naturelles en les soumettant

et dès lors le phénomène de la guérison cesse d’être un

Si l’esprit n’est pas ouvert, par quelque porte que ce

tions qui vaut peindre) ut même et AR er vues 4 personnelles. On est parfois frappé à quel point les à ra formes que crayonne Rembrandt semblent À sortir de

l’ombre ; parfois même aucun trait ne les souligne, mais

la seule ombre les offre par les clartés qu elle laisse; : comme si cette forme était clarté dans son esprit et qu il 1

la dessinait en effaçant autour d'elle les fausses inter-

prétations qu’il a eu tant de peine à effacer dans son propre esprit. C’est même à ce trait que l’on reconnaît

l’artiste vrai.

Les conditions de notre vie occidentale ne sont pas ‘faites pour nous faire apprécier pareil procédé. Tout

n’y était que recherche du record, du matériel le plus colossal ou le plus rapide. Aujourd’hui, où chez nous

cette excitation est mise en veilleuse, une occasion nous … ñ : . Û Le est offerte de revenir sur ces valeurs. Quelle inspiration

pourrait recevoir de la vie et de la maladie un médecin

qui ne pense qu’en fonction du laboratoire ou du signe .

clinique. Trousseau le dit bien, la science n’est rien au

lit du malade, elle dépend du sentirhent de l’artiste qui

l'interprète. Le laboratoire n’est que le prolongement de son œil, de son tact et de son ouïe: il serait ee de s’en laisser faire accroire par lui.

Nous ne nous sommes peut-être pas fait comprendre assez profondément. Mais si pour le lecteur « le monde est, comme dit Giraudoux, plus en sûreté dans une seule note juste que sur le pont d’un superdreadnought » (on dirait aujourd’hui d’une forteresse volante) nous laisserons là le problème de la main et de la pensée; la Beauté, la Justice... sont de trop frêles entités pour

que nous ne les protégions de toute notre chaleur, en ce |

moment où le monde les écrase sous les chenilles et torpilles d’acier. Le même lecteur partagera aussi ce point de vue.

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