Mulier baptizare non praesumat
On sait que le jeûne du dimanche, on voit que l’enseignement sacerdotal des femmes et des laïques sont des pratiques suivies par les Manichéens (2). Et nul ne contestera que les Ariens 11e sont pas les seuls hérétiques dont la propagande alarme Lésai re (3).
paraissent viser d'abord l’apollinarisme ou le nestorianisme : c’est pourquoi on ne les a pas ici reproduites.
Le symbole quicumque semble s’inquiéter aussi des Manichéo-Priscillianistes : il ne traite, on le sait, que le problème trinitaire et le problème christologique ; mais il marque nettement la distinction des trois personnes [Burn, 4, 5, 19, 24] et plus brièvement [Burn, 29, 30] la vérité de l’humanité de Jésus, et, très précisément, la réalité de la résurrection des corps [38]. — Je n’ai pas à entrer ici dans les polémiques qu’a provoquées l’étude de ce texte : j’incline à y voir, avec Lejay, un écrit de saint Césaire. Je rappelle seulement que, pour Ivünstle (A, 204), il a pour patrie l’Espagne : on sait que le concile de Tolède de 633 y a largement puisé (Mansi, X, 615), comme aussi saint Isidore (Ep. VI et VIII. P. L. 83, 903-908). 11 est vraisemblable que les Lériniens se sont beaucoup occupés de choses d’Espagne, surtout peut-être de 507 à 54ü environ. [Noter déjà que Vincent de Lérins et Bachiarius (?) ont le même pseudonyme : Peregrinus.] — Sur YAthcincisium , cf. les bibliographies de Herzog-Hauck et de Vacant-Mangenot.
(1) Mansi, III (1759), 956.
(2) Voir p. 3, 30, n. 2; concile de Saragosse de 380 [canon relatif au titre de doctor] et, p. 34, le texte d’Apringius : se doctores asserant...
(3) Noter ce que Gennadius dit du Cœlesyrien Theodolus, Scrip. Ec., 91. P. L. 58, 1114 : il ne s’est procuré qu’un seul de ses livres, — qui combattait le Manichéisme — : ad me liber eius pervenit quem de Consonantia divinae Scripturae composuit id est Veteris et Novi Testamenti, adversus antiquos haereticos qui propter ditïerentiam praeceptorum vel caeremoniarum alium Veteris Testamenti Deum dixerunt, alium Novi. In quo
En Gaule aussi bien qu’en Italie, en Afrique ou en Espagne, dans tout l'Occident méditerranéen semble-t-il, la question manichéenne s’impose à la vigilance de l’Église catholique, au temps des Ostrogoths comme au temps de saint Léon.
ostendit dispensationis fuisse unius eiusdem Dei auctoris utriusque Scripturae ut alia per Moysen antiquis daretur lex in sacrificiorum cæremoniis..., alia nobis per Christi præsentiam in sacris mysteriis..., uno spiritu et uno auctore dictata. Serait-ce le texte qui nous est parvenu sous le nom de saint Grégoire ? Voir infra , p. 68.
Voir infra, p. 223-226, n. un traité pseudo-ambrosien de la Trinité , qui date peut-être du début du sixième siècle, Gaule du sud ou Italie du nord.