‹ Le néo-manichéisme et la légende chrétienneChapitre 67 sur 185 · LUTTE CONTRE LA LITTERATURE NEO-MANIGIIEENNE · texte numérisé non relu

LUTTE CONTRE LA LITTERATURE NEO-MANIGIIEENNE

Le Codex Monacensis i4469[o,26oX°A5oja été écritàS.Emmeran vers 823 : la première partie reproduit cinq traités de Justus, de saint Augustin et de saint Jérôme, de pseudo-Augustin et de pseudo-Jérôme ; la seconde partie, écrite sur l’ordre de l’évêque et abbé Baturich (1), contient quelques passages de Junilius, de Cassiodore et d’Eucher. Mais, d’abord, on y trouve un texte [f° i46r-i5ov] qui se divise naturellement en sept parties.

La première annonce un concile romain, tenu par Gélase et soixante-dix évêques très érudits, afin d’expliquer la foi : elle mentionne les sept noms du Saint-Esprit, les multiples noms du Christ, et revient aux sept noms du Saint-Esprit qu’elle met en rapport avec sept patriarches.

La phrase nunc vero de scripturis divinis agendum est quid universalis ecclesia calholicci recipiat... annonce la seconde partie : on y trouve un catalogue détaillé des écrits canoniques.

La troisième partie insiste fortement sur le privilège de l’église romaine que fondent les paroles de Jésus à Pierre et le double martyre de Pierre et de Paul: après Rome, viennent Alexandrie et Antioche, qui, toutes deux, se rattachent à Pierre.

On indique, dans la quatrième section [et quamvis illud fundame/?^u/7?...],surquelstextes doit s’appuyer la foi. Sans doute, lefondementde lafoi est Jésus-Christ: il n’en saurait être d’autre. Néanmoins l’église romaine, afin d’édifier, n’interdit pas de recevoir les Écritures que voici : — elle les range seulement après celles des deux Testaments qu’on a énumérées plus haut : — c’est le saint synode de Nicée selon les 3 1 8 Pères; le saint synode d’Éphèse où fut condamné Nestorius; le saint synode de Chalcé-

recipiendis libris des P. Gelasius I (Sitzungsberichte... München, hist. phil. Klasse, 1888, I, 54-86. — Thiel : De recdpiendis et non recipiendis libris. Braunsberg, 1867, in-8. — Zahn, Geschichte des neut. Kan., II (1890), 259. — Delisle, Notices et Extraits..., XXXI, 33; — Maassen, I, 239, 463, etc... Beaucoup de travaux, tous fragmentaires ou superficiels.

(1) Détails donnés par le ms. folio 143r. — Sur Baturich, voir Wattenbach-Dümmler, Deutschlands Geschichtsquellen, 7e édition, I, 1904, 258, 288, n. 5. — Notre manuscrit, pense M. A. Hôlder, a été copié sur un manuscrit anglo-saxon.

LE CONCILE PS EU DO- DAMAS IEN

doine où furent condamnées les hérésies de Nestorius et d’Eutychès.

« De même, les opuscules du bienheureux Cæcilius Cyprien, martyr et évêque de Carthage, item opascula beati caecili cypricini... » Ainsi commence la cinquième partie : après Cyprien, elle énumère les Pères orthodoxes qui ne se sont jamais écartés de la communion de l’église (romaine) jusqu’à leur mort : il faut les lire, legendos decernimns.

La sixième partie [item décrétâtes epistolas...] réunit les écrits d’un caractère moins bien défini et d'une autorité beaucoup moins grande: c’est une série intermédiaire entre les textes qu’il faut lire [ legendos decernimns J et les textes qu’il ne faut pas lire [qui non recipiuntur). On y trouve les décrétales des papes, les gestes des martyrs, les actes de Silvestre,... Rufin, Eusèbe, Orose, Sedulius, Juvencus.

Alors commence la septième et dernière partie : caetera quae ab haerelicis siue schismaticis conscripta... sunt , millatenus recipit catholica et apostolica romana ecclesia ; ce sont les écrits qu’il faut rejeter; on en donne une longue énumération.

Voici, intégralement, le texte de chacune de ces sept parties.

LE CONCILE PSEUDO-DAMASIEN

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