XXIX. iti ^mahâtmx-c unatriipço 'dhyâyab
X\X iti *nUhitmye triipço dhyâyab- 77*-
çubhâm i bhûyat | sarvaiagatâm |
I A XiHMv*d\ah rai^^nle qtie le roi Olnà^ia Yuddha. au commencement vUi MV xKvK\ M* lit exi^liquer le sens du Ilimaval khapda.
Un d'entre eux, Jaimini, au nom de la compagnie tout entière, interroge le vénérable iMârkandeya sur les lieux saints du Népal ; et Mârkandeya répond avec une infatigable complaisance à l'inlassable curiosité de son auditoire. Il glorifie d'abord le bois de Çlesmântaka où Çiva se métamorphosa en gazelle pour dépister les dieux lancés à sa recherche (I), puis le Dolâgiri où un brahmane irrité coupa la tête de Visnu (II), le Vâlmîkîçvara érigé par l'auteur du Râmâyana sur le lieu même où il composa son poème (III), le bois de Rakta- andana (Santal-Rouge) où Pârvatî triompha du démon Canda (IV), et les lingas élevés par tous les dieux témoins de la victoire (V), le Doleçvara sorti miraculeusement du sol (V), le Mangaleçvara qui commémore la résurrection d'un enfant (VI), le Tila-Mâdhava qui rappelle une apparition et un prodige de Visnu, le Svarnaçrngeçvara et le Ktleçvara fondés par Krsna. A propos de cette double fondation, Mârkandeya narre longuement en style d'épopée la guerre engagée entre le démon Mahendra damana et le fîls de Kfsna, Pradyumna; cette rhapsodie intercalaire, où le galant alterne avec l'héroïque, se termine en bon roman par un double mariage ; Pradyumna épouse et la sœur du démon vaincu, Prabhâvati, et la fîUe du dévot Sûryaketu nommée Candravatî (Vl-XII). Le Someçvara sert d'occasion à une autre rhapsodie développée ; Soma a érigé ce linga sur les conseils d'Agaslya pour se purifier de Tinceste qu'il avait commis avec Tara, la femme de son précepteur Rrhaspati ; en vertu d'un procédé cher au génie hindou, un récit secondaire se trouve inséré dans cet épisode ; Agastya y raconte à Soma l'origine des Râksasas, de Lanka leur séjour, et les austérités prodigieuses qui valurent à Râvana de devenir leur roi (XIII-XXVl). Enfin le mâhâtmya introduit, en l'adaptant à son but, la légende célèbre de Gunâdhya : l'auteur de la Brhatkathâ, après avoir remis au roi Madana l'original de
ses contes en dialecte paiçâcî, vient au Népal, y donne Texemple du pèlerinage circulaire {ksetra-pradaksina) et dresse le Bhrngîçvara (XXVII-XXX).
Le style et la langue du Nepâla-mâhâlmya n'appellent pasd'observation particulière; le poète manie sans embarras et sans incorrection les formules banales qui servent à tous les ouvrages du même genre. Mais son inspiration religieuse le classe à part; elle réfléchit fidèlement le syncrétisme éclectique qui a presque toujours prévalu au Népal. Les mâhâtmyas en général, comme toute la littérature pouranique dont ils se réclament, affichent une sorte de fanatisme sectaire ; le dieu local y est exalté aux dépens de tous ses rivaux. Le Nepâla-mâhâtmyaau contraire, en dépit de son origine clairement brahmanique, met sur le même rang Çiva, Visnu et le Bouddha. Le poète fait proclamer ridentité de Visnu et de Çiva par la voix de Nemi, comme au nom du Népal tout entier dont Nemi est le saint patronal. Au reste, Torthodoxie brahmanique de Tlnde n'a-t-elle pas admis le Bouddha parmi les avatars de Visnu? Ici le Bouddha n'est qu'une « forme » de Krsna; toutefois ils ne se confondent pas entièrement tous les deux. Si le Bouddha réside parfois, comme Kr^na, dans le Kathiawar {Saurdstra)^ il lui arrive aussi de passer en Chine [Mahâ-Ctna), où la présence de Krsna serait inattendue. Les divinités concurrentes ne rivalisent que de politesse aimable : Çiva- I^açupati félicite Nemi qui Ta reconnu identique à Visnu ; l'épouse de Çiva offre au Bouddha une faveur à choisir et consent à lui laisser partager avec Çiva les honneurs du culte. Et « le Compatissant )),qui ne veut pas être en reste de courtoisie, dédie à Çiva le linga de la Compassion (Kârunikeçvara).
Le Nepâla-mâhâtmya, comme la plupart de ses congénères, échappe à toute chronologie ; l'ouvrage est si complètement impersonnel qu'il semble flotter en dehors du
temps. Ni nom, ni date, ni indice qui permette même la plus vague approximation.
Le Vâgvatî-mâhâtmya^ ^ ou, pour reproduire le titre dans toute son ampleur, la Yâgvatî'mâhâtmya-praçamsd^^ donne comme une section du Paçupati-purâna ; j'ignore si ce Purâna, complètement inconnu par ailleurs, existe dans son intégralité ; je n*ai réussi à me procurer au Népal que
3. Mon ms. du Vâgvati-mâhâtmya est écrit sur papier népalais de petit format ; il a 71 feuillets, de cinq lignes à la page. 11 a été copié, sous la surveillance du pandit Vaikuntha Nâtha Çarman, d'après un exemplaire ancien, et il est tracé en beaux caractères népalais archaïques.
Incip. — cm namab çrïpaçupataye |
yasya vaktrâd viniskrântà Vâgvatî lokapâvanï | namâmi çirasâ devaip Çankaram bhuvaneçvaram || I. iti çrï Vàgvatïmàhâtmyapraçamsâyâm tîrthavarnane Prahlâdatapabsid-
dhir nâma prathamo 'dhyâyah. 7**.
II. iti çrîo opraçaipsâyâm tîrthavarnane Vibhïsanàstrasiddhir nâma. 11**.