‹ Le Népal: étude historique d'un royaume hindouChapitre 43 sur 85 · XVI. Sanatkumâra uvâca | etasminn antare.é · texte numérisé non relu

XVI. Sanatkumâra uvâca | etasminn antare.é

iti çrî» opurâne harineçvaraçrngahâra^O nàma. 54*. XVII. iti çrîo opurâne Içvaravâkyam nâma. 59". XVIII. iti çri» «purâne Gokarneçvarapratisrhàpano nâma. 61 ■. XIX. iti çrîo opurâne Gokarneçvarapratisthâpane pûrvàrdhakhandab. 63*». XX. iti çrio «puràne daksinaGokarneçvarapratisthâpano nâma. 65». XXI. iti çri» «purâne tîrthânandapurâne pûrvârdhakhandah. 67*. XXII. iti çrï Paçupatipurâne Vâgvatimàhàtmyapraçamsàyâni Vàgvatîstotram samâptam. 7i».

les chapitres consacrés à la gloire de la Vâgvalî (Bagmati). Ces chapitres, au nombre de trente, se répartissent extérieurement en deux divisions ; Tune, formée des quatorze premières lectures, a pour interlocuteurs Bhlsma qui interroge et Pulastya qui enseigne ; elle débute par une invocation triple : à Çankara, dont la bouche donne naissance à la Vâgvalî, à Pulastya lui-même qui a récité le Parâna, à Vyâsa qui Ta recueilli. Les lectures qui la composent portent régulièrement comme suscription : iti çri'Vâgvati" indhâlmya-praçamsâyùm.,, La seconde division, qui consiste en huit lectures, commence par une invocation à Paçupati ; elle a pour narrateur Sanatkumâra ; chacune des lectures porte comme suscription: iti çrl-Vùgvati'mâhâtmya'pra" çamsâyâm Paçupati-purâne,

La première division s'analyse d'elle-même en deux parties : le tirtha-varnana « le panégyrique des baignades sacrées », appelé aussi tirtha-yâtrâ-khanda « section du pèlerinage aux baignades sacrées » (I-V) et lePradyumnavijaya-khanda « la victoire de Pradyumna » (VI-XIII). Questionné par Bhîsma, Pulastya lui révèle la sainteté du Mrga-çikhara. où Narasimha parut sous la forme d'une gazelle ; de la VAgvalt, issue de la bouche de Çiva riant de plaisir aux pénitences de Prahlàda; des tlrthas d'Indramârga, où Vibhîsana pratiqua des mortifîcations et entendit réciter par son père Viçravas le Bâmâyana « qui était encore à venir » ; d'Umâ; d'Agastya, etc. (I-V). Suivent les aventures amoureuses et guerrières de Pradyumna, sa campagne contre Indradamana, son mariage avec ses deux amantes (VI-XIV). Le récit est parallèle à l'épisode du Nepâla-mâhâtmya, mais il en est indépendant.

Les huit dernières lectures, qui forment la seconde division, rapportent la métamorphose de Çiva en gazelle dans le bois de Çlesmânlaka (XV), les recherches des

dieux et la rencontre (XVI), le discours de Çiva aux dieux qui l'ont découvert (XVII), l'érection du triple Gokarneçvara par Brahma, Visnu et Indra (XVIII), l'histoire de Dhanada [Kuvera] qui sur les avis de son père Viçravas renonça à régner sur Lanka et s'en alla s'établir sur le Kailâsa (XIX), l'érection du Gokarneçvara de Tlnde méridionale par Râvana, frère de Kuvera et son successeur k Lanka (XX). L'ouvrage se termine par un catalogue de rivières, de confluents, de baignades sacrées, avec l'énumération des avantages qui leur sont respectivement attachés (XXI), et par une exaltation de la Vâgvatî (XXII).

Les deux mâhâtmyas, on le voit par cette brève analyse, mettent en œuvre à peu près le même fonds de légendes ; ils représentent deux rédactions d'un groupe de traditions, de récits et de contes locaux qui peuvent remonter à un passé assez éloigné. Le Vâgvatî-mâhâtmya n'est pas mieux daté que le Nepâla-mâhâtmya ; cependant, comparé à celui-ci, il donne l'impression d'une composition plus récente. Il semble avoir éliminé à dessein les noms des personnages qui rattachaient encore d'un lien, si vague qu'il fût, le Nepâla-mâhâtmya à la réahté humaine, à l'histoire. Vâlmîki, Gunâdhya en ontdisparu pour laisser toute la place aux dieux et aux démons. D'autre part, la différence de facture éclate aux yeux. La narration du Nepâlamâhâtmya est sobre, alerte, presque dramatique ; celle du Vâgvatî-mâhâtmya est lente, encombrée de longues descriptions par énumération qui sont parfaitement oiseuses. Enfin, de l'un à l'autre, l'esprit religieux a changé. Le Vâgvatî-mâhâtmya attribue à Çiva le premier rang sans partage ; les autres dieux sont ses inférieurs, et le Bouddha est résolument tenu à l'écart soit comme un suspect, soit comme un ennemi.

Le bouddhisme népalais a, tout comme le brahmanisme, cultivé le genre du mâhâtmya; il a célébré, et recommandé,

ses lieux sacrés dans le Svayamùhii-Purâna^. La désigna-

4. Svayambhû-Purâpa. — The Vfihat Svayamhhû Purârfam, containing the traditions of the Svayambhû-kshetrain iVèpa/, edited by Pandit Harapr.%sâd ÇâstrI. Calcutta, 1894 (Bibliotheca Indica, 6 fascicules). — Svayamhhû- Purûna, dixième chapitre, publié par L. de la V4LLÉ£-Poussi:<(. Gand, 1893 (dans le Recueil de travaux publiés par la Faculté de philosophie et de lettres de TUniversité de Gand, 9« fascicule). — Analyses dans : Hodgson, Essays on the languages, literature and religion of Népal, London, 1874, p. 17 sqq. ; Rajendralala Mmu, ne sanskrit Buddhist literature of Népal, Calcutta, 1882, p. 249-259. — HAa4PiL4SAD Ç.\sTRi, Xoles on the Svayaînbhù-Purûna, dans le Journal of the Buddhist Text Society of India, vol. 11, part. Il, 33-37. — Manuscrits décrits dans : Gowell and ëggeling. Journal of the Royal Asiatic Society, 1875, VIU, p. 2-53, n«* 17, 18, 23. — Pischel, Katalog der Handschriften der Deutschen Morgenlàndischen Gesellschaft, 2 3. — Bendall, Catalogue of the Buddhist Sanskrit Manuscripts in the Unicersity Libmry, Cambridge, add. 870, 871, 1468, 1469, 1536. La biTve analyse que je donne est fondée sur la recension intitulée S\*àyanibhuva-purà9a. CiOmme ce texte (déjà signalé, je le rappelle, par .M. de La vallée- Poussin) n*a pas été décrit, je crois utile d*en donner une dt^soription sommaire.

BibUothi^)ue Nationale, mss. sanscrits. D, 78, 152 feuillets: 0,33X0,107, g lignes à la page. Caractère devanàgari. L On\ namo ratnatrayàj'a |

paJVcavaroan saniuocânu paAcabhûtâny abhâvayat | pravrttau paAcatatvâtmâ paAcabuddhâtniane naniali || Longue intaxiuction en prose: Jinaçri interroge Jayaçri à Gayâ sur la Sva- Yau\bhut|\Jittikatlu. A^oka et Upagupta. Récit de la visite de Çâkyamuni au Nc|vaL l es veri remplacent la prose :

lumbintvad lamvani alokva vadatàqi varab | vaktui)x SitfûUituttitmyam cakâAksa dhârrayani âsanam || 7^. Vl \*\|Mr«tK»n \^U-mJi\iim\a revient encore p. 8*). \X\ xwVY^mbhuw puratie snjy^"*tirûpasvayamutpannasya svayambhûmâhâtn»v,4\\Miw«i|i tunu pmthatwo \lh\à\*ab. 14^ (^^ Vrhat« 1, H).

xKHUi)^ jjimutsuko Cîuhx-es'varidevâdisaipbhavam | kjhiA khJ^ratUïU dcvi prakaçim âgamad N-ibho || vKNUiain »JK'aiU»îx nriun^ hradançosanaip tathà | »V» >»» xvMAïuWkwvv |Hiuuc dhatudaharudigopucchaguhyeçvariprakàçamifl- »«x»K.*»t\ uuuwUtM ^v^nu vlvU»vv> dhyavab. it* (= Vrhato III).

lU »u \0 xwuambhuvv ^HJiaiVf Krakutîsandàbhigamanabhikçucaryâcaraçia \ K»^MV» K\\k>'«»>^AWavj»îï luuu trt»yv> ahyavab. 4i*(=Vrhat» IV). fV M^H«^^^»k*»Ww^\aUth^i^J^ biuw suunnuhiraatmikâm | s\s ^u xv,uau»bhw\\^ nuh.ipu»aMe Ma\MCU*|aradâgàdimakâradaçasaipbhavaip ui^vk v^vv»nk^ Nlb\.ua^ in* V Vrbat^ suite du IV). \ wk4»vs\N.M uuokb>.u>ai.n NUtpkathain vitarogioam ]

lion de Purâna n'a sans doute été appliquée à cet ouvrage qu'en vue de donner le change et de faire concurrence, par une heureuse confusion, aux prétendus extraits des Purânas mis en circulation par les brahmanes. Le Svayambhû- Purâna ne contient aucun des cinq éléments constitutifs d'un Purâna ; il ne traite ni de la cosmogonie, ni des créations secondaires, ni des généalogies divines et héroïques, ni des grandes périodes fabuleuses, ni de la géographie universelle; il se borne à magnifier Svayambhû, et la colline qui le porte, et d'une manière générale, toute la vallée

iti çrï svayambhuve purane vïtarâgasamutpattikathanam nâma paRcamo 'dhyàyah. 73» (=i Vrhatofin du IV).

VI. atho vaksyâmi tïrthànâip mâhàtmyam kâmadâyinâm | santi bahûni tîrthâni tesàrp mukhyâni dvàdaça ||

iti çrî svayambhuve purâne punyatîrthâdidvàdaçatîrthavarnanaip nâma sastho 'dhyâyab. ioi*»(= Vrhat» V).

VII. çrnu bhûpopatîrthânâm kathâm atha samàsatah | kundakûpatadàgâdipranâlïracitâtmanâm {{

iti çrï svayambhuve mahâpurâne upatîrthamàtrkàpïthaçmaçânavarnanarp nâma saptamo 'dhyàyab. 106^ (== Vj-hat" V).

VIII. iti çrî svayambhuve purâne çrïdharmadhâtuvâgîçvaramandalâbhidhânapravartanaip nâmâstamo 'dhyâyab. 119» (=Vrhat° VI).

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