‹ Le Népal: étude historique d'un royaume hindouChapitre 62 sur 85 · V. sup. p · texte numérisé non relu

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méfiance obstinée des Gourkhas condamna celte œuvre de statistique à demeurer stérile. Dix ans plus tard, Hamilton constatait la décadence lamentable du commerce népalais due aux défauts du gouvernement, au manque absolu de crédit, à la faiblesse de la loi et à la fausseté du peuple ; il dressait à son tour une liste des articles d'échange qui se rapportait seulement au passé. La longue dictature de Bhim Sen rendit au Népal Tordre et la prospérité. De 1816 à 1831, au témoignage des marchands indigènes, le commerce népalais avait triplé*. L'enchérissement du prix de la vie au Népal dans la même période confirme lenrichissement du pays. Entre 1792 et 1816, on avait pour une roupie 25 patlis (84 kilogrammes) de riz; de 1832 à 1835, 5 pattis seulement (17 kilogrammes); la valeur du riz avait quintuplé dans ce court espace de temps. La valeur des graines communes : maïs, millet, avait presque décuplé : 1 roupie les 4 mûris (290 kilogrammes) de maïs en 1792- 1816; 1 roupie les 9 pattis (30 kilogrammes) en 1832-35. La valeur de Targent, comparée à celle du cuivre, montre une diminution de 10 0/0 entre 1816 et 1832'.

A ce moment-là même, Hodgson multipliait ses efforts pour augmenter le mouvement commercial entre Tlnde, le Népal et le Tibet ; il servait en même temps par là les intérêts de la patrie britannique et les intérêts du Népal qu'il aimait comme une autre patrie. Il espérait que le Népal, enrichi par son commerce, renoncerait à ses ambitions de conquête brutale et reprendrait les traditions paisibles et prospères des Mallas. Du même coup, le marchand russe serait écarté des régions où son influence constituait un danger et une menace. Hodgson condensa les informations qu'il avait recueilUes officieusement auprès des

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