AuFREciiT, Cat. Mss. Oxon
2. Goraksa-<;ataka, vers 2: ... (;n-Mînanâthani bhaje (i6., 236). — Çakliratnâkara (lantra), ch. v: Mïno Goraksakaç caiva Bhojadevah... Mînanâtho Mahervarab {ib., 101). — Çàyara-tantra : les disciples des 12 kàpàlikas sont... Minanàtha, Goraksa, Carpata... {Notices of Sansk, mss.^ 2d séries, vol. I, p. 111, page xxxvii.)
3. « Mînanàtha-dharmaràj, who is Sànu (or junior) Macchindra ». Vamç., p. I'i9.
4. A moins qu'il faille le reconnaître dans l'àcârya Lûjipa, surnommé na-lto-ba « ventre de poisson » =-= Matsyodara, i)ar confusion avec Matsyendra? et qui est mentionné à côté de Carpata, comme dans la citalion précédente Minanàtha et Goraksa. V. Taranatha, p. 106, et la note de Schiefner.
ses rudes exercices \ Les ascètes aux oreilles percées (Kànphdtds) qui se réclament de Goraksa Nàtha ont laissé au bouddhisme un souvenir qui ne leur fait pas honneur ; à la chute de la dynastie des Senas, quand TÉglise indienne perdit son dernier appui, les yogis qui suivaient la règle de Goraksa Nàtha, étant d'esprit fort simple, se firent dévots d'îçvara, pour obtenir des rois hérétiques quelques honneurs; ils disaient même qu'ils ne feraient pas d'opposition aux Turuskas*. Dans la société orthodoxe de Tlnde, les noms de Matsyendra Nàtha et de Goraksa Nàtha servent encore d'éponymes h deux clans des Jugis du Bengale, caste équivoque qui se prétend d'origine brahmanique, malgré le mépris dont elle est entourée'.
L'accumulation de tous ces faits semble éclaircir les origines de la divinité népalaise. Les premiers yogis qui montèrent de l'Inde au Népal, appelés peut-être par la piété enfantine de Narendra deva, y trouvèrent sans doute une divinité consacrée par l'usage, mais étrangère aux cadres réguliers. Peut-être elle portait le nom de Buga\ dont les Névars se servent encore pour désigner Matsyendra Nàtha, tandis que l'élément hindou emploie la désignation vulgaire de Macchîndra Nàth. Fidèles à la méthode d'adaptation pratiquée toujours par les religieux hindous en contact avec les peuples barbares, ils affirmèrent y reconnaître le Lokeçvara du mont Kapola; les petites dimensions de F image adorée au Népal, et que la tradition a fidèlement préservées jusqu'ici, constituaient au moins un trait de ressemblance avec l'idole du mont