‹ Le Népal: étude historique d'un royaume hindouChapitre 76 sur 85 · lIlOUEN-TSA.NC, Ul, 62 ; et cf. FOUCIIER, p · texte numérisé non relu

lIlOUEN-TSA.NC, Ul, 62 ; et cf. FOUCIIER, p

pelles, rappelle comme une relique aulheolique le séjour miraculeux de Ci va. Un jour que le dieu se trouvait à Bénarès, sa ville sainte et son séjour de prédilection, en compagnie de Pârvalî son épouse, il lui prit fantaisie de se dérober à Tattenlion respectueuse des dieux ; il se transporta au Népal, et se métamorphosa en gazelle dans le bois des Çlesmântakas. Les dieux inquiets s'élancèrent de tous côtés à sa recherche, et finirent par le connaître sous sa forme d'emprunt. Ils le prièrent, le supplièrent de retouiv ner avec eux soit au Kailâsa, son Olympe, soit à BénarèSi sa Jérusalem. Çiva leur échappa et bondil sur l'autre rive de la Bagmati. Les chefs des dieux se décidèrent alors aie saisir par la corne ; la corne éclata dans leurs mains. « GeA bien, dit Çiva; puisque j'ai résidé ici sous la forme d*uii ,^ animal (/?af2/), je porterai ici le nom de Paçupati (animalseigneur). » Visnu prit pieusement un des fragments de la corne éclatée et la dressa comme un linga ; les trois autres fragments furent transportés, pour être adorés comme des lingas: sur le bord de la mer du Sud, à Gokarça; sur le

bord du fleuve Candrabhâga * ; et dans le paradis d'Indra, à Amarâvalî. Tous les dieux accoururent pour rendre leurs hommages à Paçupati ; le Bouddha lui-même donna rexemple*. Cela se passait dans des temps très anciens; pourtant des Yogis inspirés ont révélé la date de l'événement : 300 ans avant la fin du Tretâ-yuga, environ neuf cent mille ans avant notre époque ^ Un peu plus tard, Visnu et Brahmâ voulurent savoir jusqu'où pénétrait l'éclat qui émanait de ce linga; ils parcoururent tout l'univers sans arriver à le perdre de vue *. Mais, dans la longue suite des

Page 1