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IX. : Première racine dorsale

ces colonnes représente, d'après nous, le noyau d'origine de toutes les fibres motrices destinées aux muscles d'un même segment de membre.

Ces noyaux segmentaires à grand axe longitudinal existent en grand nombre dans les différents segments médullaires du renflement cervical et du renflement lombo-sacré. Ils sont à la fois juxtaposés et superposés <Je telle façon que le noyau d'un

segment donné, le noyau du bras par exemple, est placé par son extrémité supérieure en dehors et en arrière du noyau segmentaire sus-jacent de Tépaule, tandis que son extrémité inférieure est située en avant et en dedans du noyau segmentaire de l'avant bras, fig. 3.

Dans la corne antérieure d'un même segment médullaire du renflement cervical et du renflement lombaire on rencontrera donc des cellules nerveuses appartenant à différents noyaux segmentaires. Or, toutes ces cellules nerveuses envoient leur prolongement cylindraxile dans la racine antérieure du nerf périphérique, fig 3.

La constitution anatomique d'une racine antérieure de la moelle est donc complètement indépendante de l'existence ou de la non existence de noyaux segmentaires.

La substance grise de la moelle est irriguée par les artères collatérales provenant des artères spinales de la pie-mère. Ces artères médullaires se distribuent dans la substance grise suivant le plan transversal de la moelle, c'est-à-dire abstraction faite de l'existence des noyaux segmentaires.

Comme les lésions de la corne antérieure sont généralement sous l'influence immédiate des artères nourricières, elles doivent intéresser la substance grise suivant son diamètre transversal plutôt que suivant son axe longitudinal.

Une lésion de cette substance grise limitée a un noyau segmentaire, et cela sur la hauteur de deux ou trois segments médullaires, est donc matériellement impossible. Cette lésion, quelque limitée qu'elle soit, intéressera presque toujours les noyaux segmentaires voisins. On comprend dans ces conditions pourquoi une atrophie d'origine myélopathique aflecte presque toujours une distribution radiculaire, et presque jamais une distribution segmentaire, malgré l'absence dans la substance grise de noyaux radiculaires et l'existence incontestable de noyaux segmentaires.

Les faits cliniques invoqués par Déjerine ne prouvent donc rien contre la nature segmentaire de la localisation motrice de la moelle épinière.

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(z" fasdcnle, 3o Juin 1907.)

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