ACTE II. — SCENE II
Plus nobles, je le veux; plus âpres, à coup sûr; Voilà la loi fatale? Et cependant Tazur, Éternel confident des âmes inquiètes, Plane immuablement calme sur nos tempêtes; Et les astres aussi, sans en être troublés.
Voient la grêle hacher nos arbres et nos blés.
ÇARIPOUTRA
Tu ne nous apprends rien. Ainsi voit-on les brahmes Planer, sans s'émouvoir, sur le trouble des âmes Qu'agitent les plaisirs profanes de Tamour.
GAUTAMA
Le brahme voit pourtant la nuit suivre le jour.
Le jour suivre la nuit; la saison pluvieuse
Arrêter tout essor de floraison joyeuse;
Il voit, si haut qu il vive au-dessus des coudras.
Comme eux blanchir sa barbe et s'affaiblir son bras.
Et vieillard presque mûr pour une autre naissance,
IL sent, de jour en jour, s'effacer sa puissance
Et se rapetisser son esprit de savant,
Comme s'il préparait déjà l'âme d'enfant
Qui doit vagir au fond de cette chair bornée
Où recommencera demain sa destinée.
Donc un brahme, pas plus qu'un ascète ou qu'un roi,
Ne s'élève au-dessus de la commune loi.
ÇARIPOUTRA
Est-ce en se nourrissant comme une courtisane, Qu'on atteint des sommets interdits au brahmane?
GAUTAMA
A force de souffrir on souffre avec orgueil.
Prenez bien garde, amis, à ce suprême écueil Où Màra, pour\oyeur de la terrestre vie, Pousse insensiblement Tàme presque affranchie!
ÇARIPOUTRA
Évite-t-on lecueil en cherchant le plaisir?
GAUTAMA
Tu ne crois pas on moi? Préfères-tu choisir Un autre çuide?
ÇARIPOUTRA
11 faudra bien qu on s y résigne Si lu no cosses pas une oxisionce indigne,
Jo no saurais, holasî lo oonvainoro aujourdhui, l^ar ma olario oommouoo où oommonoo ta nuit.