‹ Le Nirvâna: poème dramatique en quatre actesChapitre 45 sur 72 · Scène I · texte numérisé non relu

Scène I

DEVADAT, MAHANA

, ravages qu'il fait sont chaque jour plus vastes; /l 1^\, Il ne respecte rien, ni lois, ni dieux, ni castes; Si nous ne parvenons à briser son effort, Il sèmera partout la révolte et la mort.

Car au niveau de tous il traîne sa science.

Des rois même, des rois embrassent sa croyance. Et son père, le chef du peuple Çakya, Le proclame bouddha, lui qui le renia Jadis. C'est à pleurer!

MAHANA

Nous avons mieux à faire.

Le roi de Magadha, notre roi, le révère, Et je vois trop, hélas ! à son front soucieux, Qu'il est près de trahir la foi de ses aïeux. Heureusement son fils, partageant notre angoisse, Ne veut plus tolérer que ce fléau s'accroisse Et jusqu'en son palais menace son repos.

Avant la nuit, ce vil Bouddha des vils troupeaux. Ce sinistre exploiteur de la faiblesse humaine, Saura pourquoi le sort parmi nous le ramène.

(Trùs confidentiellement.)

A loisir il pourra goûter son Nirvana.

DEVADAT

Que ce soit un hommage aux dieux qu'il profana!

MAHANA

Tu nous approuves ?

dp:vadat

Tous approuveront de même La fin de Gautama, c'est la fin d'un blasphème. Et qui lui plongerait un poignard dans le sein.

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