ACTE III. — SCÈNE V. gS
(A Gautama.)
Toi que je reconnais pour le Bouddha sublime, Maître, comment laver mon peuple de ce crime ? Jusqu où rimpiété va-t-elle ? J'avais su Que déjà, dans mon parc on t'avait mal reçu ; On m'avait dit qu'à plus d'un vénérable moine, En aumône on avait offert un peu d'avoine.
L' affront ne suffit plus; on veut t'assassiner !
(A Angoulimata.)
Lève-toi !
GAUTAMA, au Roi.
Laisse-le plutôt se prosterner!
Car cet homme est venu prouver à cette foule Qu'il suffit d'un regard pour que le mal s'écroule
LE ROI
Mais tout crime mérite un châtiment.
GAUTAMA
Aussi Te prierai-jc de m'en réserver le souci !
DÉVADAT, à Mahàna.
Tout cela va fort mal ! Je n'attends pas la suite !
94 l^E NIRVANA.
MAHANA
Unis dans nos espoirs, restons-le dans la fuite.
(Ils s'échappent à travers la foule.)