‹ Le Nirvâna: poème dramatique en quatre actesChapitre 54 sur 72 · QUELQUES VOIX · texte numérisé non relu

QUELQUES VOIX

Qu'on le chasse!

ANGOULIMATA, d'une voix éclatante.

Jetons plutôt au Nirvana son âme lasse !

(11 s'élance vers Gautama, le poignard levé.

QUELQUES RELIGIEUX, se précipitant vers lui.

Assassin ! Assassin !

GAUTAMA^ les arrêtant d'un geste impérieux.

De quoi vous troublez-vous ?

Cet homme ne me veut aucun mal ! Il est doux Et bon. Regardez-le! Pauvre enfant! sa menace Est encor dans sa main, mais nest plus sur sa face.

ANGOULIMATA, baissant la main.

Qu ai-je donc ? Je ne puis !

(}AUTAMA

Donne-moi ton poignard !

(Le guerrier le lui donne et tombe à genoux.)

Mieux que dans mes discours, tu lus dans mon regard

DÉVADAT, bas à Mahâna.

Fuyons !

MAHANA

Il faut rester!

DEVADAT

Nos noms, s'il les prononce?

MAHANA

C est par la fuite, en pareil cas, qu'on se dénonce. Ne craignons rien! Le Prince est, du reste, avec nous!

DES VOIX, dans la foule.

Le Roi !

(Le Roi accourt avec sa suite.)

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