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L'effet produit sur l'indice oscillométrique nous permet done bien de situer le nitrite parmi les vaso-dilatateurs ; celte action est inconstante à la dose commune où nous l'avons utilisé, et non seulement d'un sujet à l’autre, mais encore d:un jour à l’autre sur le même sujet. En général toutes les premières injections augmentaient l'indice ; ce n’est que dans les séances suivantes qu'il était moins influencé ; ceci par quel mécanisme ? Malgré un effort cardio-toniqu”, la paroi artériel!> eurait-elle nerdu ©? son élastinié +es fibs musculaires auraient-elles perdu de leur tonus normal, par un travail excessif iniposé par les injections précédentes ? Ces muscles, qui sont soumis à une gymnastique constante, seraient-ils shockés par le médicament au point d'avoir de la peine à reprendre peu à peu le jeu, la souplesse, en un mot la fonction qui leur est dévolue ? Et Ja cause de la diminution de l'indice, concomittant à une chute de la pression, enregistrée chez le sujet de l'Obs. VII, n'est pas d'une explication bien facile sans invoquer sa sclérose ; et pourtant il ne manque pas de scléreux (Obs. L. IT, VI, ete.), chez qui le phénomène ne s'est pas réalisé,
Nous pensons, et c'est là l'avis de notre maître le Docteur Guy Larocue, que les nitrites agissent en produisant lai rupture d'un reflexe vaso-constricteur, tels les reflexes mis en jeu au cours de la crise d’angine de poitrine, sur lesquels récemment a insisté le Docteur Ch, LauBry, dans sa Séméiologie cardio-vasculaire, La douleur chez les angineux a son origine au myocarde, puis gagne insensiblement la paroi thoracique antérieure pour irradier le plus
us,
souvent dans le bras gauche, ou vers le cou, la nuque, ou même encore la région épigastrique ; elle suppose un reflexe dit vaso-sensitif. Il part du lieu de l'excitation, atteint la moëlle par les filets sympathiques et rejoint par les racines postérieures (dernières paires cervicales, premières paires dorsales), le territoire cutané dont elles dépendent. Parmi les conceptions pathogéniques de la crise d'Angor, la théorie coronarienne divise les cliniciens en partisans de l'oblitération proprement dite, et partisans du spasme constricteur. Nous accepterions que les deux modalités puissent exister, devant l’action des vaso-dilatateurs parfois médiocre, mais plus souvent du plus heureux effet, en admettant que celui-ci se produit chez les spastiques en brisant le reflexe initial.
D'autre part, le nitrite de soude, proné par ALQUIER dans les crises viscerales du tabès, constitue un des exemples les plus nets de son action élective sur le système sympathique.
Contre les crises hypertensives paroxyÿstiques de causes diverses, indépendantes, du moins au début, d’une hypertension permanente, les nitrites ne semblent pas doués d'une propriété efficace. Ainsi VicLarer et Lappas ont observé à « Beaujon » une malade de 75 ans, présentant des accès de dyspnée extrêmement violents, avec cornage. tirage et angoisse sans polypnée, pendant lesquels la tension s'élevait à 27-11 (en Lemps normal : 17-8), accès dus à une irritation du pneumogastrique droit englobé par une tumeur du mediastin; un contrôle biopsique à permis d'identifier un lymphosarcome métaplastique typique. Au
cours d'une crise, trois ampoules de nitrite d'amyle en
inhalation, n’amenèrent aucune amélioration de la dysp-
née, mais la T A subit une baisse légère et transitoire, alors que l’atropine (4 milligr. sous-cutané) produisit une action exactement inverse.
Hanvier et Bariéry ont rapporté à la Société médicale des hôpitaux, l'observation d’un sujet de 35 ans qui présentait des phénomènes analogues dus à un néoplasme du 1/3 supérieur de l'œsophage, englobant le plexus laryngé, et chez qui la T A, au cours des paroxysme;, s'élevait de 15,5-9 à environ 23 ou 25. Le nitrite d'amyle ne fit qu’abaisser la pression de 25-10 à 19-9 sans atténuer Ja dyspnée.
Ces faits prouvent l'existence de crises hyrertensives par irrilation centripète du X, déclanchant une décharge d'adrénaline contre lesquelles les médicamenis du groupe
des nitrites sont inopérants.
Indications. — Contre-indications
Le nitrite de soude sera donc le médicament de . Foix
des hypertendus spasmodiques par irritation du sympa-
thique. En bénéficieront au premier chef les :ngineux
(angine d'effort, angine de decubitus), même ceux qui en dehors de toute poussée paroxystique possèdent une tentension artérielle normale ou voisine de la normale, En second lieu, les sujets qui présentent des bouffées hypertensives à retentissement périphérique sont justiciables du nitrite en injections ; et parmi ceux-ci PETrzETAKIS cit dans une communication à la Société de Biologie une
observation de claudication intermittente dans laquelle il
a obtenu une guérison maintenue au moins quatre mois après trois séries de piqûres de o gr. o> et de o gr .03 , SCHLESINGER, de Vienne, et Nacx, de Budapest; signalent les excellents résultats qu'ils ont obtenus par un traitement identique de la même affection. D'autre part, nous nous permettons de rappeler l'Obs. XVII, dans laquelle la sédation de crises de pseudo-asthme nocturne fut obtenue malgré un début de fléchissement du cœur gauche,
Contre les céphalées nocturnes que le malade a coutume, d'ordinaire, de chercher à calmer à coups de cachets, contre les phénomènes dus au spasme des artères encéphaliques ,comme des artères périphériques, le nitrite se révèlera souvent comme des plus utiles.
En dehors de ces avantages, pourra-t-il nous rendre des services contre l'hypertension elle-même en temps que symptôme ? Nous avons vu que, dans certaines de nos observations, la chute de la pression n'était ni d'un instant, ni éphémère, mais qu'elle se maintenait d'un jour à l’autre, même pendant plusieurs jours, el même chez des sujets atteints de néphrite chronique (Obs. HE, Phenol, 30 %, Obs. V, Phenol, ho %). I n'est pas indifférent au médecin de posséder un vaso-dilatateur qui abaisse une T A exagérément élevée, au-dessus des chiffres observés lors d'un premier ëxamen, et permette de réduire en partie les conséquences redoutables pour le malade, tout en le soulageant.
D'ailleurs, la thérapeutique d'une hypertension permanente relève d’abord de sa cause, que l’on ne découvre pas toujours dès la première heure ; souvent même l'origine réelle est inconnue, et c'est avec raison que GaALLA-