‹ Le Nitrite de Soude en Injections chez les HypertendusChapitre 43 sur 49 · EN · texte numérisé non relu

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VARDIN s'élève contre certains diagnostics étiologiques : « C’est se leurrer, écrit-il, chez ces malades, que de parler vaguement d'arthritisme, d'’artério-sclérose, d'alcoolisme, d'intoxications diverses, d’auto-intoxications intestinales, comme si un amoncellement de causes douteuses pouvait acquérir la vertu d'une cause efficiente ».

En présence d’une hypertension chez un eciamptique, malgré la néphrite aigüe et l'albuminurie qui laccompagnent, le moins averti n'oublierait pas l'élément causal dû à l’intoxication causée par le produit de conception ; devant une hypertension de la menopause naturelle ou artificielle, comme devant une « nephro-aortite syphilitique » pour citer le terme imagé de GALLAVARDIN, nul n'omettrait de traiter l'agent causal, et nous-mêmes, nous garderions bien d’opposer, comme médicament princeps de telles affections, des injections de nitrite de soude !

Quant aux cas de contre-indications de ce médicament, nous pensons, élant donné les effets physiologiques, qu'il importe en premier lieu de ne pas l'administrer, malgré l'existence d’une hypertension quelconque, aux malades dont l'insuffisance cardiaque serait par trop avancée. Un sujet qui présente des petits signes de brightisme, ou de la dyspnée d'effort, chez lequel l'examen clinique décèle, outre une tension artérielle élevée, de la tachycardie avec gros cœur et bruit de galop, des œdèmes périphériques, de l’albuminurie, n'est pas à notre avis à traiter par ie nitrite de soude ; quoique Perzeraxis lui reconnaisse une action cardiotonique obtenue par une meilleure irrigation du muscle cardiaque, sous l'influence d’une dilata-

tion des artères coronaires, nous estimons qu'il est inutile

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