‹ Le Nitrite de Soude en Injections chez les HypertendusChapitre 46 sur 49 · PRE "PA AE · texte numérisé non relu

PRE "PA AE

VID) : la malade a eu pendant 48 heures des renvois acides, mais à continué à avaler régulièrement pendant vingt jours sa solution qui l’a considérablement soulagée. Mais c'est là une dose d'exception que nous ne renouvellerons pas désormais.

Nous préférons donc la formule pharmaceutique sui-

vante Nitrite de soude ....7:..: SG gr. 60 Alcoolat de mélisse...... 5 gr.

Eau distillée q. s. pr....... 150 cc.

dont chaque cuillerée à soupe contient o gr. 03 de nitrite. (Une avant chacun des deux principaux repas dans nn demi verre d’eau).

Certains auteurs ajoutent environ 1 gr. par jour de nitrate de potasse qui a l'avantage de favoriser la diurèse et serait pour Lauper BRUNTON un puissant auxiliaire du Nitrite.

Le nitrile, est-il toxique ? — D'après RicaauD « les nitrites sont des médicaments très toxiques dont il convient de surveiller l'emploi...», ceci dit après l'étude du nitrite d’amyle et du N. de S. Nous ne croyons pas qu'il soit rationnel de rapprocher ces deux médicaments au point de vue de leur toxicité.

Hucnarp avait tenu le nitrite éloigné de la thérapeutique pour des raisons déjà signalées. Remis en honneur vingt ans après, par lui-même et par Albert Rom, il dut subir des assauts de quelques auteurs qui lui préféraient le gui, croyant à sa propriété méthémoglobinisante. Ailleurs, nous lisons dans la thèse de Bac (1915):

« Il est prudent de s'abstenir de l'usage de ce produit,

pen ie y A

en raison de ce fait que la dose active et la dose toxique sont très voisines l’une de l’autre ».

Nous tenions à avoir le cœur net sur cette question, quand parmi nos investigations nous est tombée sous les yeux la thèse de ZEckt, inspirée par Koux-ABrEesT, et destinée au Doctorat en Pharmacie. De ce travail intitulé « Toxicité du Nitrite de Soude » nous retirons quelques enseignements qu'il n’est pas inutile de reproduire ici.

Tout d’abord, il faut o gr. 30 de ce produit, per os pour tuer un cobaye de 500 gr. en trente minutes, ou O gr. 20 par voie sous-cutanée. D'autre part, des doses quotidiennes comprises entre 2 milligr. et 8 ctgr. par kilog. d'animal ont pu être administrées quotidiennement par la bouche pendant cinq semaines, sans qu'il en soit résulté ni des modifications du poids de l'animal, ni des signes d'intoxication.

Des recherches toxicologiques sur les viscères ne permettent de retrouver que 1/20° de milligr. pour 1 ctger. de nitrite. « Quant à la méthémoglobine elle n'existe pas toujours dans le sang des cobayes intoxiqués ». Suivant ces auteurs, le nitrite par la bouche « apparaît comme ayant une toxicité moyenne comparable à celle du chlorate de potasse ou de l'acide picrique » — et : « Si nous admettons qu'elle soit la même pour l’homme et le cobaye,

une dose de 4 gr. étant ingérée paraît susceptible de

provoquer très rapidement la mort d’un adulte ». De

là, à la dose que nous conseillons, la différence mérite

d'être soulignée.

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