‹ Le Nitrite de Soude en Injections chez les HypertendusChapitre 45 sur 49 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

ETUDE PHARMACOLOGIQUE

Nous laisserons de côté dans ce chapitre tout ce qui a trait aux procédés de préparation industrielle du nitrite de soude, à ses caractères physiques, ses diverses réactions chimiques ; nous nous bornerons à l'étude de sa voie d'administration, de sa posologie, et terminerons par

quelques lignes sur sa toxicité,

Mode d'administralion. — Nous préférons de beaucoup comme donnant les résultats les plus constants les injections intra-musculaires. Au cours de nos expériences pour ne pas remuer ou déplacer le sujet, elles étaient pratiquées en plein muscle deltoïde, ou dans la région sous-cutanée correspondante, où elles ne provoquent aucune réaction douloureuse. La voie intra-veineuse préconisée par les principaux promoteurs (SCHLESINGER, NA- GY, LEPEHUE) nous semble douée d'une action moins prolongée, sans doute à cause d'une élimination plus rapide.

Reste l'administration en potion et solution, indiquée

par tous les formulaires, Nous devons déconseiller d’edul-

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corer les potions avec un sirop acide destiné à masquer une saveur où une odeur désagréable : dans le cas particulier un correctif du goût est nécessaire. Or, nous avons fait l'essai avec des sirops de limons, d'écorces d’oranges am. de framboise, etc.: outre qu'ils perdent peu à peu leur belle couleur rouge ou rosée, et ont une tendance à prendre une teinte brunâtre, il se produit presque aussitôt une décomposition du sel. Il suffit pour s’en rendre compte de respirer l'acide azoteux qui se dégage du mélange. Nous utilisons donc comme correctif soit le Julep gommeux du Codex, soit l’alcoolat de Mélisse.

Contre l'absorption per os, dans le cas où les injections serarent impossibles à pratiquer pour une raison quelconque, nous accusons le liquide gastrique de provoquer ir vivo la même réaction que nous venons de signaler in vitro. À notre avis l’action momentanée et fugace résulte de l'instabilité du nitrite, de sa décomposition rapide en présence de l'acide chlorhydrique de l'estomac. Administré en injections intra-musculaires, il se trouve en milieu alcalin, dans lequel il se maintient plus longtemps sans subir d’altération, et c'est peut-être là la raison de son action plus prolongée.

Enfin, il importe de signaler ici que les solutions de nitrite, en présence ‘d'un acide, mettent en liberté l'iode des iodures alcalins, incompatibilités que lon aurait tendance à réunir dans une même formule magistrale.

Les solutions s’altérant à la lumière, il sera bon de les prescrire per petites quantités, en en flacon ou ampoules

de verre jaune.

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Posologie. — Voici un hypertendu que nous nous proposons de traiter par le nitrite .Le premier jour, après avoir rempli les conditions primordiales indiquées au Chapitre T, nous pratiquons une injection intra-musculaire de 5 gr. o2 et nous observons ce qui se passe ; la tension Faisse puis remonte, l'indice oscillométrique est peu modifié ; si le surlendemain le même phénomène se reproduit, nous penserons, en principe, à nous orienter vers une autre médication. Par contre, la T. A. baisse (cf. fig. 1), l'indice augmente ; attendons 24 ou 48 heurés : si la pression n’est pas remontée à ce qu'elle était lors du

premier examen, le cas est favorable.

Nous pratiquerons un série de 6 à ro injections (une tous les deux jours) de » cc. de la sol. à 1 p. 100, en notant les pressions avant et après chaque séance. Souvent après la première, le malade commence à ressentir une amélioration ; après la 3° ou la 4°, si cette éventualité ne s'est pas produite, le nitrite est inopérant, il est inutile de le continuer dans l'espoir d'obtenir une sédation des symptômes. On pourra ainsi tous les 3 ou 6 mois pratiquer une série d’injections (de 6 à 20) sans redouter une action nocive.

Par voie buccale, la dose la plus commode est de o gr. o6 p.d. en deux prises diluées dans un demi-verre d’eau. On pourra ordonner o gr. 10 en trois fois sans inconvénient, et quelquefois, cette solution suffit à calmer la céphalée nocturne. Nous ne pensons pas que des doses supérieures soient nécessaires ; du moins, sontelles mal tolérées par l'estomac. Nous avions formulé

jusqu'à o gr. 60 par jour à prendre en deux fois (Obs.

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