‹ Le nombre musical grégorienChapitre 104 sur 534 · I. Mode · texte numérisé non relu

I. Mode

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Même exercice en notation moderne, r

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Avant de chanter cet exercice on voudra bien lire l'explication suivante :

280. — Place des ictus. — Les lois générales de la rythmique exigent une subdivision au centre de totcs ces groupes. Leur analyse ordinaire, à l'état isolé, est la suivante :

a) Ictus initial sur la première note (II. 263).

b) Ictus thétique final sur la deuxième note longue (IL 262 a).

c) Ictus de subdivision, portant nécessairement sur la troisième note, car deux ictus rythmiques ne peuvent se suivre (I. 84).

Les six temps simples de ces groupes se divisent donc en trois temps composés binaires.

281. — Intensité ; accentuation rythmique des groupes. — Plus cette étude s'avance, plus aussi la longueur des groupes, qui déjà sont de petites incises, permet d'appliquer pratiquement les notions exposées dans la première partie sur la distribution de l'intensité (I. 147, 149), sur l'accentuation des rythmes, et la place des arsis et des thésis dans la phrase mélodique, et par suite sur la chironomie (I. 202, 205).

On connaît la règle générale d'après laquelle l'intensité doit suivre le dessin mélodique : elle croît avec la montée, décroît avec la descente. En conséquence, le sommet dynamique, ou r accentuation rythmique se portera sur la note ictique la plus élevée du groupe, c'est-à-dire :

jo Sur Xz. première note de tous les groupes, ligne A, et l'intensité sera décroissante ;

2° Également sur la première note de tous les groupes, ligne B, bien que cette note ne soit pas la plus élevée du groupe ; mais elle est en même temps initiale et ictique, qualités qui attirent sur elle l'intensité de l'accentuation rythmique ; donc intensité décroissante ;

30 Sur la troisième note de tous les groupes, ligne C ; c'est la note ictique la plus élevée : intensité ^-<C ^ !::== —

40 Sur la dernière note des groupes, ligne D ; intensité crescendo. Cependant l'occasion de conduire ces motifs en decrescendo se présentera dans le cours d'une phrase grégorienne, l'élève devra donc, dans les exercices de solfège et de vocalisation, se rendre maître de ces diverses nuances d'intensité ;

50 Deux notes ictiques sur le même degré dans un même groupe, ligne E, donnent lieu à une indécision sur la place de l'accent rythmique : le choix est libre. On peut le placer sur la première note ou sur la troisième, et conduire l'intensité en conséquence.

Il n'y aurait plus matière à liberté si l'un des ictus était surmonté du trait romanien

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isfc

Fig. TQÇ

qui indique ici une force, une accentuation bien marquée. Cette note ainsi désignée à l'attention deviendrait l'accent obligatoire du groupe.

282. — Les mouvements mélodiques très limités, intervalles de seconde par exemple, ligne E, dernier groupe, n'amènent que des changements d'intensité très délicats. L'entrée dans la phrase de ces légers dessins, le rôle qu'ils y jouent, le contexte, assignent le caractère dynamique qui leur convient.

283. — Rythme et chironomie. — La place des ictus et des accents rythmiques déterminée, il devient facile d'indiquer avec précision les élans et les repos rythmiques de ces groupes, et d'en figurer la chironomie. Il faut distinguer plusieurs catégories dont les différences ont pour base la forme mélodique de ces neumes.

Lignes A, B. — Les groupes de ces deux lignes s'analysent : une arsis, deux thésis... (1. 150. Exercice XII).

Fig. 200

Le premier temps composé binaire est à Xélan du rythme, les deuxième et troisième, suivant la descente mélodique et dynamique, forment une double thésis.

Ligne C. — Analyse rythmique de ces groupes : deux arsts, une thésis. Ici le sommet mélodique et l'accent rythmique se trouvent sur la subdivision centrale : il est tout naturel que le mouvement rythmique suive l'ascension des mouvements mélodique et dynamique, ce qui donne deux arsis, une thésis.

Montée du rythme et de la chironomie

Montée de la dynamie Montée de la mélodie

Fig, 201

Tous les ordres — mélodique, dynamique, rythmique et chironomique — concourent, chacun dans sa sphère, à former l'unité de ces groupes par une même impulsion, une même direction.

Ligne D. — Analyse rythmique : deux arsis, une thésis. La chironomie, dans ces groupes, s'attache à reproduire de préférence l'ascension mélodique ; car, on l'a vu, l'intensité en est mobile et dépend du contexte de la phrase.

Ligne E. — Deux analyses rythmiques sont possibles selon la place de l'accent rythmique :

' Avec cet accent sur la première note : une arsis, deux thésis ; avec cet accent sur la troisième note : deux arsis, une thésis.

§ 5. — Groupes-rythmes de six notes.

Rythmes composés de sept temps simples.

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