‹ Le nombre musical grégorienChapitre 113 sur 534 · Wî · texte numérisé non relu

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Fig. 20Q

Tous les groupes-temps surmontés d'un astérisque sont unis aux neumes suivants par simple juxtaposition graphique. Exemples avec textes.

g nr^ "^ ■

Âspér-ges me.

Vi-di

aquam.

i^^ES

A- spér- ges me.

Vi- di

Fig. 2IO

quam.

Dans tous ces cas, l'ictus rythmique de chaque groupe tombe, selon la règle générale (II. 263), sur la première note de chaque neume.

305. — Chaque groupe- temps doit être considéré, dans l'ensemble mélodique et rythmique, comme un seul temps binaire ou ternaire, qui trouve son complément et son appui sur le groupe suivant. La succession de groupes ternaires dans la musique moderne, par exemple dans une mesure à 1 2/8, donne une idée assez exacte de l'exécution de ces groupes grégoriens :

Fi'g. 211

La juxtaposition graphique des neumes n'empêche pas, en effet, une union très étroite entre ces groupes, en musique comme en chant grégorien, pourvu qu'on les considère comme un seul temps.

Dans les mélismes purs, ils sont reliés entre eux par le sens mélodique et par le sens rythmique ; et lorsque les paroles interviennent, l'union est plus intime encore à cause du mot, qui ajoute à l'unité mélodique et rythmique l'unité de ses propres éléments.

B. Comment les manuscrits indiquent-ils la juxtaposition des groupes?

Il y a plusieurs manières de reconnaître cottt Juxtaposition.

306. — \° Le simple rapprochement des groupes. — C'est le procédé des documents sans signes rythmiques ; il est bien primitif, et de plus, souvent traité négligemment par les copistes : il ne serait pas prudent de faire fonds sur lui ; car il n'offre que de faibles garanties. Les manuscrits rythmiques sont plus précis.

307. — 2° La seule absence, dans ces derniers codices, de toute lettre d'allongement à la fin des groupes, est un indice presque infaillible de l'intime juxtaposition des groupes.

Prenons les exemples suivants :

Plusieurs mss. Sangalliens

Trait. Deprofundis

Lib. usualis

Dômi-ne

Mss. Sangalliens.

Trait. Qui régis

Sab. IV. Temp.

Âdventus

rtyri-r^ '"iiph

ra

inténde

Fig. 212

Une mora vocis doit-elle se faire sentir après l'un ou l'autre de ces groupes, après le pes subbipunctis ou Xune des clivis ?

La réponse est donnée par les neumes sangalliens au-dessus de la portée ; ils n'ont aucun signe de retard, ni après le pes subbipunctis, ni après les clivis; il faut diOVif:: juxtaposer tous ces groupes dans récriture et dans l'exécution.

Ce second procédé n'a encore qu'un caractère tout négatif, avec le troisième nous avons des indications positives.

308. — 1° La présence de certaines lettres significatives romaniennes ou messines. — Ce sont les suivantes :

c = céleri ter;

fk = statim;

cô = conjungatur ;

n = naturaliter, dans les manuscrits messins.

Toutes ces lettres ou sigles fournissent des renseignements indiscutables,

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