STROPHICUS PRÉCÉDÉS OU SUIVIS DE GROUPES A L'UNISSON
458. — Les exemples suivants feront bien comprendre les cas dont il s'agit :
A. Exemples de strophicus précédés de groupes à l'unisson.
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B. Exemples de strophicus suivis de groupes à l'unisson.
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Pig- 349
C. Exemples de strophicus à la fois précédés et suivis de groupes à l'unisson.
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Ce dernier exemple n'est que la réunion des deux précédents. Il faut fixer l'exécution pratique de ces différents cas.
459- — Quelques-uns, sous prétexte de facilité, demandent que ces trois ou quatre notes à l'unisson soient réunies dans un seul son prolongé. Il est impossible d'adhérer à ce sentiment.
Une longue expérience pratique nous convainc, chaque jour davantage, que
Pour obtenir l'ensemble des voix.
Pour éviter une confusion rythmique toujours pénible à entendre,
Pour rentrer en possession d'un effet esthétique vraiment grégorien, il est nécessaire de distinguer, plus qu'on ne l'a fait jusqu'ici, le strophicus et les groupes, au moyen de douces et délicates ondulations ou reprises du son.
Rien, en effet, n'est plus antirythmique, plus antigrégorien et, disons-le, plus difficile en pratique, que ces longues traînées de notes à l'unisson qui, semblables à des digues, arrêtent et brisent le cours ondulé du fleuve rythmique. Elles sont, du reste, à première vue, contraires à Faspect de la notation neumatique.
Deux exemples :
Ju- râ- vit a
La seule comparaison graphique des neumes-accents et de la notation carrée suffit à prouver combien les premiers sont supérieurs, en clarté rythmique, à la notation sur lignes. D'un côté, parfaite distinction graphique de chaque groupe, de sa nature, de son rôle ; de l'autre, confusion, resserrement des groupes et de leurs éléments.
La notation adéquate serait celle-ci :
T A ♦rij^P^v
Ju- ravit a
Fi g. 352 Fig. 353
460. — On peut sans crainte poser ce principe, que les mélodies grégoriennes n'admettaient jamais une prolongation de plus de deux ou trois temps simples sur la même corde. Dès qu'une succession de quatre, cinq ou six notes à l'unisson se présentait, on avait affaire à quelque répercussion : les anciens n'auraient rien compris à l'amoncellement de tant de notes en un son unique sans subdivision rythmique.
Si donc la répercussion de chaque note était autrefois en usage dans la dis trop ha et la tristropha;
Si, aujourd'hui encore, on s'entend pour faire cette répercussion au moins sur la première note de chaque strophicus, nous pouvons en conclure que la répercussion, si appréciée des maîtres grégoriens, se faisait dans les rencontres de groupes et de strophicus.
Mais il faut voir de plus près cette question pratique, à la lumière des notations rythmiques.
§ I. — Strophicus précédés de groupes se terminant à l'unisson du strophicus.
^ig' 354
461. — En ce qui concerne le strophicus, une répercussion est exigée sur la première apostropha, et, sur cette note, se place l'ictus rythmique (II. 446) ; c'est la règle générale avec les exceptions qu'elle comporte.
462. — Quant au groupe qui précède, l'examen des manuscrits nous apprend qu'il peut être, selon les cas, traité
Soit en groupe-temps, c'est-à-dire sans ictus rythmique sur sa dernière note.
re- gum a
Fig- 355 Fig. 336
Soit en groupe-rythme, avec ictus rythmique long sur la dernière note.
JXIÈME PART Laon239
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