Exemples à'oriscus placés un ton au-dessus de la note
précédente :
a) Intt.Loçutiar... re- gum.
h) Cota. DiciU pusillanimes... ec-ce...
S :Tr^
C) Intr. Dum [cum) clamarem.
hu- mi- li- â- vit...
Szz=z===5^
d) 0£f. Stcui in holocausto..
tau- rô- ru m...
Fi^- 397
490. — Il ressort de cette première constatation que Xoriscus est
d) Une note élevée, finale de groupe ; et, pour compléter l'assersion de D. Schubiger, il faut dire qu'en général, Xoriscus est plus élevé que les deux notes qui l'avoisinent immédiatement, avant et après ;
b) Une note légère de transition, intimement liée au groupe précédent ; il serait plus exact peut-être de dire que Xoriscus fait partie intégrante du groupe qui le précède, (i)
La connaissance de ce double caractère va nous aider à nous rendre compte de la nature et de l'interprétation de Xoriscus placé à l'unisson de la note finale du groupe précédent. (2)
(i) Le manuscrit de Laon 239, dans ces mêmes exemples A'oriscus ascendants, donne à cette note un signe spécial qui ressemble à un très petit porrecius sangallien dont la troisième branche serait ondulante.
(2) Uoriscus ne se trouvant jamais seul sur une syllabe dans les éditions modernes, il n'en sera pas question ici. Rythme Grég. — 24
L'oriscus à l'unisson de la note précédente.
491. — C'est le cas ordinaire dans la notation actuellement en usage.
Tous les degrés de l'échelle sont bons pour Voriscus, mais il préfère s'installer sur la corde au-dessus du demi-ton, c'est-à-dire
sur/rt ou do.
A. — Oriscus sur/^ ou do.
a) Com. Ecce Dominus
yi.c/
il-la
/i.yi
b) i^. G. Tollite.
ve-stras
c) Trait. Domine avdivi...
B. — Oriscus sur sol, la, ré.
a) OÉf. Confortamini...
umbrô- so
-Stnr
e-nim
^ Ak
b) R7. G. £* Sion...
véni- et
f "* JU
c; Com. Dicite...
confortâmi-ni
Voriscus se rencontre très rarement sur le si ou sur le mi.
492. — Le double caractère de Voriscus se retrouve dans les exemples précédents :
Note de transition, — Voriscus l'est bien certainement ; car il es^ apposé à la fin d'un groupe et il conduit immédiatement, soit à un groupe, soit à une syllabe.
493, — iVote élevée, — bien que ce caractère n'apparaisse pas tout d'abord, à cause de l'unisson, l'étude des manuscrits révèle qu'un léger fléchissement de la voix sur la note précédant Voriscus, mettait celui-ci dans un demi-relief mélodique, suffisant pour lui conserver son caractère.
Les manuscrits neumatiques indiquent cette nuance à leur manière :
au lieu de Vorisctis,
ils emploient la virga
i\i yi
^ig- 399
La transcription toute naturelle de cette dernière équivalence demande le si ou le mi avant Voriscus, et de fait, de nombreux manuscrits de toute provenance donnent cette version.
494. — Cependant il est curieux de remarquer que, dans l'Antiphonaire digrapte de Montpellier, les deux dernières notes des neumes J\l tt /\] sont traduites à l'unisson.
Sur ce point, il y a de nombreuses variantes dans les manuscrits neumatiques et dans les manuscrits sur lignes.