‹ Le nombre musical grégorienChapitre 172 sur 534 · D. Quatre notes et plus devant le quilisma · texte numérisé non relu

D. Quatre notes et plus devant le quilisma

Laon 239

S. Gall

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Fig. 44Q

Même observation : suivre les règles ordinaires. 553. — E. Strophicus devant le quilisma.

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Ce cas est assez rare ; il faut cependant une direction pratique : nous rappelons simplement ce qui a été dit plus haut (IL 480-483).

554. — Premier exemple. Tristropha (Fig. 450). — La notation neumatique de ce strophicus implique la répercussion au moins de la dernière stropha marquée d'un épisème : cette stropka sert de soutien au guilisma, il sera bon de faire cette répercussion. La tristropha est donc traitée comme un groupe de trois notes, avec ictus rythmique sur la première et la troisième (II. 480).

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Fig. 452

555. — Deuxième exemple. Di stropha (Fig. 451). — De ces deux strophas, celle qui précède immédiatement le qiiilisma est la plus importante, l'épisème qui la souligne réclame un ictus rythmique suivant la règle ordinaire (II. 544). L'exécution serait alors, avec répercussion des trois /« ,•

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Fig- 453

Si les deux strophicus sont unis dans un seul son, on aura

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Fig. 454

ce qui est moins conforme à la notation neumatique, mais un peu plus facile (II. 481).

Exercice XLV.

Sur le quilisma.

Une note devant le quilisma.

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Deux notes devant le quilisma.

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Trois notes devant le quilisma.

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Même exercice, transcription musicale.

Strophicus devant le quilisma (IL Ex. XLII)

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Même exercice, transcription musicale.

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Avec cet exercice, se termine notre deuxième Partie. Tout ce qui concerne le rythme pratique des groupes mélodiques et des mélismes y a été traité dans le plus grand détail ; et on a essayé d'y exposer, avec le plus de clarté possible, les secrets du nombre musical grégorien. Maintenant il faut, d'après le programme tracé plus haut (I. 22-25), étudier ces mêmes groupes dans leurs rapports avec les textes liturgig7ies qui presque toujours les accompagnent. Ce sera l'objet de notre troisième Partie.

RÈGLE GÉNÉRALE D'EXÉCUTION POUR TOUS LES GROUPES. LEGATO. VOCALISATION LIÉE.

556. — Le style grégorien est avant tout un style lié; les groupes les plus simples, dès les premiers exercices, doivent porter ce cachet.

La liaison la plus intime doit exister entre les notes d'un même groupe. Les longs groupes eux-mêmes, avec subdivisions rythmiques, ne font point exception à cette loi. Le chantre doit en émettre toutes les notes très distinctement, mais avec un legato parfait et, qu'on nous permette l'expression, comme d'un seul coup d'archet. '

557. — La valeur intensive des groupes est très variable. Le même groupe peut être conduit crescendo ou decrescendo, selon sa place dans la phrase mélodique et son contact avec les mots. En principe, dans l'étude du groupe isolé, le crescendo est la loi ordinaire pour le dessin mélodique ascendant, le decrescendo, au contraire, pour le dessin descendant. Mais quelle que soit la marche mélodique ou dynamique, la liaison des notes doit toujours demeurer parfaite, et la dynamie elle-même, bien entendue, ne peut qu'aider au legato.

558. — L'importance de la liaison des sons est telle, pour la bonne exécution des groupes grégoriens, qu'il est nécessaire, au risque d'empiéter sur un sujet qui appartient plutôt au solfège grégorien, d'indiquer les moyens qui conduisent à cette liaison parfaite. Ces moyens sont fort bien exposés dans les bonnes Méthodes de chant moderne ; aussi ne craignons-nous pas de leur emprunter les préceptes clairs et précis qu'elles donnent à ce sujet ; car la manière de lier les sons est la même pour toutes les musiques et pour tous les temps. Nous n'avons ici que l'embarras du choix. M. Théophile Lemaire, dans « Le Chant, ses Principes », (i) résume l'enseignement général des plus grands maîtres :

{i) Le Chant, ses Principes et son Histoire, par Théophile Lemaire et Henri Lavoix fils, Paris, Heugel et fils, 1881.

nous lui empruntons ses préceptes et même ses exercices, avec les légers changements nécessités par leur application à l'art grégorien.

559- ^ — ^ La liaison des sons, dit-il, consiste' dans la manière de passer d'un son à un autre, en les unissant tous deux moelleusement. Pour obtenir une liaison parfaite, il faut que le chanteur, après avoir respiré, conduise la poussée d'air avec une très grande régularité; de telle façon que la voix, étant bien soutenue, glisse, pour ainsi dire, d'une note à l'autre sans interruption entre les sons. Les notes liées doivent être articulées également et distinctement avec la plus grande justesse. Il faut éviter de traîner la voix mollement entre les notes, ce qui causerait nécessairement une confusion dans les sons ; on doit, au contraire, la maintenir ferme et souple tout à la fois. »

560. — « Il est indispensable de graduer l'intensité de la poussée d'air à mesure que les sons s'élèvent vers l'aigu, et, dans les passages descendants, de la soutenir pour éviter la mollesse » op. ctt. p. 89.

« La liaison parfaite des sons constitue une des plus grandes beautés du chant : elle lui donne une limpidité et une grâce extrêmes » /. c. p. 89.

Elle convient tout particulièrement à une mélodie grégorienne, et les exercices de vocalisation liée sont nécessaires pour obtenir un bon résultat.

561. — « Le moyen le plus certain d'arriver à vocaliser parfaitement une gamme ou un trait quelconque est d'en réduire d'abord l'étude à sa plus simple expression... »

« Il semble, au premier abord, qu'il soit très aisé de bien chanter deux notes, cependant cela n'est pas; mais quand on sait bien faire deux notes, on sait en faire même trois, quatre, cinq, jusqu'à l'octave et plus encore. »

On travaillera donc les exercices dans l'ordre suivant : 1° par dessin de deux notes; 2° par dessin de trois notes ; 3° par dessin de quatre notes ; 4° par dessin de cinq notes ; 50 par dessin de six notes ; 6° par dessin de sept notes; 70 par dessin de huit notes.

appendice. 413

Exercice XLVI.

Dessin de deux notes.

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