‹ Le nombre musical grégorienChapitre 398 sur 534 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

763. — Il faut reprendre tous, ces cas, chercher la place des appuis rythmiques qui convient à chacun d'eux; nous verrons que la même règle peut, en général, s'appliquer à tous, quelle qu'en soit la variété. On pourrait la formuler ainsi :

RÈGLE GÉNÉRALE. — Les ictus rythmiques coïncident avec les deux syllabes acce?ituées, 1 et 3, — sauf lorsqu'un type mélodique ou une finale de mot vient solliciter un rythme différent.

1'^ cas. — Accents toniques sur la 1" et la 3' syllabes.

Ant.

Laudâmus nompn.

Lau-

dâ-

mus

nô-

men

tû-

um

Ant.

Deus a Llbano.

é- jus

sic-

ut

lu-

men

rit :

A ni.

Qui niihi ministrat.

et

bi

eU-

go

sum

/■Vo. 42Q.

764. — Règle. Les ictus rythmiques coïncident avec les deu.x syllabes accentuées ., 1 et 3.

Dans chacun de ces exemples, le mouvement mélodique, l'intensité,. Je grand rythme, et la chironomie, expression visible des deux premiers, varient; seuls, à la base, les appuis ictiques demeurent immobiles. Rien de plus souple, de plus nuancé que le rythme grégorien, quand il est bien compris, même dans les passages où l'accent tonique le domine entièrement.

765. — Exceptions. — a) On peut sans inconvénient, et même avec profit pour l'art et l'expression, se soustraire à cette règle, lorsque l'acuité mélodique des deux accents toniques et la chute profonde de la deuxième syllabe invitent à enlever les deux

accents : on revient alors à la règle toujours précieuse qui engage à rythmer les mots; si les deux mots ici ne sont pas rythmés, le premier l'est du moins :

Ant.

Dtttn intràret Jésus.

occur-ré- runt é- i dé- cem

Fig. 430.

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