Commentons ce tableau
Ligne 1. — La version mélodique de la Vaticane n'est pas conforme à la leçon des meilleurs manuscrits, ni conforme à ellemême, comme on peut le voir aux lignes 12, 13, 1-t de ce même tableau, oii les textes dactyliques Israël, fdcta est, sont régulièrement notés avec un podatiis léger sur la pénultième non accentuée. Il est évident que le mot spirituin de notre incise devrait être traité de la même manière.
(i) L'adjonction de la cadence suivante pourrait encore se faire, si l'on suit la version vaticane :
Ant. Qui me misit.
fâ- ; ci- o I^^S- 443-
sem-per
mais nous préférons la laisser de côté parce que la cadence mélodique appartient au type analysé et rythmé plus haut, à l'art, i (une note, une syllabe entre deux groupes) :
fâ- ci- o sem-per Fig. 444.
Rythme Grég. T. II. — 17
77(5. — En réalité, cette incise, de même que les incises 12 et 13, n'appartient pas à l'article iv (quatre syllabes entre deux groupes), mais à l'article m (trois syllabes entre deux groupes) :
trâ-
di- dit spi-
ri-
tum
di-
spér- SOS Is-
ra-
el
Chri-stum fâ-
cta
est
Jésum
La rythmique de cette catégorie a été fixée ci-dessus, p, 492. Là, il a été établi que l'appui rythmique devait se placer régulièrement sur les finales de mots dactyliques, soit, ici, sur la deuxième svllabe :
trâdi-
Jcsum
n- tum ra- el cta est
di- dit spispér- SOS Is- Chri-stum fâ- Fi<r. 4^6.
En soi, ce rj^thme est bon, et si l'on y tient, on peut le garder
777. — Pourtant, nos livres et le tableau indiquent l'appui sur la première syllabe. Pourquoi cette infraction à la règle?
Parce que cette cadence est stable, typique, et échappe par làmême, selon nous, à la loi générale ci-dessus formulée.
En efi'et, le type vrai, primitif, de cette cadence se trouve aux lignes 2 à 11 de notre tableau : il appartient à la catégorie étudiée à l'article n(deux syllabes isolées entre deux groupes). On sait la 1-èglc unique qui régit ces deux notes : l'appui rythmique se pose toujours, à moins de circonstances spéciales, sur la première de ces deux notes. L'ictus sur le mi est donc de toute nécessité.
Ce point fixé avec certitude, la marche rythmique des autres cadences, avec trois ou quatre syllabes isolées, se trouve aussitôt déterminée : toujours l'ictus se portera sur le mi.
§ 2. — Deuxième groupe. Accents sur la 2<= et la 4« syllabes.
778. — Ici nous distinguerons trois cas : 1er cas. — Accents toniques sur la 2^ et la 4^ syllabes. 2e cas. — Accent tonique sur la 2^ syllabe seulement. 3e cas. — Accent tonique sur la 4^ S3'llabe seulement.
l^r cas.
2e cas.
3e cas.
779. — Tous ces cas sont d'ailleurs régis par une même règle générale, que l'on peut formuler ainsi :
RÈGLE GÉNÉRALE. — Les ictus rythmiques tombent normalement sur la /' et la y syllabes, — sauf exceptions motivées par des circonstances mélodiques spéciales.
/'■'■ cas. — Accents toniques sur la 2' et la 4' syllabes.
Ani. Dixit Dôminus.
» De manu.
» Non potest.
Non pôt-
» Quaéiite.
» Vidi turbani.
pri-
con- fî- de fi-
De mû- nu ô-
mni- uni
est âr- bor bô-
muni ré- gnum Dé-
dinumerd- : re né- mo pôt-
c- rat