‹ Le nombre musical grégorienChapitre 415 sur 534 · pe · texte numérisé non relu

pe

o ra

lâu- dem é- jus

> Hi novi'ssimi.

con-

fir- ma cor mé- uni Dé- us

di- é- i : et aés- tus

etc.

Fig. 472.

Les groupements des notes dans ces deux dernières incises sont loin, nous le savons, d'être une exception ; ils indiquent avec clarté ce que doit être le rythme dans le cas où le texte est chanté syllabiquement ; il n'y a pas à hésiter.

(i) Première édition de l'Antiphonaire Vatican, avant la réforme de Pie X.

2' Groupe. — Accents sur la 2' et la 4^ syllabes.

809. — Cet arrangement des accents toniques amène la coïncidence de Facce^it et de rictus :

Ant. Ait latro.

quid

fé-

cit

iMe-

mén-

-to

mé-

Dô- mi-

ne

cé-

pi-

mus

in

vér-

bo

âu-

tem

tù-

ra

mé-

di-

: et

di-

xit

is

Pax vô-

bis

dî-

xit

■ Con

-fî-

de

fi-

» Praecéptor.

» Cum esset sero.

>> At Jésus convérsus.

Nous nous bornerons à ces quelques exemples.

§ 2. — Plus de cinq syllabes entre deux groupes.

Si nous abordons des textes plus longs, ils permettent souvent une application facile des règles que nous avons données ci-dessus.

(i) Plus haut, p. 515, fig. 447, nous basant sur le nombre des syllabes isolées et le rythme normal des mots spondaïques, nous avons rythmé ainsi l'incise suivante Cofifide fih\ malgré sa parenté évidente avec l'incise Coiifîdc J'ilia :

Anl. Dixit Dominas.

Pi-^-«-»

para-ly-ti-co Con- fi- de fi- FiK- 474-

Ceux qui voudraient unifier les deux rythmes, sont libres de le faire. Question de goiit.

810. — C'est ainsi que dans l'antienne suivante, de neuf syllabes, vous pouvez rythmer tous les mots :

Ant. Génuit.

Gé- nu- it pu- ér- pe- ra ré- gem P^g- 475- 811. — De même, les deux incises suivantes, que nous connaissons déjà, et qui ont respectivement sept et six syllabes isolées :

Ant. Nolite solKciti.

» Iste sanctus.

scit ^ ■ ■ ■'

nim Bâ-

ter

vé-

ster cae-

lé- stis

ti-mu- it

; fundâ-

tus é-

nim

rat

Fig. 4/6.

812. — Au contraire, les mélodies suivantes s'appuient, de par la ligne mélodique, tantôt sur des mots-temps (Eue, noincu, etc.), tantôt sur des mots-rythmes (Dômini, Emniâmicl, etc.) :

Ant.

Ec-ce

no- mcn Dé- mi- ni

Em-mâ-

nu-

quod

an-nu n-

ti- à- tum est per Gâ- bri- el. etc.

Ant.

O- ri- é- tur [in] (i) di- c- bus D6- mi- ni a- bun-dàn-

ti- a pâ- cis et do- mi- nâ- bi- tur.

(i) Le mot in n'est pas dans Hartker.

ARTICLE 6. — REMARQUES GÉNÉRALES SUR LE RYTHME DES INCISES GRÉGORIENNES.

813. — Parvenus au terme de cette longue analyse, nous voulons dégager de tout ce qui précède quelques remarques générales, déjà faites rapidement à propos de tel ou tel exemple, mais qu'il nous plaît de formuler une dernière fois, de façon explicite, en manière de corollaires.

§ 1. — Stabilité de l'ordre rythmique, et modifications dans l'ordre intensif.

/" Exemple. — Les incises du type Scit enim Pater rester.

814. — Les incises Scit enim P citer v ester et Funddtus e'?mn érat, que nous venons de rappeler, no 811, ont déjà été étudiées ci-dessus en détail (i). On sait que le dessin mélodique impose par lui-même le rythme adopté, quelles que soient la force ou la faiblesse des syllabes qui correspondent aux notes.

Les principes d'adaptation des paroles à ce genre de mélodie ont été également exposés; ici il est à propos d'en montrer l'application par des exemples concrets, bien propres à faire ressortir avec quelle liberté le compositeur grégorien en use avec ce thème musical, quant à la place des accents toniques et, par suite, de l'intensité.

815. — Dans les incises Scit eniinoX FundiUtis, les touchements rythmiques sont presque tous faibles, les élans forts, à cause des paroles latines qui s'ajustent si exactement à la forme mélodique et rythmique.

Mais rien n'exige absolument que toujours soient fortes les notes aiguës, et toujours faibles les notes graves.

81 (i. — Voici une incise, même motif mélodique, où la pénultième faible du mot dirige correspond à une note aiguë, et l'accent

(i) Chap. VIII, art. 2, § i, p. 315-324.

du même mot à une note relativement grave. La marche mélodique impose son rythme ; les ictus demeurent aux mêmes places :

Ant. Illumina.

et di- ri- ge pé- des nô-stros

Comparez avec l'incise semblable de l'antienne Iste sanctus :

fun-dâ- tus é- nim c- rat

Fig. 47g.

Rien pour cela n'est changé dans Vordre rythmique; seul, rordyc intensif rQ(;o\t une légère modification, afin de se conformer à l'accentuation tonique du mot dirige.

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