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E-le-vâ-re, e-levâ-re, consûrge Je-rûsa-lem : sôlve vincla côlli tû- i, Apodose
capti-va fi- li- a Si- on (i).
Fig.s22.
(i) Nous abandonnons, pour ce quatrième membre, la version vaticane pour nous en tenir à celle de Hartker, traduite souvent dans des mss. sur lignes. Cf. ci-dessus, ch. viii, p. 365.
Les trois premiers membres appartiennent alors à l'élan, à l'arsis, à la protase de la phrase; le dernier au repos, à la thésis, à l'apodose ou conclusion.
On reconnaîtra ici la forme périodique oratoire et musicale dont parlait M. Combarieu, dans laquelle les accents suivent une progression d'énergie toujours croissante. Il suffit de lire le texte pour sentir les appels de plus en plus pressants à Jérusalem : Elevdre... consûrge... sôlve...; ce que la cantilène a fort bien rendu par une progression mélodique et dynamique qui ne s'arrête qu'après le troisième et le plus puissant de ces appels.
K.-Ç)X^^ Jerûsakvi il ne faudrait qu'un quart de barre. Mais les deux-points du texte!.., — Qu'importe? le compositeur ne s'en est pas préoccupé; il a eu raison. Il s'est laissé entraîner par les paroles, et, d'un seul jet mélodique, il est arrivé au sommet de sa cantilène. Faisons comme lui; exécutons comme il a senti, comme il a compris, et non comme le typographe a ponctué, La mélodie n'est pas l'esclave du texte, encore moins de l'imprimeur !