‹ Le nombre musical grégorienChapitre 66 sur 534 · PUNCTUM · texte numérisé non relu

PUNCTUM

Clivis

PODATUS

TORCULUS

JS

^ ou

Climacus

\ ou

Fig. loç

118. — La valeur des neumes longs nous est révélée par la comparaison avec les manuscrits sangalliens. En effet les signes messins ordinaires correspondent exactement aux signes ordinaires de Saint-Gall ; et les signes messins longs correspondent aux signes longs de Saint-Gall. C'est par milliers que l'on peut citer des exemples de cette concordance entre les deux Écoles.

Il y a, comme dans Saint-Gall encore, de nombreuses variétés et combinaisons dans l'emploi de ces groupes; l'occasion de les apprendre ne manquera pas au cours de ce travail.

119. — II faut en outre renouveler ici l'observation déjà faite au sujet des à&\xyi punctums de Saint-Gall (II, 71) : les intentions rythmiques de ces deux punctums ne s'affirment guère que dans les groupes neumatiques oii le contraste entre ces deux formes apparaît clairement. En dehors de là, les notateurs messins emploient, dans l'écriture courante, l^punctum' /^ long qui alors n'a pas plus de valeur rythmique que le punctum planum sangallien dans la même circonstance.

120. — Ce flottement dans la signification de signes semblables est tout à fait dans l'esprit de cette époque, où l'enseignement oral occupait une si grande place. Bien loin de s'en étonner, il faut au contraire se convaincre que les notations neumatiques les plus parfaites des IX^, X^ et XP siècles, ne sont en réalité, pour des lecteurs du XX^ siècle, rien moins que parfaites. Pour les comprendre, il ne suffit pas de regarder la forme extérieure des signes tant mélodiques que rythmiques, il faut de plus considérer leur contexte, observer les lois qui règlent leur emploi, en pénétrer les raisons, saisir les habitudes particulières de chaque copiste, comparer les manuscrits, et, alors seulement, en fixer la signification.

§ 2. — Lettres significatives messines.

121. — Nous n'avons pas l'avantage de posséder une lettre d'un Notker messin pour nous expliquer les lettres significatives des manuscrits de l'École de Metz. Néanmoins il est possible d'arriver à les interpréter, pour la plupart, avec une entière certitude, par la comparaison avec les documents sangalliens et les lettres romaniennes. Pour les lettres rythmiques, cette certitude est absolue.

Comme à Saint-Gall, il faut encore distinguer deux séries : les lettres mélodiques, les lettres rythmiques.

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