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DES ALIÉNÉS DANGEREUX ET NON DANGEREUX

Faisons encore remarquer que les conditions sociales dans lesquelles nous vivons actuellement, ne rendent plus aussi faciles, qu’à d’autres époques, les soins que l’on donnait à de pauvres êtres infirmes d’esprit ou de corps. Autrefois il n’était pas rare de rencontrer des familles qui se résignaient facilement à nourrir un imbécile, un idiot, un pauvre d’esprit, comme on disait alors. Les auteurs qui ont écrit sur le crétinisme nous affirment, et le fait est très-exact, que les familles du Valais et d’autres pays soumis à l’endémicité crétineuse, regardaient comme une bénédiction du ciel de posséder un crétin. Mais aujourd’hui le commerce, l’industrie, l’agriculture, emploient l’activité d’une foule d’individus dans des occupations extérieures qui ne leur permettent pas de se consacrer avec la même sollicitude aux soins à donner à des idiots ou imbéciles, à des déments paralysés. Ces soins, si difficiles, si coûteux, sont toujours une grande calamité pour les familles ouvrières qui ne peuvent convenablement surveiller ces sortes de malades et pourvoir à leurs nombreux besoins. Comment donc s’étonner si, de toutes parts, ils affluent vers les asiles et si, d’un autre côté, les grands centres de population, et Paris surtout, deviennent, grâce à la facilité qu’offrent les chemins de fer, le réceptacle où l’on conduit souvent ces sortes d’infirmes, qui sont ultérieurement recueillis par la police et séquestrés dans les asiles (1).

Conclurons-nous maintenant avec quelques hommes compétents qui se sont spécialement occupés de cette difficile et épineuse question hospitalière, que les idiots, les imbéciles, les dégénérés de toutes les variétés, que les aliénés qui ont subi des condamnations, que les déments paralysés doivent être soignés à domicile ou dans des établissements à ce particulièrement consacrés, et qu'il faut à tout prix restreindre les admissions qui compromettent les ressources pécuniaires des villes ou des départements? Sans doute cette conclusion, si elle était admise, aurait, au point de vue administratif, l’avantage d’enrayer, au moins pour un temps, l’encombrement de nos asiles; elle ferait cesser, jusqu’à un certain point, les craintes, les inquiétudes et les récriminations que suscite le chiffre croissant des aliénés dans nos établissements.

11 nous serait bien plus agréable aussi d’offrir des statistiques

(i) A Paris, on amène des départements fiançais et de l’étranger des infirmes imbéciles ou idiots que l’on perd dans les rues.

CONCLUSIONS

plus consolantes pour ce qui regarde les aliénés guéris. Mais, encore une fois, que faire devant la loi d’une impérieuse nécessité? Journellement on nous envoie de l’hospice général de cette ville et des petits hôpitaux du département, et même de la prison de Bicêtre, des déments paralysés, des déments séniles, des épileptiques, des idiots ou imbéciles que l’on ne veut pas garder, sous le simple prétexte qu’ils dérangent le repos des autres prisonniers ou malades infirmes, qu’ils sont devenus incommodes, gâteux et difficiles à soigner. L’asile d’aliénés est le refuge vers lequel sont irrésistiblement poussés ces tristes représentants de la décadence ou de la dégénérescence de l’espèce humaine.

Mais je suis obligé de m’en tenir aux observations que j’ai émises et que je ne puis prolonger indéfiniment. J’ai, en ce qui me regarde, longtemps réfléchi sur cette matière à laquelle j’ai consacré un livre tout entier; comme il m’est impossible de traiter à fond dans ce rapport un sujet aussi important, je m’en tiens aux conclusions qui suivent :

Conclusions en ce qui concerne l’augmentation des aliénés.

— L’augmentation progressive des aliénés dans nos asiles n’est pas indéfinie, et il arrive un moment, dans l’évolution des causes de détérioration de l’espèce humaine, où le mal est modifié par l’excès même du mal.

Un grand nombre d’individus, congénitalement frappés d’aliénation ou de débilité intellectuelle, disparaissent de la scène du monde en raison de leur peu de viabilité et de l’impossibilité où ils sont de se propager. Un nombre non moins considérable, ce qui est bien triste à dire, épargne à l’administration ses frais de séjour dans les asiles en se vouant à la mort volontaire.

Malgré les sacrifices énormes qui peuvent incomber aux villes et aux départements, par suite de l’admission d’une foule d’idiots, d’imbéciles ou de déments dans nos asiles, il est incontestable, en dehors même des principes d’humanité qui doivent diriger en pareille matière, que la séquestration de ces êtres incommodes ou dangereux est plus dans l’intérêt de la société que si on les laissait en liberté ou à la charge de leurs familles.

L’idée qui a été souvent émise de les placer dans des établissements particuliers augmenterait les, frais d’administration, et serait, jusqu’à un certain point, préjudiciable à la science en disséminant les éléments propres à favoriser nos études sur les causes

CONCLUSIONS

qui produisent l’aliénation et les dégénérescences de l’espèce humaine.

Mais, par la raison même que l’étude de ces causes nous a déjà révélé la prédominance des formes qui se compliquent de paralysie, de démence, et qui constituent les états de débilité congénitale avec production d’instincts plus ou moins dangereux, il est de toute évidence que les nouvelles conditions architecturales de nos asiles doivent, dans l’avenir, être en rapport avec la fréquence plus grande des états dégénératifs que je signale.

Sans compter les économies que ces nouvelles conditions architecturales amèneront, puisque leur caractère sera surtout de répondre aux exigences de la vie rurale, elles tendront encore à assurer plus promptement les divers besoins du service, à établir une démarcation plus tranchée entre des catégories si disparates par leurs instincts, leurs mœurs, leurs habitudes et les dissemblances résultant des lésions différentielles du système nerveux. Elles devront préserver surtout, mieux que cela ne se fait aujourd’hui, les malades pensionnaires du contact des indigents, ce qui est pour les familles un sujet incessant de plaintes, de récriminations et de regrets plus ou moins légitimes.

Lorsqu’il aura été universellement admis que les êtres maladifs dont je parle ne peuvent être soignés à domicile sans imposer aux familles des sacrifices au-dessus de leurs forces, et que, d’un autre côté, il est impossible, sans les plus grands dangers pour ces sortes de malades infirmes et pour la société, de les laisser en liberté, il faudra bien aviser à les placer dans les asiles que chaque département sera tenu de fonder (1).

Cette nécessité est d’autant plus impérieuse que les autres institutions hospitalières repoussent ces sortes de malades et d’infirmes. En présence de ce fait qui augmente dans des proportions insolites le nombre de nos pensionnaires, nous ne pouvons qu’appeler l’attention de l’autorité sur les causes de cette progression et la prier d’aviser aux moyens d’en diminuer les inconvénients.

Ici, Messieurs, je pourrais terminer ce que j’ai à vous dire. J'ai accompli le programme que je vous ai annoncé, et je l’ai même dépassé.

(1) Cette conclusion ne doit pas amener à la croyance de l'extinction progressive des sentiments dans le cœur des parents. Je constate , au contraire , avec bonheur, que journellement nous luttons contre des parents qui voudraient soigner eux-mêmes leurs enfants imbécilles ou idiots, et qui ne peuvent admettre à quel point ces êtres, en apparence inoffensifs, sont néanmoins dangereux.

CONCLUSIONS

Après vous avoir exposé les résultats de mon voyage en Angleterre dans le but d’étudier le système du non-restraint , j’ai eu à revenir avec vous à l’asile Saint-Yon, à examiner notre situation présente, et à jeter un coup d’œil sur l’avenir qui nous est réservé.

Ce dernier examen m’a entraîné à des considérations sur l’augmentation progressive des aliénés dans nos asiles et sur les inconvénients qui en résultaient dans l’intérêt du classement des malades, et, conséquemment, dans l’intérêt de l’ordre et de la discipline de nos établissements, ainsi que de l’abolition des moyens coercitifs. J’ai recherché, en outre, si cette augmentation tenait à l’extension de la maladie elle-même, ou à certaines conditions sociales dont il est presque impossible d’éviter les conséquences.

Vous avez pu vous convaincre, qu’en raison de ces conditions sociales, nous voyons affluer vers nos asiles, et cela d’une manière irrésistible, non-seulement les aliénés de chaque département, mais encore tous ces êtres maladifs, infirmes, incommodes ou dangereux, essentiellement incurables, désignés sous les noms de déments, paralysés, idiots, imbéciles, dégénérés de toutes les catégories. Que serait-ce, si j’y ajoutais encore celles des crétins qui foisonnent dans quelques-unes de nos circonscriptions territoriales (1)?

Les considérations que j’ai émises à propos de ce grave état de choses, ne seront pas adoptées par tout le monde, il s’en faut. Elles pourront jnême donner lieu à bien des objections, puisque, loin de faire entrevoir que les charges des asiles seront diminuées un jour, je prévois qu’elles seront augmentées. Je prouve, en outre, qu’il est nécessaire, dans l’intérêt de la société, que chaque département soit tenu à faire de nouveaux sacrifices et à se bâtir son propre asile, qui devra être non-seulement en rapport avec les cas d’aliénation prévus par la loi, mais avec les variétés de maladies qui existent dans tel ou tel milieu déterminé.

Il me semble toutefois, Messieurs, que le rapport que je vous ai lu serait incomplet si je n’y ajoutais pas une dernière conclusion, qui ressort, du reste, de ce que j’ai eu l’honneur de vous dire dans mon rapport médical; voici comment je m’exprimais :

«Le rôle que le médecin d’aliénés remplit dans chaque asile est bien défini, en ce sens qu’il doit avoir en vue le bien-être et la guéri-

(1) Dans les montagnes des Vosges et du Jura, dans les Hautes et Basses Alpes, dans les Pyrénées, l’Auvergne, les marais de la Sologne, etc.

CONCLUSIONS

son des malades qui lui ontété confiés. C’est là son devoir essentiel, son but final, et la réalisation de ses efforts de chaque jour. Mais son rôle, pour être complet, doit encore s’étendre au dehors, et cela dans l’intérêt même des aliénés. Je regarde comme un devoir, pour le médecin d’un asile, de se tenir au courant des progrès qui s’accomplissent dans la sphère de la science et de la pratique, en ce qui tient surtout à ia connaissance des maladies nerveuses. Il importe qu’il étudie dans le monde extérieur les causes de l’affaiblissement et de la décadence de l’esprit humain. »

C’est sous l’influence de cette idée que j’adressai à M. le Sénateur-Préfet de la Seine-Inférieure la lettre suivante que je vous livre sans autre commentaire :

Monsieur le Sénateur-Préfet,

La progression toujours croissante des aliénés dans les asiles de la Seine-Inférieure, les inconvénients qui en résultent pour le classement, m’engagent à étudier, ainsi que je l’ai fait pour d’autres départements, les causes de cette augmentation. Je vais avoir l’honneur. Monsieur le sénateur-préfet, de soumettre à votre haute appréciation quelques idées à ce sujet en vous priant de vouloir bien les agréer avec la bienveillance qui vous anime lorsqu’il s'agit des intérêts de la science et de l’humanité.

Je pense d’abord, que pour se rendre compte de l’augmentation progressive de nos aliénés, il importe d’entrer dans l’intimité des causes de l’ordre intellectuel, physique et moral qui provoquent cette triste maladie. L’étude de ces causes ne peut s’effectuer en dehors des moyens que fournit la statistique; et c’est ici, comme je vais avoir l’honneur de vous l’exposer, Monsieur le sénateur- préfet, que le concours et l’appui de l’administration sont indispensables au médecin qui serait chargé d’une pareille mission.

Et, d’abord, pour opérer sur une aussi vaste étendue que le département de la Seine-Inférieure, il importe de procéder avec ordre et méthode. Je pense que si le médecin veut fournir à l’administration des renseignements utiles, il doit étudier successivement, dans les divers arrondissements de la Seine-Inférieure, les causes qui agissent d’une manière funeste sur l’état intellectuel, physique et moral des populations. Ces causes sont différentes, on le conçoit facilement, selon la diversité des industries propres aux habitants de chaque arrondissement. Les populations industrielles sont soumises à d’autres causes perturbatrices de la raison que les populations agricoles ; et ces dernières se distinguent, en ce qui regarde leurs habitudes, leurs mœurs, leur tempérament, des populations maritimes de cette même contrée.

CONCLUSIONS

La conclusion la plus légitime à laquelle on arrive, en partant de ces principes, est que la plus ou moins grande fréquence de l'aliénation et des diverses dégénérescences de l’espèce humaine en tel ou tel pays, est toujours en rapport avec la fréquence plus ou moins grande aussi des causes perturbatrices de la santé physique et morale des habitants de ce pays. Le programme à suivre pour bien étudier les conséquences de ces causes, peut se résumer dans les questions suivantes :

1° Quelle est la moralité des habitants dans un milieu déterminé? Pour se rendre compte de ce fait, il faut savoir quel est le nombre des enfants illégitimes, celui des attentats contre les personnes et contre les propriétés. Il faut supputer les suicides, l'extension de la prostitution, le chiffre des morts naturelles et accidentelles, etc., etc.

2° Quelle est la nourriture et l’hygiène des habitants? Quelles sont les maladies prédominantes dans tel ou tel milieu? Quelles influences exercent l’industrie et la manière de vivre, la nature du sol et le genre de sa culture sur les habitudes, le tempérament, la moralité et la santé physique des individus ? Quels sont les cas les plus fréquents d’exemption à propos de la conscription ?

3° Quel est l'état de l’instruction primaire dans chacune de nos communes? Quelles sont, dans ce département, les causes les plus ordinaires d’excitabilité intellectuelle et d’émotions morales?

4° Quelle est surtout la proportion de l’ivrognerie, et dans quelle quantité se consomment les boissons alcooliques ? Quelle action cette funeste habitude exerce-t-elle sur la stérilité des femmes, sur le peu de viabilité des enfants, sur le vagabondage, sur la précocité criminelle, sur l’imbécillité et l’idiotie congénitales, etc.?

Telles sont. Monsieur le Sénateur-Préfet, les questions principales qu’il serait nécessaire d’aborder, et pour la solution desquelles le conseil d'hygiène et de salubrité pourrait déjà fournir des documents utiles. Les archives départementale et municipale donneront aussi des indications précieuses. Toutefois il est des faits qu'il importe d’étudier dans les milieux mêmes où ils se produisent. Il est nécessaire, dans bien des cas, de pénétrer dans l'intérieur des familles, de voir de près la manière de vivre des habitants d'une localité, de se mettre au courant de leur hygiène physique et morale. C'est là, on le comprend facilement, une mission délicate et qui ne peut être convenablement remplie que sous le patronage de l’autorité. Je ne crois pas que l’on puisse parvenir autrement à faire la statistique morale de cet important département, et à fournir ainsi à l'autorité des documents utiles sur les causes de l'augmentation des aliénés, et sur les moyens hygiéniques et prophylactiques les plus propres à prévenir une aussi grande infirmité.

J’ai l'honneur, etc.

CONCLUSIONS

Monsieur le Sénateur-Préfet a bien voulu, comme vous le pensez, Messieurs, répondre favorablement à ma demande et mettre à ma disposition tous les documents propres à favoriser ces recherches.

Est-il besoin d’ajouter que le mouvement social actuel est dans le sens des études dont je signale l’opportunité, ainsi que de l’application des remèdes qu’il s’agirait d’y apporter? Je n’en veux d’autres preuves que les dernières et importantes mesures prises parle gouvernement français pour l’amélioration de tous les intérêts qui se rattachent à l’agriculture, à l’hygiène publique des populations, ainsi qu'à la satisfaction de leurs intérêts intellectuels et moraux.

Ces mesures constituent précisément cette hygiène prophylactique que je voudrais voir inaugurer largement pour prévenir l’extension indéfinie de la folie, celle de toutes les dégénérescences de l’espèce humaine, ainsi que l’accroissement incessant des aliénés dans nos asiles.

Toutes ces choses si désirables seront obtenues par la vive impulsion que nous donnerons à la question scientifique. C’est par elle que nous parviendrons à réaliser les perfectionnements dont l’application fait le sujet de ce travail; c'est par elle surtout que nous arriverons à l'abolition radicale de tous moyens coercitifs dans le traitement des aliénés.

Cette dernière considération est de nature à nous encourager dans la difficile et pénible mission qui nous incombe de soigner les plus tristes infirmités de notre nature. Elle portera les médecins aliénistes, lorsqu’ils y seront conviés par une voix plus prépondérante que la mienne, à agrandir le cercle de leurs études et conséquemment la sphère de leur action. Tout le monde conviendra que leurs connaissances spéciales augmentent l’importance de leurs fonctions et ne les mettent à même de rendre à la société les plus éminents services.

MOREL

Médecin en chef de l’Asile de Saint-Yon.

TABLE DES MATIERES

Avant-propos. — Initiative de la Commission de surveillance de l’asile de Saint-Yon — Des motifs qui ont déterminé l’impression de ce rapport 1

I. Coup d’œil général sur l’état ancien et sur la position ac-

tuelle des asiles anglais.— Enquête de 1815.— Opinion de M . Ferrus. — Bethlem et Saint-Luke en 1 858.— Questions préliminaires. 9

II. Tempérament des aliénés anglais . — Son influence sur les

exacerbations de la folie. — Des catégories de malades dans les asiles anglais. — Statistique des aliénés en Angleterre. — Docteur Arlidge. — Asile spécial pour les imbéciles et les idiots à Surray. — Visite de M. le docteur Billod à Surray. — Organisation médicale des asiles. — Insuffisance du nombre des médecins. — Du travail dans les asiles.— M. Parchappe.— - Infirmiers, surveillants, dispositions intérieures des asiles.— Manière de voir de M. H. Falret. — Idée qu’il faut se faire du non-restraint . — Rapport de M. Deboutteville sur l’organisation des asiles anglais. — Le non-restraint n’est pas la substitution d’une méthode coercitive à une autre 20

III. Historique du non-restraint. Gardiner Hill, à Lincoln. — Conolly,à Hanwell.— Des améliorations générales qui durent précéder l’introduction du non-restraint à Hanwell.

IV. Des moyens à employer contre les aliénés déchireurs, destructeurs, contre les épileptiques, les suicides, les furieux, les agités. — Exemples d’aliénés furieux. — Aliénés évadeurs. — Objections. — L’emploi de la force corporelle des infirmiers ne doit pas être substituée au non-restraint. Accidents causés par la camisole. — Manière de comprendre la séclusion en Angleterre. — Organisation du système cel-

Pages.

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

lulaire en Angleterre. — Principes de M. Conolly sur la séclusion. — Fausse idée que l’on s’est faite du non-restraint en France. — Des résultats obtenus à Hanwell 33 à 55

V. Des indications supérieures qui doivent concourir à l’abolition des moyens coërcitifs. — Des progrès du non-restraint en Angleterre. — Hôpital des marins à Haslar. — Progrès opérés en Irlande et en Écosse. — Statistique. — Du mildrestraint. — Eclectisme. — Des craintes exagérées de quelques médecins 56 à 62

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