I. Paris, Pillel aine
animal me donnait beaucoup de lait, et nourrissait mon père, ma femme et mes enfants. Fénelon promit alors de lui donner une autre vachie, si les soldats s'emparaient de la sienne ; mais après avoir fait d'inutiles etforts pour le consoler, il voulut avoir une indication précise de la chaumière qu'habitait ce paysan à une lieue de Cambrai; il partit ensuite à dix heures du soir à pied, avec son saufconduit et un seul domestique ; il se rendit a ce village, ramena lui-même la vache à Cambrai vers le milieu de la nuit, et alla sur le champ en donner avis à ce pauvre laboureur' ».
Tel était cet homme admirable, pénétré de l'esprit de l'Evangile, et dont l'unique pensée sa vie durant, fut d'unir l'amour du prochain à l'amour de Dieu. C'est dans cette idée qu'en son Télémaque il construisit une Salente, imaginaire sans doute, mais reflet d'une âme incomparablement belle. Franklin eut-il plus de simplicité et de bienfaisance ?