PLOMBIÈRES. 7. R
Plombières (430 m.) est une petite ville de 1869 hab., occupant un joli site dans un ravin, sur les bords de l’Augrogne ou Augronne et célèbre par ses eaux thermales , déjà connues des Romains et les plus importantes des Vosges. Ces eaux, remises en faveur au milieu du xvm e s. par les soins de Stanislas, alors duc de Lorraine, jouissent surtout d’une grande vogue depuis que Napoléon III y est venu passer plusieurs saisons et y a fait faire de grands travaux. Aussi sont-elles des plus fréquentées et des plus à la mode, et il y règne, proportion gardée, un ton analogue à celui de Vichy. Elles sont également la propriété de l’Etat, qui les fait exploiter par une compagnie fermière. Il y a 27 sources, donnant 750 m. cubes d’eau par jour, d’une température variant entre 20 et 74°. On les divise en sources thermo-minérales , sources savonneuses et sources ferrugineuses. On classe les premières parmi les sulfatées - sodiques, mais elles sont peu minéralisées et la thermalité en est le principal élément. Quant aux savonneuses, elles semblent devoir leur nature onctueuse à la présence du silicate d’alumine. Les eaux de Plombières se prennent surtout en bains , mais il y a aussi quelques sources où elles se boivent. Elles s’emploient particulièrement contre les maladies des organes de la digestion , les affections nerveuses , la goutte et les rhumatismes. Le climat est assez variable.
A l’entrée de la ville, à g., se trouvent les Nouveaux Thermes, établissement monumental de première classe et parfaitement aménagé, construit en 1857. Il y a quatre piscines et deux étages de cabinets autour d’une galerie servant de promenoir. Les deux bâtiments de chaque côté sont les Grands-Hôtels.
Quelques pas plus loin, la petite promenade, rendez-vous des baigneurs et où se donnent des concerts. Le côté g. est occupé par le casino, qui n’a extérieurement rien de remarquable. Le parc a une entrée à g. (v. ci-dessous). De l’autre côté de la promenade, quelques magasins avec des produits de l’industrie locale , surtout des broderies, et la rue Stanislas, la principale, aux maisons toutes garnies de balcons. En contre-haut, à dr. en arrivant, court la rue de Luxeuil , qui est plus moderne et plus large. C’est dans la rue Stanislas que se trouvent les autres établissements et les principales sources: à g., le bain des Capucins, de 3 e cl., salle à voûte en ogive, avec une piscine à deux compartiments, où l’eau sort du «trou du Capucin» ; à dr., le bain National, de 2 e cl., le plus fréquenté, qui a quatre piscines, des cabinets et une étuve avec une douche appelée «l’Enfer» ; à g., le bain Tempère', de 3 e cl., qui a aussi quatre piscines et des cabinets ; plus loin, le bain Romain , de l re cl., en soussol au milieu de la rue et à la suite duquel sont les étuves romaines, sous le pavé de la rue (entrée par le bain Stanislas); à dr., le bain des Dames, de 2 e cl., avec la source des Dames (51° 40; buvette), ainsi nommé parce qu’il a appartenu aux chanoinesses de Remiremont, et le bain Stanislas, de l ro cl., dépendant en partie de l’hôpital voisin. En face, la maison des Arcades, du xvm e s., où se trouvent