‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 133 sur 226 · ST-FLORENTIN · texte numérisé non relu

ST-FLORENTIN

« Dijon.

146 kil. Joigny (hôt. : du Duc-de- Bourgogne, sur le quai; de la Poste, avenue Gambetta), à g., ville de 6218 hab. et chef-lieu d’arr. de l’Yonne, connue par ses vins, dits de la côte St-Jacques. On y traverse l’ Yonne à l’extrémité de la rue de la gare, l’avenue Gambetta. La partie ancienne, sur l’autre rive, a des rues montantes et mal bâties, où l’on remarque de vieilles maisons en bois. A g. à mi-hauteur est V église St-Thibaut, de la fin de la période ogivale. Elle a de belles voûtes à clefs pendantes, des bas-reliefs anciens et une belle chaire en pierre. L 'église St- Jean, encore plus haut, du côté opposé à la précédente, est en grande partie de la renaissance et fort originale. Elle a une voûte à caissons, un St-Sépulcre en marbre du xv e s., à g. de l’entrée; des peintures, une chaire et une banc d’œuvre modernes remarquables. Plus bas en amont ou à dr. en arrivant, l’ église St - André , fondée au xi e s., mais surtout des xvi e et xvii e s., avec une belle porte de la renaissance , et qui renferme une statue tombale de l’un des comtes de Joigny au xin e s.

La voie traverse l’Yonne à la stat. suiv., pour en quitter la vallée.

155 kil. Laroche (buffet, avec chambres; hôt. de la Réunion, au delà du canal), station importante, à l’embranch. de la ligne d’Auxerre, etc., qui est de l’autre côté de la gare. Dans le voisinage, à g. à l’arrivée, est l’embouchure du eanal de Bourgogne dans l’Yonne. Ce canal, long de 242 kil., relie la Seine au Rhône par l’Yonne et la Saône, en traversant le faîte de partage des eaux (378 m.) à Pouillyen-Auxois, vers la source de l’Armançon, par un souterrain de 3333 m. de long (p. 164). Il est alimenté par 5 réservoirs et 20 prises d’eau. La construction en fut commencée en 1775, mais il date surtout de 1832-1834. Il a coûté plus de 55 millions l / s .

Lignes du Morvan (Auxerre, etc.), v. R. 40.

De Laroche a l’Islk-AngIïly , 74 kil. , ligne d'intérêt local, par la vallée très sinueuse du Serein. — 18 kil. (4 e 8t.) Pontigny, où se voient les reste* d’une abbaye autrefois célèbre, habitée par plusieurs archevêques de Cantorbéry, entre autres St Thomas Becket et St Edme. La partie la plus remarquable est l'église, construite d’un seul jet dans la seconde moitié du xn e s. et un bel exemple du style de transition. — 32 kil. (8 e st.) Chablia, petite ville célèbre par son vin blanc. On rejoint à l’ Isle-sur- Serein (73 kil.) la ligne de Nuits-sous-Ravières à Avallon (p. 163).

La ligne de Dijon remonte plus loin la vallée de VArmançm et longe souvent le canal. — 164 kil. Brienon. On traverse la rivière.

173 kil. St -Florentin (hôt. de la Porte-Dilo, rue de Dilo), ville de 3071 hab., à env. l / i d’h. à g., par une route qui traverse à l'entrée l’Armançon et le canal de Bourgogne , près d’un beau pont de la ligne de Troyes (v. ci-dessous). On arrive bientôt de là à la Grande- Rue et, en tournant à dr., à V église, qui est des styles goth. et de la renaissance et qui possède des œuvres d’art fort remarquables, aussi de la renaissance, surtout des vitraux, un jubé, des clôtures, des retables, des statues et encore particulièrement un St-Sépulcre ou du moins les bas-reliefs qui l’accompagnent, derrière le maître autel.

Ligne de Troyes (56 kil.), v. p. 98. Celte ligne a une station spéciale près de la ville, au N.-E. ou à dr. au delà de l’église.

Bœdeker. N.-E. de la Franee. 5 e édit. 11

162 II. R. 28. TONNERRE. De Paris

184 kil. Flogny, sur une colline à gauche.

197 kil. Tonnerre (buffet; hôt. du Lion-d’Or, rue de l’Hôtel-de- Ville), le «Castrum Ternodorense» des Romains, ville de 4734 hab. et chef-lieu d’arr. de l’Yonne, à dr. sur le versant d’une colline que couronne une église isolée. Elle fait un important commerce des vins des environs, les meilleurs de la Basse-Bourgogne.

En tournant à g. au sortir de la gare, puis à dr., on passe devant l’ hôpital, fondé par Marguerite de Bourgogne (m. 1306), femme de Charles d’Anjou, frère de St Louis. Le bâtiment au bord de la rue, de la fin du xin e s., comprend sur le devant une bibliothèque-musée et derrière une chapelle de l’époque, avec une vaste nef voûtée en bois, qui a servi d’église. On y entre par une ruelle à dr. Elle renferme le tombeau de la fondatrice, refait en 1826 par Bridan; celui de Louvois (m. 1691) , ministre de Louis XIV, qui acheta le comté epTonnerre, par Girardon et Desjardins (xvn e s.), et un St-Sépulcre.

DanslarueFontenilles, un peu plus haut à g., la caisse d'épargne, dans un bel hôtel de la renaissance.

La rue de l’hôpital aboutit à la place du Centre , comme la rue de l’Hôtel -de-Ville, à dr. , par où l’on va de ce côté à la Fosse- Dionne (v. ci-dessous). L'église Notre-Dame , à g., du style goth. primitif, avec un portail renaissance fort dégradé , est remarquable à l’intérieur, où elle est nouvellement restaurée.

La rue St-Pierre, un peu en deçà, puis la rue des Forges, à g., gravissent la colline, au sommet de laquelle est V église St-Pierre, curieux édifice de la fin de la période goth., mais surtout de la renaissance, aussi bien restauré à l’intérieur. On y remarque le buffet d’orgue, la chaire et un beau monument moderne, style renaissance, en mémoire des «saints comtes de Tonnerre». — Un sentier à g. derrière le chœur de cette église permet d’en descendre directement à la Fosse Dionne.

La Fosse Dionne («divona», divine, comme jadis la source de Cahors) est une curiosité de cette ville. C’est une source très abondante au pied de la colline, sortant d’une paroi de rocher à pic et formant aussitôt une petite rivière qui va se jeter dans l’Armançon. Elle est comprise dans une enceinte circulaire en pierre entourée d’un lavoir. — La rue de la République , près de là, à g. de celle de l’Hôtel-de- Ville, descend directement à la gare.

205 kil. Tanlay, petit bourg à env. */ 4 d’h. à g. et au delà duquel se trouve le *château de ce nom, grande et magnifique résidence seigneuriale rebâtie dans la seconde moitié du xvi e s., en partie par François de Coligny, frère de l’amiral. Il se compose de deux parties séparées par un fossé de 24 ni. de largeur. Il faut, pour le visiter, une autorisation écrite de l’intendant.

Ensuite un tunnel de 532 m. — 211 kil. Lézinnes. Ponts sur l’.Armançon et le canal. Puis encore un tunnel, de 1 kil.

219 kil. Ancy-le- Franc, qui a un magnifique *châtenu des xvi e

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