Dijon
Gare i : gare de Paru (pl. A3), à l’O., la principale; gare Porte-Neuve (pi. G 3) j à l’E., pour la ligne de Chalindrey, Langres, etc., mais reliée à la precedente par un tronçon de raccordement ; gares du tramway de Fontaine- Française (pl. A3 et G 2), boul. Sévigné et rue de Mulhouse.
Hôtels: *Qr.-H. de la Cloche (pl.a, B 2), place Parcy , (eh. t. e. 3 fr. 60 à 8, rep. 1.50, 4 et 5, om. 50 c.); du Jura (pl. b, A 2; Anglais), près de la gare (ch. t. c. 2fr.50 à 4 fr. 50, rep. 1.50 , 3.50 et 4, om. 50 et 75 e.); de Bourgogne (pl.e, B3), place Parcy, plus près du centre de la ville (eh. 2 fr. 50, dé. ou dî. 3.50); du Nord (pl.e. B3), à la porte Guillaume; de la Oalère (pl. f, C3), rue de la Liberté, 45 (7 fr. 50 par jour); Morot (pl. d, A3), en face de la gare, bonne maison neuve (8 fr.); Continental , aussi près de la gare (rue Guillaume-Tell) et nouveau.
Cafés: de la Rotonde , place Parcy; du Lion-de- Belfort (brasserie), même place; de la Concorde, à la porte Guillaume; C.-Rest. Dnsson, place d’Armes, pas cher; C. de Paris, place St-Etienne , au théâtre-, C. Georges, au coin des rues de la Liberté et Bossuet, très fréquenté. — Brasserie Laos ou Alsacienne (casino), en face, de la gare de Paris.
Voitures de place: prises aux stations ou sur la voie publique, course, 1 fr. le jour, 1.50 la nuit; heure, 1.60 et 2; au remisage, 1.50, 2 et 2.50.
Tramways électriques, de la gare de Paris (pl. A3) : 1, à la gare Forte- Neuve (pl. C3) ; 2, à place St-Pierre (pl. PE5), et de là au Nouveau Cimetière et au parc; 3, à la place de la République (pl. E 1) et à la caserne des dragons; 4, au port du canal (pl. A 5) et a l’arsenal. Prix: 10 c., 15 avec correspondance.
Poste (pl. D3), bureau principal rue des Forges, à g. derrière l’hôtel de ville. — Télégraphe, à l’hôtel de ville, à dr. du côté de la place d’Armes.
Théâtre, v. p. 170. — Casino (brasserie Loos), rue de la Gare. — Cirque d'Eté, boul. Tivoli. — Alcazar (pl. C3), rue des Godrans.
Culte évangélique, le dimanche, à 10 h. et à 2 h., dans la chapelle des Etals, à l’hôtel de ville.
Dijon, la Dibio des Romains et l’ano. capitale de la Bourgogne, est aujourd’hui une ville commerçante de 65428 hab. et le chef-lieu du départ, de la Côte-d’Or, avec un évêché, une cour d’appel et une académie universitaire. On en a aussi fait depuis 1870 une place de guerre défendue par huit forts détachés. Elle est bâtie au N.-E. du confluent de VOuche avec leSuzon et du canal de Bourgogne (p. 161), au pied des collines de la Côte-d’Or (p. 192), que domine le mont Affrique (p. 164). Les ducs de Bourgogne y ont résidé pendant trois siècles (1179-1477), jusqu’à la mort de Charles le Téméraire, et les monuments qu’elle a conservés de cette époque lui donnent un intérêt particulier. — Dijon fait un grand commerce de vins et de blé; sa moutarde, son pain d’épices et sa liqueur de cassis ont une réputation presque universelle.
Dijon, Dibio ou Divio, n’a pris une certaine importance qu’au xt e s., en devenant la capitale du duché de Bourgogne, sous Henri, tils aîné du roi Robert le Pieux, mais c’est seulement a partir de 1363 qu’elle est devenue célèbre, avec les ducs Philippe lfe Hardi (fils du roi Jean le Bon), Jean sans Peur, Philippe le Bon 'et Charles le Téméraire. Louis XI reprit