De Dijon (Paris) à Lyon
197 kil. Trajet en 3 h. 15 à 6 h. 50 jusqu’à la gare de Perrache (p. 265). Prix: 22 fr. 30, 15 fr. 05, 9 fr. 75. Vue surtout à gauche.
Dijon, v. p. 165. On traverse d’abord l’Ouche, puis le canal de Bourgogne, après avoir laissé à g. les lignes de Pontarlier et d’Is-sur- Tille, etc. Ensuite, à g., les grands ateliers du chemin de fer, sa gare de triage (rotondes) et la ligne de St -Amour, et on longe à dr.
19» H. R. 36. BEÀUNE. De Dijon
les collines de la Côte-d’Or, ainsi nommées à cause des excellents vins qui s’y récoltent.
il kil. Oevrey, dont dépend le célèbre vignoble de Chambertin. Combes de Lavaux et de la Bussière et monument de Fixin, v. p. 173. — 17 kil. Vougeot, non moins fameux par son clos.
22 kil. Nuits-sous- Beaune, petite ville faisant surtout un grand commerce des vins des environs. Le 18. déc. 1870 eut lieu ici un combat dans lequel fut vaincu, non sans peine, le général français Crémer. Pyramide commémorative à dr. un peu avant la station.
A 12 kil. à l’E. se trouve l'ancienne et célèbre abbaye de CUeattx , fondée en 1098 et rebâtie au xvm e s. Elle est transformée en colonie agricole et n’offre plus d’intérêt.
28 kil. Corgoloin. — 32 kil. Serrigny.
37 kil. Beaune (buffet; hôt.: du Chevreuil, place de la Halle, bon; de France, à la gare; de la Poste), vieille ville de 12470 b*b. et chef-lieu d’arr. de la Côte-d’Or, centre d’up vignoble renommé.
Beaune fut une des principales villes du duché de Bourgogne et le siège de son parlement avant Dijon. Les Ligueurs s'en rendirent maîtres en 1586, mais les habitants les en expulsèrent pour la remettre k Henri IV, en 1595. Elle eut jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes (1685) d'importantes manufactures de draps. Elle fait surtout aujourd'hui le commerce des vins de la Bourgogne.
De la gare, on traverse d’abord un faubourg et on entre dans la ville en passant entre deux tours rondes, restes de l’ancien château fort. Continuant de là tout droit par la rue de la Charité, nous passons à dr. de l’hospice de ce nom, en partie du xvn e s., et nous arrivons à la grande rue de Lorraine, puis immédiatement à g. à une place où est la statue de Monge (1746-1848), le célèbre mathématicien, qui était de. Beaune, bronze remarquable par Rude. Derrière se dresse le beffroi de l’ancien hôtel de ville, de 1403k En deçà, à g., l’anc. hôtel de la Mare ou Rochepot, de 1523, maintenant occupé par une librairie ; il a deux belles cours à arcades. Beaune a encore d’autres vieilles maisons intéressantes.
La rue Carnot, à g. , puis La rue Monge, à dr., nous mènent ensuite à la place de la Halle, où nous tournons à gauche.
L’*hùsix&jl, près de là, dans la rue de g., est un édifice original du style flamand, qui a plutôt l’air d’un château. Il a été fondé en 1443 par Nie. Rolin, chancelier de Bourgogne (v. aussi p. 254) et par sa femme, Guigone de Salins. L’extérieur est simple et n’a de remarquable, en dehors de son aspect, que sa porte à auvent et le clocheton qui surmonte sa haute toiture. L’hôpital est desservi par des béguines, qui se recrutent dans les familles riches et portent un costume tout blanc en été, bleu en hiver. On peut néanmoins le visiter à partir de 10 h. On en remarque particulièrement la cour, avec ses galeries en, bois à deux étages et ses lucarnes à frontons, plusieurs salles dans le style de l’époque, l’une d’elles décorée de peintures murales de 1682, et la cuisine. Mais la principale curiosité, comme œuvre d’art, est le superbe *« retable» du Jugement dernier, tableau à volets donné par le fondateur de l’hôpitaL et générale-