‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 176 sur 226 · De Mâcon (Paris) à Genève · texte numérisé non relu

De Mâcon (Paris) à Genève

A. Par Bourg, Ambérieu et Culoz.

186 kil. Ligne desservie par les trains express, mais de 80 kil. plua longue que celle qui passe par Nantua et partant plus chère (v. p. 217). Trajet en 4 h. à 6 h. «5. Prix: 20 fr. 96, 14 fr. 15, 8 fr. 15. — De Paris: 626 kil. ; 11 h. 48 à 20 h. ; 70 fr. 28, 47 fr. 40, 30 fr. 95.

Outre la ligne par Dijon , Mâcon , Bourg et Nantua (p. 217), dont la longueur est seulement de. 575 kil., il y a encore une. ligne plus courte de Paris à Genève, par Dijon , St -Amour, Bourg et Nantua, sa longueur n'étant que de 555 kil. ; mais aussi sans trains directs. Par Dijon, Pontarlitr et Lausanne, la distance de Paris à Genève est de 589 kil.

Mâcon , v. p. 195. On laisse à dr. la ligne de Lyon et passe la Saône. Vue sur Mâcon à g. — 8 kil. Pont- de -Veyle. — 17 kil. Vonnas. — 22 kil. Mézériat. On distingue bien ensuite le Jura. — 28 kil. Polliat. Plus loin, à g., du côté de Bourg, la ligne de Lonsle-Saunier; à dr., celle de Chalon-sur-Saône.

38 kil. Bourg (buffet). — Hôtels: de l'Europe, place de la Grenette (ch. t. c. 1 fr. 50 à 3, rep. 1, 3 et 3.50, om. 60 c. ou 1 fr.) ; de France , plaee Carriat; de la Paix, à la gare (ch. t. e. 1 fr. 50 à 2.50, 2 rep. 6 fr.).

Bourg est une ville de 18968 hab. , l’anc. capitale de la Bresse et auj. le chef-lieu du départ, de l’Ain. Elle n’est pas d’origine très ancienne, mais elle a eu une certaine importance à partir de la fin du xni e s., où la province passa par alliance à la maison de Savoie, qui ne la perdit définitivement qu'en 1601.

Pour aller de la gare dans la ville, on prend eu face la rue A.- Baudin et tourne plus loin à g. dans celle de la Préfecture. Si au contraire on veut aller directement à l’église de Brou (*/ 4 d’h. ; v. ci-dessous), on continue tout droit par la rue Voltaire et le boulev. Victor-Hugo et l’on tourne à dr. à celui de Brou.

Dans la rue de la Préfecture, à dr., un lyce’e de filles (1887-88), puis la Préfecture , construction moderne qui a une belle façade et dont la cour est décorée d’une statue du général Joubert (1769- 1799), originaire de la Bresse, qui s'illustra dans les campagnes d’Italie, bronze par Aubé. En face est ia place Joubert, avec un petit obélisque, et à quelques pas de là la place du Quinconce, où se voit la statue d’ Edgard Quinet (1803-1875), philosophe et écrivain né à Bourg, bronze par Millet.

BOURG

A la suite de celle de la Préfecture vient la rue Lalande, où un médaillon, au u°22, désigne la maison où est né l’astronome Lalande (1732-1807). La rue Teynière à dr. de la précédente, et la rue Neuve, à g. à la suite, conduisent enfin à la place de l’Hôtel-de- Ville, centre de Bourg.

L 'hôtel de ville, à g. ou au fond de cette place, renferme un petit musée, dit «musée Lorin» dont l’entrée est dans la rue Bichat, qui commence à dr. de là. 11 est public le dim. de 2 h. à 4 h. et visible aussi les autres jours. Il comprend surtout des tableaux, parmi lesquels on remarque particulièrement un triptyque de Wohlgerautb (St Jérôme), provenant de l’église de Brou; puis un martyre de St Sébastien par Ribera, une réplique de la Joconde de Léon, de Vinci, une Vierge du Guide, un portrait d’homme par Rigaud , un Wouwerman, un Courtois, un Chintreuil et uu Millet.

La rue Bichat aboutit un peu plus loin à la place de la Grenette, bornée au N. par la promenade du Bastion et où s'élève une statue de Bichat (1771 - 1802) , le célèbre médecin et anatomiste, qui étudia à Bourg, bronze par David d’Angers.

Du côté E. de la place se trouvent la halle au blé et le théâtre et au delà les places du Théâtre et Carriat (v. ci-dessous). En prenant la rue à l’opposé ou à l'O., nous arrivons bientôt au palais de justice, qui s’étend à g. jusque derrière l’hôtel de ville, et nous retournons de ce côté en continuant par la petite rue du Greffe, où l’on remarque une vieille maison en bois , puis eu tournant encore à g.

L 'église Notre-Dame , qui se voit déjà de l’hôtel de ville, à l’extrémité de la rue Notre-Dame, est du style goth., de 1505-1545, avec un portail renaissance. Elle possède des œuvres d’art remarquables, surtout des boiseries du xvi e s., dont 68 stalles; de beaux vitraux modernes au chœur, par Oudinot ; un beau vitrail ancien dans la 3 e chap. de g. derrière le maître autel, une chaire du xvui e s. et un bon orgue, dans une belle tribune en pierre. A remarquer encore: la clef pendante de l’abside et la clôture de la chapelle à dr. de là.

A peu de distance au N. de Notre-Dame est la place Carriat, avec V Institution Carriat, une école professionnelle.

La rue des Halles, la seconde à dr. de l’église, où l’on va aussi de la place en passant derrière Notre-Dame, mène près de là au boulev. de Brou, par lequel on va à l’église de ce nom. Au commencement de ce boulevard, à g., le monument de Ch. Robin (1821- 1885), professeur de médecine, avec un buste en bronze par Aubé. Plus loin, à g. du boulevard, Y Hôtel- Dieu , dont la chapelle est publique.

L’*égli8e de Broc, la principale curiosité de Bourg, a été bâtie de 1511 à 1536 par Marguerite d’Autriche, épouse de Philibert II ou le Beau, de Savoie, en exécution d’un vœu de Marguerite de Bourbon, sa belle-mère. Elle a eu pour architectes Jehan Perréal, dit J. de Paris, puis Loys van Boghem. Le portail se fait remarquer par une profusion d’ornements d’une grande finesse. L’intérieur est

Page 1