II. R. 38. * BOURG
d’une élégante simplicité, mais on visite dans le chœur (sacristain; 15 c.) des chefs-d’œuvre de sculpture: un jubé' très riche, mais un peu lourd ; 74 * stalle» goth., dont 42 magnifiques stalles hautes, à baldaquins, et surtout les superbes *mausole'e s du prince et des princesses mentionnés ci-dessus, en partie d’après Michel Colombe et Perréal, exécutés par Conr. et Thomas Meyt et d’autres sculpteurs moins connus. Au milieu se voit celui de Philibert (m. 1504), où il y a deux statues couchées du prince, dont l’une le représente vivant et l’autre mort; des génies, douze piliers tout couverts d’ornements et des statuettes de sibylles. A dr. est celui de Marguerite de Bourbon (m. 1483) , dans une niche, encore d’une grande richesse, avec des génies, des pleureuses, St André et plusieurs saintes. A g., celui de Marguerite d’Autriche (m. 1530), qui rivalise avec celui de son époux. Il a aussi deux statues et il est de plus surmonté d’un riche baldaquin. On lit sur la corniche, comme du reste en d’autres parties de l’église, par ex. sur le grand bénitier à l’entrée, la devise suivante: «Fortune infortune (persécute) fort une», adoptée par cette princesse, qui fut fiancée à Charles VIII de France et se vit préférer Anne de Bretagne, fut veuve de Jean de Castille à 19 ans, perdit peu après le fils qu’elle avait eu de lui, fut encore veuve à ‘25 ans de Philibert et devint ensuite régente des Pays-Bas, où elle mourut d’une blessure que rappelle l’un des pieds de sa statue tombale. — Dans la chap. de la Vierge, à côté, se voit encore un grand * retable en albâtre de la même époque, à hauts-reliefs représentant des scènes de la vie de la Vierge. Les statues sur les côtés sont celles de St Philippe et St André. Le chœur a un autel moderne en marbre, avec 15 statuettes en bronze doré. Enfin l’église a conservé des vitraux anciens fort remarquables. La statue de St Vincent de Paul, dans la nef, est d’après Cabuchet.
Devant le portail, sur le sol, est tracé un cadran solaire oval ; on y voit l’heure marquée par son ombre, en se plaçant sur la lettre du mois dans lequel on se trouve, plus ou moins près de celle du mois suivant selon la date du jour.
Le bâtiment voisin est l’anc. couvent dont dépendait l'église, maintenant un grand séminaire.
T, ignés de Besançon- Lons-le-Saunier -Lyon, v. R. 36; de Chalon-sur-Saône, p. 194 ; de. Qentve par A’anlua, v. ci-dessous.
La ligne principale, par Ambérieu-Culoz, continue dans la direction du S.-E. pour rejoindre celle de Lyon à Genève. A g., l’église de Brou et les montagnes du Jura. — 47 kil. La Varrette-Tossiat. — 57 kil. Pont- d’Ain, toute petite ville où les ducs de Savoie eurent un château dont il reste peu de chose. On traverse l’Ain. — 62 kil. Ambronay , stat. à 2 kil. à l’O. de la localité, où se voient les ruines d'une abbaye de bénédictins et une église goth. intéressante.
69 kil. Ambe’rieu, sur la ligne de Lyon à Genève. Suite, d’ici à Genève (116 kil.), v. p. 269-270.