II. D’Orléans à Bourges
113 kil. Trajet en 2 h. 30 à 3 h. 30. Prix : 12 fr. 75, 8 fr. 56, 5 fr. 56.
On retourne d’abord à la stat. de transit sur la ligne de Paris à Bordeaux, les Aubrais (2 kil,; p. 228), ou bien on passe, en train omnibus, par un tronçon de raccordement; puis on contourne Orléans au N. et on traverse la Loire sur un pont de pierre, d’où l’on a, à dr., une belle vue de la ville. — 132 kil. (de Paris). St-Cyr-en- Val. — 143 kil. La Ferte- St- Aubin (hÔt. de la Croix -Blanche), à g., localité fort ancienne de 3341 hab., avec une église du xn e s. — 152 kil. Vouzon.
159 kil. Im Motte - Beuvron (hôt. Tatin), sur le Beuvron et le canal de la Sauldre, long de plus de 43 kil., qui apporte du Sancerrois la marne nécessaire à l’amélioration des terres de la Sologne (v. ci-dessous). Château des xvi e - xvn e s. , transformé en colonie agricole.
Tramway de Blois, v, le Nord-Ouest de la France, par Bædeker.
165 kil. Nouan-le- Fuzelier. On parcourt le plateau de la Sologne.
La Bologne, qui a env. 500000 hect. de superficie, était iusqu’en 1860 un pays couvert d’étangs et de marécages. On évaluait à 1200 le nombre de ses étangs, et la population n’y atteignait pas le chiftre de 100000 hab. ou moins de 20 par kil. carré. Mais ce n’est plus aujourd’hui le pays marécageux et insalubre d’autrefois, depuis les guerres de religion et la
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révocation de l'édit de Nantes, qui en fit partir de nombreuses familles protestantes. L’Etat et un comité agricole, fondé dans ce but, ont transformé ce pays en y perçant des routes et des canaux, supprimant ou assainissant ses étaugs et remplaçant ses bruyères par d'immenses forêts de pins et des cultures. Aussi la Sologne est-elle déjà redevenue un pays prospère et la population s’y est accrue de 50%. Elle fournit en grande partie le bois utilisé pour le four par les boulangers de Paris , et les branches de pins, carbonisées dans des fours spéciaux portatifs, servent à faire le «charbon de Paris».
On traverse la Grande-Sauldre avant Salbris. — 177 kil. Salbris, localité industrielle et commerçante, dont l'église a de beaux vitraux. Une ligne doit la relier à Argent et à Romorantin (v. aussi le Nord- Ouest de la France). — 190 kil. Theillay. Ensuite une rampe, un tunnel de 1230 m. (21 soupiraux), la forêt de Vierzon (5000 heot.) et un remblai.
200 kil. Vierzon (buffet; hôt. : des Messageries, du Bœuf, rue Neuve), ville de 10559 hab., oii se fabriquent des machines agricoles et industrielles. Elle est située sur le Cher et le canal du Berry, qui abrège la navigation entre les vallées supérieure et inférieure de la Loire. Vierzon n'a à peu près rien de curieux pour le touriste;
Lignes de Tours , de Limoges et de A/ontluçon , v. le Sud- Ouest de la Franre , par Beedeker.
On traverse un peu plus loin l’Yèvre, le canal du Berry et un tunnel, après lequel on quitte la ligne de Limoges et longe le canal sur la gauche.
210 kil. Fofcy. — 215 kil. Mehnn sur- Yèvre (hôt. Charles VII), ville de 0572 hab., avec des restes du château où Charles VII se laissa mourir de faim en 1461, de crainte d’être empoisonné par son fils, plus tard Louis XI. On y remarque aussi l’église, romanogoth. ; la porte de l’Horloge et des maisons du xiv e s.
223 kil. Marmagne , où s’embranche, à dr., la ligne directe do Montluçon. On retraverse le canal du Berry et l’Yèvre. — 232 kil. Bourges, à dr. bon buffet).
Bourges. — Hôtels: de la Boule-d'Or (pl.a.C2), place Gordaine, ordinaire; de France (pl. b, B 2), place Planchât, tons deux aux mêmes prix (ah. dep. 3 fr., rep. 3 et 4); Central Hôtel (pl.æ, B3), place des Quatre-Piliers et rue Jacques-Cœur, nouveau et recommandé.
Cap£s: Qrand-Ca/é, rue Moyenne, 14; C. des Beaux-Arts , près de l’école de ce nom (v. ci-dessous);
VoituhBs db place *. course, l*fr. 50; l re h., 2.50; h. suiv., 2.25.
Poste bt tbléobafhb (pl. B 3), place Berry.
Bourges est une ville prospère de 45342 hab., l'anc. capitale du Berry et au.j. le chef- lieu du départ, du Cher et du command. du VII e corps d’armée, le siège d’un archevêché, etc. Elle est bâtie au confluent- de Lièvre et de V Anton et entourée de prairies. H y a un grand arsenal, avec une fonderie de canons.
Cette ville est VAvaricum des Romains, la capitale des Bituriges, qui opposa une résistance héroïque à Jules César, comme il le raconte luimême dans ses Commentaires. Après avoir été toutefois prise et saccagée par lui, l'an 52 av. J.-C. , elle devint la métropole de l'Aquitaine l re . Elle fut ensuite successivement prise par Euric , roi des Visigoths; par Clovis, par Pépin le Bref et par les Normands. Puis elle obéit à des
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