DECIZE
De Dijon
de fonte, 150000 de fer et d’acier, 60000 de constructions diverses, ponts, bateaux, machines, etc.; plus de 100 locomotives et une quantité énorme de fers ouvrés pour tous les usages, même des canons. Il y a aussi un musée paléontologique et minéralogique. La visite se fait dans l’ordre suivant: fours à coke et hauts-fourneaux (coulée de la fonte), Grande-Forge (puddlage et laminage), aciéries, atelier de bandage (gros marteau-pilon), ateliers de construction, artillerie.
Ensuite un tunnel de plus de 1 kil., et on descend la vallée du Mesvrin. — 95 kil. Marmagne. — 101 kil. Broyé. A dr., le signal de Montjeu (643 m.), derrière lequel est le château de ce nom , à env. 1 h. de la stat. (v. p. 256). — 105 kil. Mesures.
110 kil. Etang (buffet), où l’on rejoint la ligne d’Autun (p. 257) et traverse Y Arroux. Eglise goth. moderne avec un joli clocher.
D’Etanc a Diooim (Paray-le-Monial), env. 50 kil., ligne en construction, qui doit être bientôt ouverte. Principales stat. : (33 kil.) Toulon- sur- Arroux, petite ville où l’on remarque un pont du moyen âge, et (34 kil.) Oueugnon (3567 hab.), qui a de grandes forges. — Digoin, v. p. 258.
116 kil. St-Didier. — 123 kil. Millay. — 132 kil. Litsy (hôt. : de l’Europe, de Centre), ville de 3211 hab., que domine àg. YOppenelle (380m.), extrémité S. des montagnes du Morvan. — On descend la vallée de l’Alène. — 147 kil. Remilly, où sont les ruines de deux châteaux duxv e s. — 155 kil. Fours.
162 kil. Cercy-la-Tour (buffet), où aboutit la ligne de Clamecy par Corbigny (p. 250), sur le canal du Nivernais (p. 243) et au confluent de l’Alène, de l’Aron et de la Canne. — 167 kil. Verneuil.
177 kil. Decize (hôt.: des Voyageurs, du Commerce) , ville ancienne et industrielle de 4977 hab., dans une île de la Loire, à son confluent avec l’Aron et à l’embouchure du canal du Nivernais, qu’on traverse avant d’y arriver. Eglise en partie du xi e s. , avec une crypte encore plus ancienne. Ruines d’un château du moyen âge, sur la hauteur qui domine la ville. Sur la promenade, la statue Guy Coquille (1523-1603), jurisconsulte et historien originaire de Decize. — Correspond, pour les mines de la Machine (8 kil.).
La voie suit désormais la rive dr. de la Loire. Sur la rive g. passe le canal late'ral à la Loire (v. p. 222). — Sougy.
190 kil. Beard. — 199 kil. Imphy (2476 hab.), qui a une importante fonderie , à g. après la station. On traverse la Nièvre un peu avant Nevers et contourne au N. la ville, dominée par sa cathédrale et son palais. — 215 kil. Revers (p. 239).
B. Par Chagny et Autan.
221 kil. Trajet en 7 h. 10 et 7 h. 25. Prix : env. 25 fr., 16 fr. 85, 11 fr. — A Autun: 101 kil. ; 3 li. 30 à 6 h. 35; 11 fr. 66, 7 fr. 80, 5 fr. 10.
Jusqu’à Santenay (56 kil.), v. p. 250. On laisse à g. les ligues de Nevers par Montchanin et le Creusot et de Roanne par Paray-le- Monial (p.251). Celle d’Autun tourne à dr., dans une jolie vallée, et passe dans un petit tunnel. — 61 kil. Paris -V Hôpital. A g., les monts de Rome-Château (547 m.) et de Rème (516 m.) , pù il y
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a eu dans l’antiquité des retranchements comme sur le mont de Sène, à dr. (p. 250). Rochers et grottes au premier. Belles vues.
Plus loin, un viaduc, avant Nolay, que l’on contourne à g. A dr., des rochers assez curieux.
66 kil. Nolay (hôt. Ste- Marie) , ville 2404 hab., dans une belle vallée, couverte de vignes, et patrie des Carnot. Lazare Carnot, membre du Directoire, y a une statue en bronze, parRoulleau, devant sa maison, à un carrefour non loin de la gare, et le président Carnot, un monument sur la place de l'Hotel-de-Ville, par le même artiste et Falguière.
A 4 Jcil. à l’E., la Hochepot, village dominé par les ruines imposantes d’un château du xm e s. dont un des seigneurs fut Philippe Pot, grand sénéchal de Bourgogne.
Puis un viaduc courbe et un tunnel de plus de 1200 m.
79 kil. Epinac (hôtel des Mines) , localité de 4061 hab. Mines de houille considérables. Le puits Hottinguer, à la gare, atteint 1200 m. de profondeur. L’extraction s’y fait à l’aide d’une machine pneumatique. Les produits sont expédiés au Pont-d' Ouche , sur le canal de Bourgogne, par une ligne ferrée de 26 kil. (v. p. 173). Verrerie à bouteilles. Lignes des Laumes et de Dijon, v. p. 164 et 173.
Ensuite, à dr., les ruines du château d’Epinac, du xiv e s.
86 kil. St-Leger-Sully. St-Léger (St-L.-du-Bois) a des mines de schistes bitumineux, Sully, */* h. en deçà, à dr. , un magnifique château du xvi e s. On y voit aussi les restes d’un autre château.
93 kil. Dracy-St-Loup , où l’on rejoint la ligne d’Auxerre par Avallon (p. 247). Puis, à g., la flèche de la cathédrale d’Autun; à dr., le prétendu temple de Janus (p. 256). — 101 kil. Autun (buffet).
Autan. — Hôtels : St-Louts & de la Poste (pl. a, C 2), rue de l'Arbalète ; de la Tête - Noire (pl, b, C2), rue de l’Arquebuse ; de la Cloche (pl. c, C3), rue de Carouge. — Cafés au Champ-de-Mars. — Poste é télégraphe (pl. 1> 2), rue ChaKgarnier.
Autun est une ville industrielle de 15187 hab., un chef-lieu d’arr. de Saône-et-Loire et le siège d’un évêché. Elle occupe un joli site, sur le penchant d’une colline, dans le haut de laquelle s’élève la cathédrale, et les hauteurs boisées au S. achèvent de lui donner un aspect pittoresque.
C’est VAugustodunum des Romains, qui remplaça Bibraete, capitale des Eduens (v. p. 257) , fut une ville très florissante sous l'empire et eut des écoles célèbres. St Sympborien y fut martyrisé en 179. Elle compta encore plus tard parmi ses évêques St Léger (m. 078), qui la sauva en se livrant au maire du palais Ebroïn, son adversaire, et eut les yeux crevés, puis la tête tranchée par ordre de ce dernier. Ravagée par les Bagaudes, les Barbares, les Sarrasins, les Normands, les Anglais^ etc., la ville a perdu son ancienne importance. Elle emplit aujourd'hui a peine la moitié de son enceinte primitive, qui avait près de 6 kil. de développement et env. 200 hect. de superileie.
La gare (pi. B 3) est au N. -O. de la ville. L'avenue de la Gare, à g. à la sortie, nous conduit au Champ-de-Mars (pl. C 3), principale place de la ville, où il y a une grande foire dans la première quinzaine de septembre, à l’occasion de la St-Ladre ou St-Lazare.
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A g. s’élèvent le théatbe, belle construction récente, et 1’hôted de viELE , dont le rez-de-chaussée sert de halle et qui renferme un petit musée (v. p. 255).
A dr., au fond de la place, le collège (pl. C3), construit par les jésuites en 1709, que dirigèrent plus tard des prêtres de l’Oratoire et où étudièrent Lazare Carnot, Joseph Bonaparte et Napoléon. La belle grille qui le précède date de 1772. L 'e'glise Notre-Dame, à g., n’est qu’en partie due aux jésuites ; l’intérieur a été décoré après leur expulsion (1763). Il y a au collège un musée d’histoire naturelle de création récente, qui occupe 4 salles du 3 e étage.
Montant de là à g., par les rues St-Saulge, Chauchien (appuyer plus loin à dr.) et des Bancs, nous arrivons à
La cathédrale, St -Lazare (pl.DE3). C’est l’anc. chapelle d’un château des ducs de Bourgogne, fondée en 1060, mais surtout des xn e et xv e s. La partie la plus ancienne est le grand portail. C’est un porche à trois nefs, voûté en plein cintre, avec arcades latérales en ogive et une salle au-dessus, et que flanquent deux tours en partie refaites de nos jours. Le *tympan représente le jugement dernier. Il y a aussi un portail latéral du style roman , à dr., et une belle flèche en pierre sur le transept, également refaite, vers 1470. Cette flèche forme lanterne à l’intérieur. L’église est aussi à trois nefs, avec un transept très court et sans déambulatoire. Les colonnes sont remplacées par des pilastres cannelés, aux curieux chapiteaux. Sur les côtés sont des chapelles des xv e et xvi e s. On remarque les vitraux de la 4 e de g. et de la 7 e de dr. Le chœur a de beaux vitraux modernes et l’abside une riche décoration de marbres polychromes, du xvm e s. Un reliquaire y renferme les restes de St Lazare. Dans le croisillon de dr., un grand tableau d’Ingres, représentant le martyre de St Symphorien (p. 253). A dr. du chœur, du même côté, le monument du président Jeannin, conseiller de Henri IV, originaire d’Autun (1540-1622), et de sa femme, avec leurs statues agenouillées, en marbre blanc. Le trésor renferme un échantillon très ancien de tissu oriental en soie.
A côté du portail de la cathédrale, sur la place St-Louis, est la fontaine St-Lazare, de la renaissance. L’évêché (pl. D 3), à l’extrémité N. de la place, est l’ancien palais des ducs de Bourgogne avant le xin e s., mais reconstruit depuis lors.
Dans la rue des Bancs, par où nous sommeB venus, se trouve l’anc. hôtei, Rolin (pl. D 3), du xv e s., qui appartint à Nie. Rolin, chancelier de Bourgogne (v. p. 192), aussi originaire d’Autun (1376-1462), et maintenant à la Société Eduenne, qui y possède un petit musée archéologique.
Dans la coua, une Circé, par Lhomme de Mercey. — . Rez-db-chaubséb: l re salle, antiquités lapidaires gallo-romaines ; 2 e salle, objets du moyen âge et de la renaissance. — I er étage: l re salle, bibliothèque et objets divers; 2 e salle, portraits et fresque; 3 e salle, petites antiquités, en particulier un taureau en bronze à trois cornes (autre à Besançon, p. 185), et des médailles. — II e étaue : l rt! salle, objets trouvés au Beuvray (p. 257); 2 e salle, objets provenant des fouilles d'utique.
à Ncvers.