CHATEAU -THIERRY
De Parie
Nanteuil-Saacy. — 84 kil. Nogent-l’ Artaud, et encore un tunnel. A g., la ligne de Château-Thierry à la Ferté-Milon (v. ci-dessous).
95 kil. ChAteau - Thierry (hôt. : de l’Eléphant, à g. au delà du pont de la Marne; d’ Angleterre, en deçà) jolie ville de 6836 hab. et chef-lieu d’arr. de l’Aisne, à env. 1 kil., sur la rive dr. de la Marne. On y arrive en traversant un faubourg et la rivière.
A l’entrée, à dr., la statue de la Fontaine (1621-1695), le fabuliste, originaire de Château-Thierry, œuvre médiocre de Laitié. Plu6 loin, la tour du beffroi, du xvi e s., et une place au delà de laquelle on jnonte, par un escalier de 102 marches, aux ruines du château , dont l’entrée est du côté dr. Ce château passe pour avoir été bâti par Charles Martel pour le roi Thierry IV, en 720. Souvent assiégé et pris, en particulier par les Anglais en 1421, Charles-Quint en 1544 et le duc de Mayenne en 1591, il est aujourd’hui à peu près complètement détruit , excepté son enceinte , et le plateau qu’il occupait a été transformé en une promenade, d’où l’on a de belles vues.
En sortant par une petite porte dans une tour de l’enceinte à l’opposé de l’entrée , on redescend du côté du collège. La maison de la Fontaine, où il naquit en 1621, est la maison voisine (n° 12), avec une grille. Elle renferme la bibliothèque et un petit musée. La chambre où est né le fabuliste a conservé ses boiseries et sa cheminée. C’est dans l’ancien salon qu’est le musée. Le cabinet de travail a été en grande partie détruit pour l’alignement de la rue.
Plus bas est la Grande-Rue, avec Y église, du xv e s. , mais peu intéressante. Puis on se retrouve au bord de la Marne.
Château-Thierry fabrique des instruments de musique à vent.
Embbanch. de 28 kil. de Château-Thierry à Oulchy-Brtny, sur la ligne de Paris à Reims par le Ferté-Milon (p. 32).
De Château-Thierry à Romilly : 88 kil. ; 2 h. 30 à 3 h. ; 9 fr. 85, 6 fr. 65, 4 fr. 35. Cette ligne se détache de celle de Châlons seulement à la stat. suiv., Mézy (9 kil.). Ensuite elle remonte quelque temps les vallées du Surmelin et de la Dhuit. Cette dernière rivière est une de celles qui alimentent Paris , par un aqueduc de 131 kil. de long. — 24 kil. (6 e st.) Pargny-la-Dhu\$ , d’où part cet aqueduc. — 35 kil. (9 e st.) Montmirail (hôt. du Vert-Galant), ville de 2373 hab. , située sur une colline dominant la jolie vallée du Petit-Morin. Elle est connue par une victoire de Napoléon I er sur les alliés en 1814, que rappelle une eolonne à peu de distance à l’O. On en remarque surtout le château, au S.-O., reconstruit avec magnificence par Louvois (xvn® s.) et qui a un vaste parc. Ligne de la Ferté-sous-Jouarre, v. ci-dessus. — 55 kil. (14 e st.) F-sternay, sur la ligne de Paris à Vitry par Coulommiers (p. 88). — 82 kil. (21 e st.) Lurey -Confiant. On traverse ensuite la Seine et rejoint la ligne de Paria à Troyes. — Romilly, v. p. 91.
Ensuite les vignobles de la Champagne. — 104 kil. Mézy. A 2 kil. au S., Crésancy, où il y a une école pratique d’agriculture.
107 kil. Varennes-Jaulgonne. Beaucoup de cerisiers. — 117 kil. Dormans. Un peu avant Port-à-Binson , à dr., Troissy , qui a une belle église du xvi® s. A g. , l’anc. prieuré de Binson et le plateau de Châtillon - sur - Marne , où l’on a érigé en 1887 une statue colossale du pape Urbain II (1042-1099), né aux environs, par L. Roubaud. — 126 kil. Port-à-Binson. Avant la stat. suivante, à dr.,
à Reims. EPERNAY. I. R. 3. 35
le *château de Boursault, du style de la renaissance, à la duchesse d’Uzès. — 135 kil. Damery- Boursault.
142 kil. Epernay (bon buffet; hôt. : de l’Europe , rue Porte- Lucas; de Paris, rue du Collège), à dr. ville de 18361 hab. et chef-lieu d’arr. de la Marne, dans un joli site , sur la rive g. de la Marne et le centre du commerce de vin de Champagne. Elle n’a guère de remarquable que les riches maisons et les vastes caves du quartier où est concentré ce commerce, dit le faubourg de la Folie, où l’on va en prenant d’abord, en face de la gare, par la place Thiers et la rue Gambetta, jusqu’à la place de la République (promenade, v. ci-dessous), puis à g. par la rue du Commerce. Les caves, qu’on peut obtenir de visiter, sont à la fois curieuses par leurs dimensions, leur aménagement pour les nombreuses et délicates opérations qui doivent s’y faire et la quantité de bouteilles qui s’y trouvent empilées. Le6 galeries des caves Mercier forment, dit-on, une longueur de plus de 15 kil. On estime à 5 millions le nombre de bouteilles qui sont entreposées annuellement à Epernay, dont 800000 provenant de sa côte, et il y aurait là un mouvement d’affaires de 17 millions */,.
Le champagne , dont l’invention remonte , dit-on , au commencement du ivm e s., mousse parce que sa fermentation a été incomplète et recommence au contact de l’air. 11 se fabrique également avec des raisins noirs et des raisins blancs, mais le produit des premiers est plus spiritueux. et «erème* plutôt qu’il ne mousse, tandis que celui des blancs se distingue par sa finesse et sa transparence et mousse bien. — Le moût résultant du pressurage des raisins est d’abord mis en tonneau, dès qu'il a déposé sa grosse lie. Un premier soutirage a lieu après la midécembre, et on colle le vin, en y ajoutant du tannin et de l'alun, pour le clarifier. On soutire de nouveau trois mois après, et l’on met en bouteille du mois d'avril au mois d’août , en ajoutant au vin une liqueur dans laquelle entrent du sucre candi et du cognac. Les bouteilles employées sont très fortes; elles pèsent 860 à 900 gr., et néanmoins il s’en casse encore beaucoup par la fermentation. On est bientôt obligé de les descendre du cellier dans une cave plus fraîche. Il s’y forme un dépôt dont le vin doit encore être débarrassé par deux opérations, la seconde année: en mettant les bouteilles «sur pointe» et en les débouchant pour les «dégorger*. Il ne reste plus ensuite qu’à remplir le vide qui en résulte, avec de la liqueur et du vin clarifié, et le champagne peut être livré au commerce.
A la suite de la place de la République (v. ci-dessus) se trouve le Jard, une promenade publique, et au delà, le palais de justice, qui est moderne. En tournant là à dr. et ensuite dans la 3 e rue du même côté, on arrive à la place de l’Hôtel-de-Ville, dont le principal édifice est Ye'glisc, qui a été rebâtie dans le style classique, mais a conservé une porte, des vitraux et un tombeau de la renaissance. Sur cette place aussi une jolie fontaine. On retourne enfin vers la gare par la rue St-Martin, au N. de l’église, la place du Marché et le boulevard à droite.
D’Epernay à Châlons-sur-Marne, Nancy, etc., v. K. 6 et 10.
D’Eperkay a la Fèrb-Champenoise (Romilly): 41 kil.; 1 h. 16; 4 fr. 60, 3 fr. 10, 2 fr. On continue de suivre la ligne de Strasbourg jusqu’à Oiry (7 kil.) , puis on prend à dr. , à travers une contrée uniforme. — 14 kil. Avise, petite ville dont le vin mousseux est rénommé. — 23 kil. (4 e st.) Vertus, petite ville ancienne, qui fut chef-lieu de comté. — 31 kil. Colligny, dont l’église a un très beau retable du xv e s. — 41 kil. (7 e st.) La Fère-
REIMS
Hôtels.
Champenoise , sur la ligne de Paris à Vitry-le-François (p. 88) d’où se détache, 10 kil. plus loin à l'O., à Sézanne, un embranch. sur Romilly (p. 91).
L’embranch. de Reims longe à dr. le riche faub. de la Folie, quitte la ligne de Châlons-Nancy, tourne à g. et traverse la Marne et le canal latéral. — 145 kil. Ay ou Aï (hôt. du Lion-d’Or), ville de 6700 hab., dont les environs produisent un excellent vin mousseux. — 149 kil. Avenay. Pays montueux et boisé. — 157 kil. Germaine. Puis un tunnel de 3250 m. , sous les étangs de la forêt de Rilly. — 161 kil. Rilly-la- Montagne, qui produit aussi de bons vins. Ensuite, à dr., Reims et une hauteur fortifiée. On traverse à la fin la Vesle et le canal de l’Aisne à la Marne. A g., les lignes réunies de la Ferté-Milon et de Soissons. — 172 kil. Reims (bon buffet).