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BAR- LE- DUC

De Châlons-s.- M.

rue Entre-deux-Ponts. A dr. est le théâtre (pl. 18, B2), qui a une riche façade de la renaissance et où se trouve, sur le derrière, le café' des Oiseaux. Ce café est une des curiosités de la ville; il a une jolie salle entourée de vitrines qui en font un musée d’histoire naturelle, surtout riche en oiseaux.

Quelques pas plus loin, à dr., la place Reggio (fl. B 2), décorée de la statue d’Oudinot, duede Reggio, bronze par J. Debay. Ensuite, àg.,

Y église St- Antoine (pl.6, B 2), du xiv® s., sous laquelle passe un bras canalisé de l’Ornain. On en remarque surtout les fenêtres et les vitraux.

La ville haute est dominée par une tour peu curieuse, avec une horloge. C’est à dr. de là, vers l’extrémité du plateau, que sont les restes du château (pl. 2, B 3), détruit au xvn e s., une porte goth. et des bâtiments du xvi e s. Il y a à côté une esplanade d’où l’on a une belle vue. Cette partie de la ville a de vieilles maisons intéressantes, surtout dans la rue des Ducs, de l’autre côté du plateau et sur la place St-Pierre, à g. de là.

L’église St-Etienne ou St-Pierre (pl. 7, C3), sur cette place, est le principal édifice de Bar-le-Duc. C'est une anc. collégiale, du xiv e s., sauf le portail, flanqué d’une tour, qui est des styles goth. et de la renaissance. On remarque à l’intérieur la l re chap. de dr., avec sa clôture en pierre, ses trois enfeus et ses sculptures, un Christ en croix et les larrons aux piliers en face de la chaire, une vieille peinture murale du côté g. et surtout, dans le bras dr. du transept, une *statue fort curieuse par Ligier Richier, sculpteur lorrain de St- Mihiel (p. 77), qui étudia sous Michel -Ange. Cette statue, qui provient du tombeau de René de Châlons, prince d’Orange, tué en 1544 au siège de St-Dizier, représente debout un mort dont le corps est à moitié décomposé. Elle est en pierre de St-Mihiel, passée par l’artiste dans un bain de cire et d’huile pour lui donner la dureté et le poli du marbre.

La plus belle maison de la place, n°21, du commencement de la renaissance, renferme un petit muse'e, public le dim. de 1 h. à 4 h. et visible aussi les autres jours. Il occupe 4 salles, renfermant une collection d’histoire naturelle, des peintures et des sculptures.

Peintures: le Tintoret, son portrait; Gast. Af élingue , les Enrôlements volontaires de 1792; J.-L. Brown , Episode de la guerre de Sept -Ans;

Aimé Morot , Médée; Ciceri, les Bords du Loing; Bastien Lepage , portrait, etc. — Sculptures : bustes antiques de Trajan et d’Adrien, une partie de retable, la Mort et l’Assomption de la Vierge, et une belle cheminée;

Oust. Gaudran, le Tambour Barra; Arisl. Croisy, le Nid; G. Viard , maquette de la statue équestre d’Ant. de Lorraine au palais Ducal de Nancy.

A l’extrémité de la rue des Ducs est le Pâquis, promenade qui a de très beaux tilleuls, le plus gros de 6 m. de circonférence.

En redescendant à la ville basse , on appuiera à dr. (escaliers) pour en voir l’autre partie. De ce côté se trouve, rue Lapique, l’hôtel de ville (pl. C2), ancien hôtel particulier d’Oudinot, dont dépend un beau parc, traversé par le canal de l’Ornain. — La rue Lapique, aboutit en face de celle de la Gare, à la rue de la Rochelle.

L'église St- Jean (pl. 8, D 2), à dr., à l’extrémité de cette dernière

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