COMMERCY
n Nancy.
rue, est un magnifique édifice modorne de style romano-byzantin, par l’architecte Birglin. Il n’en existe encore que le chœur et le tran sept. Le chœur est très exhaussé, au-dessus d’une crypte, et son autel a un baldaquin. Le vaisseau est aussi très élevé pour une église romane, et l’uniformité des lignes y est rompue vers le haut par des arcades médianes entre les piliers, celles du chœur étant surmontées d’arcades plus petites, qui forment une sorte de triforium. Il n’y a pas de portails latéraux ni de pourtour, mais il y a sur les côtés des chapelles qui correspondront aux collatéraux à construire.
Pour retourner de cette église à la gare, on traversera l’Ornain sur le pont voisin et l’on prendra la 2 e rue à g., qui longe le chemin de fer et passe devant l’asile Bradfcr (pl. 1, C2), fondé par le maître de forges de ce nom. Il est précédé d’un jardin dans lequel se voient, entre autres sculptures, la statue du fondateur, par Croisy.
De Bak-i.e-Duc a Clermoht-ek-Argonne : 56 kll., chemin de fer d’intérêt local, qui a sa propre gare rue de St-Mibiel, derrière la grande gare. Elle se dirige vers le N., en traversant d’abord des vallons, puis en descendant la vallée de l'Aire. 12 stat. , la plupart peu importantes et dénuées d’intérêt. — 30kil. Rembercourt-aux-Pots , où aboutit un embranch. de Lisle-en-Barrois (p. 59) et qui a une belle église du xv e a. — Clermonten-Argonne, v. p. 66.
86 kil. Longeville. — 92 kil. Nançuis-Tronville. Ligne de Neufchâteau -Epi nal , v. R. 18 B. On laisse sur la dr. le canal de la Marne, qui fait plus loin un immense circuit et passe dans la vallée de la Meuse par un souterrain de 4 kil. de long, tandis que le chemin de fer tourne à g. — 103 kil. Ernecourt-Loxeville. Tranchées profondes (jusqu’à 22 m.), à travers les hauteurs qui séparent les bassins de la Seine et de la Meuse. — 116 kil. Lérouville.
Ligne de Sedan par St-Mihiel (17 kil.; p. 77) et Verdun, v. B. 13 B.
122 kil. Commercy {hôt. de Paris , en face de la gare), à dr., ville de 7483 hab. , et chef- lieu d’arr. de la Meuse, sur un bras de la Meuse. Elle fut longtemps le chef-lieu d’une seigneurie, puis d’une principauté, et elle a appartenu au cardinal de Retz, puis aux derniers ducs de Lorraine, qui en firent une de leurs résidences.
On va de la gare dans le centre de la ville par la rue en face, puis par la première à g. et la première à dr. Sur le côté de cette dernière, une petite place avec la statue de Dam Calmet (1672- 1 757) , le savant historien et exégète, né aux environs. — Un peu plus loin, Y église, édifice goth. dont on remarquera particulièrement les piliers et les voûtes, les autels et la chaire. — Un passage à côté mène au château, construction grandiose du xvn e s., transformée en caserne de cavalerie. Il est précédé d’une grande cour, séparée par une grille d’une place en hémicycle, d’où part la grand’rue, qui se prolonge par une avenue vers la forêt de Commercy, à 7 kil. — Un second passage, de l’autre côté de la place, conduit à l'hôtel de ville, qui est lui -même précédé d’une place entourée d’arbres et décorée d’une fontaine. — Commercy fabrique et exporte des pâtisseries renommées, dites «madeleines».