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VERDUN

coalisés en 1792, la ville se rendit au bout do quelques heures. Les habitants firent alors si bon accueil aux vainqueurs que des jeunes filles leur offrirent des dragées (spécialité de Verdun), ce dont les autorités révolutionnaires le* punirent, après la victoire de Valmy (p. 65), en envoyant trois des principales à l'echafaud. Beaurepaire, commandant de la place, s'était tué auparavant plutôt que de la rendre. En 1870, la résistance fut héroïque, malgré plusieurs bombardements, et la place ne capitula qu’avec les honneurs de la guerre.

Les rues qui font suite à l'avenue fie la gare, rue St-Paul , rue Mazel, rue de l’Hôtel-de-Ville, etc., traversent la ville dans sa plus gTande e'teudue, du N. au S. Après la porte St-Paul, à dr. le •palais de justice, à g. le collège, grand et beau bâtiment neuf.

La première rue à g. conduit à la porte Chausse'e , porte à deux tours crénelées, en partie du xv e s., servant aujourd’hui de prison militaire. 11 y a au delà un pont sur la Meuse.

La rue Mazel, où nous revenons, mène ensuite à un autre pont, sur le bras principal de la rivière. De l’autre côté est la place Ste- Croix, décorée depuis 1855 d’une statue du general de Chevert (1695-1769), né à Verdun et qui s’illustra par la prise et la défense de Prague (1741-1742), bronze par Lemaire.

Sur le quai de la Comédie, à dr. en deçà du pont, la bibliothèque publique , qui est ouverte les jeudi et dira, de 2 h. à 4 h., excepté aux fêtes légales et duraut les vacances universitaires. Elle compte 35 000 vol. et elle possède de précieux manuscrits.

Manuscrits; chroniques et vies des évêques de Verdun des x e et xu e s. , évangiles avec miniatures carlovingiennes, Alcuin du xi c s., cartulaire de la cathédrale du xm e s., missel du xm e s., pontifical de 1514, missel avec de grandes miniatures du xvi e s., etc. — Incunables; bréviaire goth. sur vélin, Venise, 1486; chronique de Nuremberg, 1493; autre missel goth. sur vélin, de 1509, etc.

L 'hôtel de ville, à g. de la rue au delà de la statue de Chevert, est un assez bel édifice du xvn e s. On remarque dans la cour 4 canons donnés par l’Etat à la ville, en mémoire de sa valeureuse défense en 1870. Il y a ici un petit musée, public le dim. et ouvert aussi le jeudi (50 c.), de 1 h. à 4 h. Le gardien demeure rue des Hauts-Fins, 7.

Au kez-de-chaussée sont des collections archéologiques, composées d’antiquités préhistoriques (grande vitrine), de monuments antiques, de débris d’architecture des époques romane, goth. et de la renaissance, et des collections d’histoire naturelle , dont la partie zoologique comprend la «girafe de Daubenton» , la première amenée en Europe, pour la faire décrire par Buffon. 11 y a aussi quelques sculptures.

Au 1 er étage, la suite des collections d’histoire naturelle, surtout la zoologie; des tableaux, diverses sortes d’objets d’art, des médailles, une collection céramique et, dans une seconde salle, une petite bibliothèque (autre, v. ci-dessus).

Une rue à dr. au delà de l’hôtel de ville aboutit à la belle promenade de la Digue, au bord de la Meuse.

La cathédrale, qu’on a déjà aperçue, au delà dans la ville haute, est une église des xi e et xu e s., mais considérablement modifiée au XIV e et au xvii e s. Elle est à 3 nefs, avec transept, 2 tours latérales carrées et 2 absides sans pourtour. C’est surtout l’intérieur qui a

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