MONTMÉDY
De Reims
taille. Plusieurs pièces ont été conservées à peu près dans l’état où elles se trouvèrent après la bataille, notamment une chambre du premier étage, dans laquelle A. de Neuville a placé la scène du tableau dont l’estaminet a pris le titre pour enseigne. On peut toujours voir le musée et la chambre (pourb.).
Le chemin à dr. de la route conduit dans le village, en passant près du cimetière, dont on a déjà aperçu de loin l 'ossuaire, avec sa petite pyramide. Pour le visiter, s’adresser au premier estamiuet, dont le propriétaire est le fossoyeur (pourb.). Cet ossuaire, devant lequel a été rapporté un petit monument érigé à 500 Bavarois , se compose de deux rangées de caveaux, sur le sol desquels sont les ossements de 2035 Français et Allemands exhumés du champ de bataille. L’autre grand monument du cimetière n’a aucun rapport avec les événements de 1870. — Un monument en forme de pyramide tronquée a été érigé dans le village aux soldats français et aux habitants tués dans l’action. — On pourra reprendre le chemin de fer à la station de Bazeilles, plus bas. près de la Meuse (v. ci-dessous).
Db Sbdan a Bouillon: 19 kil., voit. publ. 3 fois par jour (2 fr.). La roule commence à la place Nassau (p. 71) , à g. du collège de tilles, et monte d'abord à l'E. par le fond de Givontie , eu traversant une partie du champ de bataille de 1870. — 5 kil. Givonne , sur le ruisseau de ce nom, alors le centre des positions françaises. — 8 kil. La Chapelle , où est la douane française. Ensuite la forêt des Ardennes. 11 y a d’ici une traverse plus courte de 3 kil. — 13 kil. Frontière belge. — 19 kil. Bouillon (Mt. de la Poste), ville d’euv. 2600 liab., anc. capitale d’un duché indépendant , à la France de 1793 à 1813, puis réunie au Luxembourg et depuis 1839 à la Belgique. Elle occupe un beau site, dans une presqu’île de la Semoy, ailluent de la Meuse. La principale curiosité de Bouillon est son château, sur un rocher isolé. — Il faudrait une journée pour descendre à pied la vallée jusqu'à Monthermé (48 kil.). 11 y a de cette localité une route qui permet d'en visiter facilement la partie la plus importante (v. p. 35).
De Sedan à Lérouville (Nancy), par Verdun, v. R. 13 B.
Le chemin de fer longe encore quelque temps la Meuse au delà de Sedan. — 113 kil. Pont- Al augis , d’où se détachent la ligne de Verdun -Lérouville (R. 13 B) et un embranch. de 10 kil. sur Raucourt (bouderies). La voie traverse ensuite la Meuse pour remonter la vallée de la Chiers, rivière au cours très capricieux, qu’on traversera maintes fois. Prairies et pâturages. — 115 kil. Bateilles (v. p. 71). — 119 kil. Douzy. — 122 kil. Pouru-Brevilly. — 126 kil. Sachy.
131 kil. Carignan (hôt. de la Gare), à g., ville industrielle de 2123 hab. , jadis fortifiée et ainsi nommée quand Louis XIV l’eut érigée en duché-pairie en faveur d’Eugène-Maurice de Soissons, fils du prince de Carignan: elle s’appelait auparavant Yvois.
Embkakcu. de 7 kil. sur Messempré , qui a des usines métallurgiques.
133 kil. Blagny. — 139 kil. Margut. Ensuite des collines. — 146 kil. Lamouilly. — 152 kil. Chauvency. On aperçoit de loin, à dr., la citadelle de Montmédy. A l’arrivée, un tunnel de 817 m.
158 kil. Montmédy (199-429 m.; H. de la Gare; H. de la Croixd’Or), ville de 2782 hab. , chef- lieu d’arr. de la Meuse et place
à Metz.