MORTEAU
Ce n’est en somme qu’un bras souterrain du Doubs, ainsi que l’a prouvé d’une façon curieuse l’incendie de l’usine d’absinthe Pernod à Pontarlier (1901) les cuves enflammées s'étant déversées dans le Doubs, 1a source de la Loue se trouva peu après imprégnée de la même liqueur. — Il y a env. 20 Je il . de Mouthier à Pontarlier (p. 243). On passe par St-Gorgon, Goux, Bians , Sombacour et Uoutaud. — Kn été, service de Lods^à Pontarlier au train du matin et retour pour celui du soir.
27 kil. Etalans. — 33 kil. Le Valdahon. — 41 kil. Avoudrey.
Correspond. à tous les trains, par O rchamps- Venues , pour Fuans (aub.), 12 kil. à l’E. , dans le haut de la belle vallée du Dessoubre, où se trouve, 7 kil. en aval, Notre-Dame-de-Consolalion , anc. couvent transformé en petit séminaire, dans un très beau site, entouré de montagnes rocheuses.
La contrée devient plus accidentée et plus jolie. —47 kil. Longemaison. Tranchées dans le roc, belle vue à g., long tunnel. — 55 kil. Gilley (liôt. des Voyageurs).
De Gilley à Pontarlier: 24 kil.; 50 min", à 1 h. 1 / 4 ; 2 fr. 70, 1 fr. 80, 1 fr. 20. Cet embranch. remonte au S. -O. la vallée du Doubs. — 8 kil. Afontbenoit , qui eut une abbaye d’augustins, dont il reste l'église et le cloître remarquables, des xlll e -xvi e s. — 13 kil. Afaisons-du-Bois. — lü kil. Arçon. On traverse ensuite deux fois le Doubs. — 20 kil. Doubs, halte. — 24 kil. Pontarlier (p. 243).
On redescend et passe, par un tunnel, dans une belle gorge rocheuse et boisée. — 64 kil. Grand- Combe- de -Morteau. On se retrouve pour quelque temps dans la vallée du Doubs.
67 kil. Morteau (douane française; hôt. du Commerce) , ville industrielle de 4110 hab., à peu près sans intérêt pour le touriste. C’est un centre important pour la fabrication de l’horlogerie ordinaire, le vallon de Morteau produisant plus de 200000 montres par an.
Une route intéressante conduit d’ici, au N., à St-Hippolyte (51 kil.; p. 229), par la vallée du Dessoubre, affluent du Doubs.
On change de train à Morteau et monte dans des wagons suisses, des wagons à couloir. Plus loin, on traverse le Doubs, sur les bords duquel la voie s’élève beaucoup, en passant dans un long tunnel. Belle vue aussi à dr. à la sortie.
72 kil. Le Lac-ou-Villers (hôt. : de France, de l’Union), dernière stat. française et localité industrielle de 3138 hab., à 20 min. dans le bas, sur la rive g. du Doubs. C’est le point de départ du bateau à vapeur menant au Saut (v. ci-dessous), mais il vaut mieux y aller des Brenets. Très belle vue sur la vallée. On monte toujours; petit tunnel, haut viaduc et deux autres tunnels plus considérables. On voit à g. celui de la route (p. 240).
77 kil. Les Brenets -Col -des -Roches, première station suisse (douane), près du col, mais à env. 4 kil. des Brenets, que dessert un ch. de fer à voie étroite venant du Loclo. Heure en avance de 55 min. sur celle des chemins de fer français.
Col des Roches, lac des Brenets, Saut du Doubs. — Près de la stat. se trouvent un moulin et une scierie que fait mouvoir le Bied, ruisseau qu'on a détourné dans un tunnel de 272 m. de long et qui en ressort en formant une cascade de l’autre côté du col (v. ci-dessous). On traverse la voie et passe devant des auberges pour arriver au col des Roches, échancrure dans la erête rocheuse qui forme ici la frontière, tellement abrupte