SALINS
h' établissement de bains est plus loin dans la même direction, vers le milieu de la ville, qui ne se compose guère que d’une longue rue. 11 est de modeste apparence et il occupe un espace restreint, entre deux rues, avec un petit jardin, mais il est bien aménagé et il a même une piscine. Ses eaux, froides, contiennent près de 30 gr. de sels par litre et il y a, avec le chlorure de sodium, une notable quantité de bromure de potassium (v. p. 237 et 259). La saison dure du 1 er juin au 30 septembre.
Sur la place d’Armes, à côté de l’établissement, la statue du général Cler (1814-1859), qui fut tué à Magenta, bronze parPerraud. Là aussi, une fontaine du xvm e s. , avec une naïade; Y hôtel de ville, de la même époque, et une chapelle du xvn e s., de forme ovale et à belle voûte.
Les salines, qui appartiennent à une compagnie, sont à dr. au delà de la place d’Armes, rue de la République. On peut les visiter le jeudi toute la journée et le dim. de 1 h. à 4 h. On y voit, dans les souterrains, les sources salées, dont des pompes, mues parla Furieuse, . montent l’eau dans l’établissement ou l’envoient à la saline d’Arc (17 kil.; p. 241). Cette eau est ensuite évaporée dans des chaudières, pour produire du sel, dont Salins fournit 6 millions de kilogr. par an.
En face est la place du Vigneron, avec une fontaine ornée d’un Vigneron, par Max Claudet (1864), de Salins. La rue de la République a au n° 97 une maison gothique. Plus loin encore, à l’extrémité de la rue et de la ville proprement dite, se voient des restes des anc. fortifications. En continuant de remonter par là la vallée, on irait à la stat. de Pont-d’Héry (9 kil.; p. 243).
En montant à dr. de la place du Vigneron (à g., on irait au musée), on va à V église St-Anatoile, qui domine la ville sur le versant du Belin. C’est un édifice remarquable du style de transition, à trois nefs, transept et triforium, bien restaurée depuis peu. Elle a de belles portes en bois sculpté, du style goth. fleuri, et un buffet d’orgue assez curieux.
La rue des Clarisses, à dr. au sortir de l’église, descend à la place St-Jean, où se trouvent une caserne, le collège et, dans son anc. église, un petit musée, public le dim. de 1 h. à 4 h. et qu’on peut du reste toujours voir. Il comprend quelques tableaux et sculptures et des objets divers.
A citer: Uouasse , panneau décoratif: G. Coindre , vue de la ville, dessin à la plume; Beaulieu , la Femme adultère; P. Mignard, la Peste d'Epire; des portraits; Thierry , Caravane au Sahara; 2 grandes tapisseries de Bruges (1501), d'une série de 14, autrefois à St-Anatoile; Coindre , vue de Besancon, à la plume; des paysages; Gingendre, Charge de cavalerie en Algérie; Girodet , Soldat grec blessé; Uouasse, autre panneau décoratif. Vitrines du milieu: petites antiquités, sceaux, médailles. 2 volets de retable à double face. Sculptures: au fond, Robespierre mourant, par M. Claudet. Curiosités; armes.
Dans les dépendances du collège se trouve aussi la bibliothèque, ouverte le jeudi de 2 h. à 4 h. et le dim. de 8 à 10. Vacances en septembre.
PONTAULIER.
Environ» de Salin». — Le mont Belin (584 in.), à l’E., et le mont St- André (598m.), à l’O. de la valle'c, offrent de très belles vues, mais il faut une autorisation pour entrer dans les forts qui en couronnent les sommets. Il n’y en a pas au contraire au mont Poupet (853m.), au N. de la ville, dont l’ascension est facile et se fait en l li. l/ 3 env., en prenant à dr. à la promenade du côté de la gare, 1/2 h. plus loin à g. et à 20 min. de là encore à g., en montant toujours, jusqu'au sommet. Vue magnifique.
Excursion intéressante à la source du Liaon, par Nant-sous-Ste-Anne (380 m. ; aub.), à 14 kil. au N.-E. ; voit. publ. le mat. (4 h.), en 2 h., pour 1 fr. 50; voit, partie., 12 et 15 fr. , selon la route, pour 4 ou 5 personnes. Ce village est situé sur la rivière même, à env. 3/ 4 d’h. de la source, qui est très belle et sort d’une grotte comme celle de la Loue (p. 238). A V4 d’h. en deçà est une autre grotte, d’aspect grandiose, dite grotte Sonatine. qu’on pourra voir au retour. A 5 min. au delà de la source, le creux Billard, entonnoir rocheux très profond, qui est en partie occupé par une nappe d'eau en communication avec la source.
Ligne de Pontablieb (suite). — La ligne de Pontarlier, laissant à dr. et à g. la ligne de Bourg-Lyon et l’embranch. de Salins, monte sensiblement au delà de Mouchard, pour pénétrer dans les montagnes du Jura. Belle vue, très étendue, à dr. A g., les hauteurs fortifiées autour de Salins. On passe sur un viaduc courbe de 28 m. de haut, sur un remblai de 30 m. et dans deux tunnels, de 180 et 540 m. de long. — 89 kil. M êsnay - Arbois , stat. à env. 3 kil. d’Arbois, qui est mieux desservi par la ligne de Mouchard à Bourg (R. 53). Ensuite 7 tunnels, le deuxième de plus de 500 m. Vue à dr. — 98 kil. Pont-d’ Ilery. Pays boisé. Belle vue à g., où l’on domine le vallon de la Furieuse, qui passe à Salins (9 kil. ; p. 241).
103 kil. Andelot -en- Montagne (buffet), village à 10 min. à dr.
Embraneh. de St-Laurent et de là à iforet, etc., v. B. 54. — Chemin de fer départemental d’Andelot à Levier (22 kil.), en 1 h., pour 2 fr. 20 et 1.55.
Plus loin, un viaduc de 20 m. de haut, un tunnel et la belle forêt de la Joux, avec des tranchées dans le roc. — 109 kil. La Jour, au milieu de cette forêt. — 115 kil. Boujailles.
Correspond. 2 fois le jour pour Noteroy (14 kil.); trajet en 1 h. 1/2, pour 1 fr. 50. On traverse, nu S., un pays couvert <le bois et de pâturages: 5 kil., Cuvier; 7 kil., Censeau ; 12 kil., Mièget. C'est un petit village où il y a eu un prieuré, dont il reste l’église, bel édifice goth. qui a des sculptures remarquables, en particulier deux retables {le la lienaissance, 24 stalles anciennes, etc. — 14 kil. Noteroy (p. 262).
Encore un coin de forêt et une tranchée dans le roc. — 123 kil. Frasne. — 128 kil. La Rivière.
140 kil. Pontarlier (838m.; buffet; hôt. : de la Poste, Grande- Rue, bon ; de Paris, rue de la Gare), ville commerçante et industrielle de 7963 hab., chef-lieu d’arr. du Doubs, sur le Doubs et à l’entrée du défilé de la Cluse (p. 244). Fille est d’origine très ancienne (Pons Ariolicae), mais elle a été souvent ravagée dans les guerres du moyeu âge et des temps modernes, en particulier dans la guerre de Trente -Ans, où elle fut complètement brûlée par les Suédois (1639). Aussi est-ce une ville d’aspect moderne et à peu près dénuée de curiosités. La Grande-Rue se termine, à l'extrémité de g. pour celui qui vient de la gare, par une porte monumentale du